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FANTASIA, film de Walt Disney

Ancien réalisateur de films d'animation devenu producteur, créateur de Mickey Mouse, Walt Disney (1901-1966) avait connu un grand succès en inventant le dessin animé de long-métrage avec Blanche-Neige et les sept nains (Snow White and the Seven Dwarfs, 1938), première étape d'une longue série d'adaptations de contes et de récits appartenant à la culture européenne. Cela l'encouragea à mettre en chantier à la fois un film comique et parlé, Pinocchio (1940), inspiré du récit de Collodi, et un film « sérieux », sans paroles sinon celles d'un présentateur invisible, Fantasia, expérience de « vulgarisation » de la musique classique par le biais d'images poétiques ou illustratives et, en même temps, occasion d'expérimentations sur les mouvements, les décors et les effets de profondeurs (utilisation de plusieurs plans glissant les uns sur les autres). Pinocchio remporta un franc succès ; Fantasia, qui était présenté avec un son stéréophonique, non. Le film est resté cependant légendaire, et ressortit plusieurs fois en salle ; la compagnie Walt Disney, bien après la mort de son créateur, produisit en 1999 un Fantasia 2000 qui s'attaquait à de nouveaux compositeurs en employant des techniques nouvelles, et qui reprenait le morceau le plus populaire du Fantasia précédent, L'Apprenti sorcier.

Une suite de séquences d'animations

Successivement : un ballet de formes semi-abstraites sur une version orchestrée de la Toccata et Fugue pour orgue en ré mineur de J.-S. Bach ; puis un ballet de fleurs et de feuilles dans une forêt féerique où de petites fées répandent des scintillements de lumière (Casse-Noisette de P. I. Tchaïkovski) ; Mickey utilisant des passes magiques pour faire travailler un balai à sa place, et n'arrivant plus à l'arrêter (L'Apprenti sorcier de P. Dukas) ; l'histoire des premiers âges de la vie sur Terre, avec éruptions volcaniques, combat terrible d'un tyrannosaure et d'un triceratops, extinction des dinosaures sous l'effet d'une catastrophe climatique (Le Sacre du printemps d'I. Stravinski) ; évocation comique des créatures de la mythologie grecque : chevaux ailés, centaures, satyres, dans un paysage tour à tour riant et frappé par l'orage (Symphonie pastorale de L. van Beethoven) ; ballet parodique avec des autruches, des hippopotames, des éléphants et des crocodiles tournant en ridicule les conventions de la danse classique (Danse des heures tirée de l'opéra La Gioconda d'A. Ponchielli) ; déchaînement d'un sabbat satanique (Une nuit sur le mont Chauve de M. Moussorgski) ; apparition d'une pieuse procession dissipant les ombres de la nuit (Ave Maria de F. Schubert).

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Écrit par

  • : écrivain, compositeur, réalisateur, maître de conférences émérite à l'université de Paris-III

. In Encyclopædia Universalis []. Disponible sur : (consulté le )

Autres références

  • PARLANT (CINÉMA) - (repères chronologiques)

    • Écrit par Michel CHION
    • 3 201 mots

    1899 États-Unis. The Astor Tramp, « picture song » de Thomas Edison. Bande filmée destinée à être accompagnée d'une chanson chantée en salle (derrière l'écran) par des artistes invités.

    1900 France. Présentation par Clément Maurice du Phono-Cinéma-Théâtre à l’'Exposition universelle....

Voir aussi