LAMBORGHINI FERRUCCIO (1916-1993)

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En mars 1965, au Salon de l'automobile de Genève, une voiture fait sensation : la Miura. Surbaissée, sportive, innovante avec son moteur en travers, largement dotée en chevaux (un moteur V12 de 4 litres de cylindrée), pouvant atteindre les 270 kilomètres à l'heure, elle séduit immédiatement les journalistes et attire l'attention des automobilistes amateurs de modèles élégants et mécaniquement d'avant-garde. Sur le « fronton » de la Miura, un blason représentant un taureau de combat permet d'identifier le constructeur de ce beau spécimen du « style automobile italien » : Ferruccio Lamborghini. À cette époque, le nom de Lamborghini n'est pas encore mondialement connu. Ce sont Ferrari, Maserati, Alfa Romeo qui brillent alors au firmament du sport et de l'élégance automobile transalpine. Qui est donc ce nouveau venu ?

Dès 1963, élargissant la sphère de ses activités industrielles (fabrication de tracteurs agricoles, de brûleurs pour installations de chauffage et de conditionneurs d'air), Ferruccio Lamborghini, alors âgé de quarante-sept ans, présente au Salon de l'automobile de Turin une voiture mordant sur les plates-bandes des Ferrari et autres Maserati, une voiture originale dont le sigle (350 GTV) indique qu'il s'agit d'un modèle de sport doté d'un moteur de 3,5 litres et d'une carrosserie faisant d'elle une gran turismo veloce. Pour ce coup d'essai, l'industriel autodidacte de Ferrare a voulu frapper un grand coup, notamment en ce qui concerne la mécanique. Le bloc-moteur douze cylindres en V est en alliage léger et chemises rapportées, le vilebrequin, grâce à ses sept paliers, tourne tout en douceur, quatre arbres à cames en tête et six carburateurs Weber à double corps assurent au moteur un comportement sans faille. Malheureusement, le styliste de Lamborghini, s'il a eu de l'audace en choisissant un capot moteur très incliné associé à une partie arrière basse et carrée, n'a pas réussi à donner à la robe toute l'élégance qu'on attendait d'une voiture de ce niveau. Aussi le modèle ne connut-il qu'un succès médiocre.

Ce demi-éch [...]

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Écrit par :

  • : ingénieur civil des Ponts et chaussées, historien de l'automobile

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Jean SAUVY, « LAMBORGHINI FERRUCCIO - (1916-1993) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 28 juin 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/ferruccio-lamborghini/