EKATERINBOURG, anc. SVERDLOVSK

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Avec une population de 1 293 500 habitants en 2002, Ekaterinbourg (Sverdlovsk de 1924 à la chute du régime communiste) est la plus peuplée des villes ouraliennes et la cinquième ville de la fédération de Russie. Au début du xixe siècle, Ekaterinbourg rivalisa avec Perm pour la prééminence dans l'Oural ; si elle l'a emporté sur sa rivale traditionnelle, sa primauté est à son tour menacée par la croissance très rapide de Tcheliabinsk. Ekaterinbourg a été créée volontairement en 1721 par le géographe V. N. Tatichtchev, ancêtre de la première grande famille de maîtres de forges ouraliens. La découverte de gisements de minerais de cuivre dans le voisinage a très vite souligné l'intérêt d'un site urbain placé, par ailleurs, sur les rives boisées de la Tchoussovaïa, face au débouché d'un col donnant accès à la ville de Perm. Mais la principale voie conduisant les trappeurs de Moscou à la Sibérie passait alors beaucoup plus au nord et ce n'est qu'à la fin du siècle, lorsque fut tracée la grande route sibérienne allant de Perm à Tioumen, Tara et Tomsk, que la cité put tirer pleinement parti des avantages de sa situation. Un siècle plus tard, la première voie ferrée transouralienne, venue de Perm, atteignait Ekaterinbourg quatorze ans avant que le Transsibérien ne parvienne à Tcheliabinsk. Le développement de la ville a connu une nouvelle expansion lorsque sept voies ferrées ont convergé vers la cité, la plupart en provenance des pays du Nord dont les ressources sont indispensables au développement des industries urbaines, qu'il s'agisse de minerai de fer et de bauxite ou du charbon de Kizel et de Vorkouta, ou encore du gaz naturel et du pétrole extraits dans la basse vallée de l'Ob. Les ateliers d'Ekaterinbourg se sont fait une spécialité des constructions mécaniques, et les machines-outils, les moteurs électriques, le matériel d'équipement pour l'industrie chimique fabriqués ici sont célèbres pour leur qualité dans tout le pays, tout comme sont renommés les nombreux établissements d'enseignement supérieur qu'elle abrite, ainsi que le laboratoire de recherche atomique que l'Académie des sciences de l'U.R.S.S. y avait créé.

Contrôle de l'énergie nucléaire

Contrôle de l'énergie nucléaire

photographie

Salle de contrôle de la station de l'énergie nucléaire à l'Académie des sciences de l'U.R.S.S., en 1955. 

Crédits : Keystone/ Hulton Archive/ Getty Images

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—  Pierre CARRIÈRE

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Dans le chapitre « Un archipel de centres industriels »  : […] La population est rassemblée dans les villes : la part de la population urbaine atteint 83 p. 100, alors qu'elle n'est que de 73 p. 100 pour l'ensemble du pays. On distingue deux ensembles urbains majeurs, au centre, chacun sur un des deux grands axes ferroviaires est-ouest traversant l'Oural. L'ensemble de Iekaterinbourg regroupe 2,3 millions d'habitants (2006), dont 1,3 million dans l'aggloméra […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/oural/#i_43145

Pour citer l’article

Pierre CARRIÈRE, « EKATERINBOURG, anc. SVERDLOVSK », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 03 décembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/ekaterinbourg/