TCHELIABINSK

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Créée dès 1736, donc avant la plupart des villes de l'Oural d'aujourd'hui, la cité de Tcheliabinsk resta pourtant à l'état de petite bourgade jusqu'au moment où, en 1892, le Transsibérien, prolongé au cours des deux décennies suivantes jusqu'au Pacifique, allait en faire la porte d'entrée de la Sibérie moderne. Dès lors, dans une ville située au pied d'un col donnant accès à l'ouest à la vallée de la rivière Oufa et à la Volga et à l'est à la Sibérie occidentale, la croissance de la population a été particulièrement rapide : 20 000 habitants en 1897, 59 000 en 1926, 273 000 en 1939, 689 000 en 1959 et 1 077 174 en 2002.

Les activités industrielles de la cité reposent sur l'utilisation des ressources locales du sous-sol : lignite de Kopeïsk et minerai de fer de Bakal, bien que les aciéries de Tcheliabinsk reçoivent aussi du coke du Karaganda et traitent du minerai de fer kazakh. L'énergie provient de plus en plus souvent du pétrole du Second-Bakou et du gaz naturel venu soit de Saratov, soit d'Asie moyenne, soit de la basse vallée de l'Ob. La ville a accueilli durant la Seconde Guerre mondiale de nombreuses usines démontées à l'ouest du pays, si bien que ses industries, orientées principalement vers les constructions mécaniques, vont de la métallurgie primaire du fer et des métaux non ferreux jusqu'à la fabrication de tracteurs, de machines-outils et d'avions ; les industries chimiques et alimentaires sont également présentes.

La vigueur de la croissance économique de l'Oural méridional depuis le début des années 1930 a considérablement accru le pouvoir de commandement de Tcheliabinsk, qui se trouve maintenant placée au centre géographique de la région métallurgique ouralienne, laquelle s'étend depuis Serov au nord jusqu'à Orsk au sud. Ce fait, joint à la densité du réseau de voies de communication rayonnant autour de la cité et dont la branche maîtresse reste le Transsibérien, assure le développement économique de la ville. En tant que capitale de l'oblast homonyme (3 510 990 hab. selon les estimations de 2008), Tcheliabinsk joue également un rôle politique et administratif non négligeable.

—  Pierre CARRIÈRE

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Pierre CARRIÈRE, « TCHELIABINSK », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 16 mai 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/tcheliabinsk/