MAIRE EDMOND (1931-2017)

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Né à Épinay-sur-Seine d'un père cheminot, Edmond Maire est entré dans la vie professionnelle dès sa sortie du lycée. Tout en travaillant aux peintures Valentine, il suit des cours de chimie au Conservatoire national des arts et métiers. Grâce à cette formation, il entre au centre de recherche Pechiney, en 1954, comme technicien chimiste. Il exerce peu son nouveau métier puisque, dès 1958, il devient permanent syndical : il a vingt-sept ans. Ce militant chrétien est alors secrétaire du syndicat CFTC des travailleurs des industries chimiques de la région parisienne. À partir de 1960, il exerce des responsabilités à la fédération des industries chimiques, d'abord comme secrétaire puis comme secrétaire général (1964-1970). Une petite fédération très dynamique qui sera une des plus actives dans la « déconfessionnalisation » de la centrale chrétienne. À ce titre, Edmond Maire est un des artisans de la création de la CFDT.

Élu membre de la commission exécutive de la CFDT en 1970, il succède à Eugène Descamps comme secrétaire général de la Confédération en 1971 et est régulièrement réélu à ce poste. Responsable du secteur social à la commission exécutive, c'est lui qui négocie avec Georges Séguy l'accord qui rapprochera la CGT et la CFDT dans l'action. Une rupture intervient pourtant peu après entre les deux syndicats à propos de l'intervention soviétique en Afghanistan et à cause du trop grand lien entretenu par la CGT avec le Parti communiste.

Ancien militant du PSU, proche de Michel Rocard, Edmond Maire adhère en même temps que lui au Parti socialiste en 1974. Il se montre ardent partisan de l'autogestion. En distinguant, lors du congrès de Nantes, le « socialisme autogestionnaire » du « socialisme centraliste » qu'il semble reconnaître dans le programme commun de la gauche, il agace François Mitterrand. Ses rapports avec le président de la République après 1981 sont pleins de méfiance et de malentendus, même si la CFDT se révèle souvent le meilleur allié du pouvoir socialiste.

Edmond Maire prend ses distances avec le Parti socialist [...]

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C.F.D.T. (Confédération française démocratique du travail)

  • Écrit par 
  • René MOURIAUX
  •  • 1 973 mots
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La rupture de l'Union de la gauche en 1977 permet à son deuxième secrétaire général, Edmond Maire, d'effectuer un « recentrage », et de prendre ses distances avec la C.G.T., son alliée traditionnelle. Poursuivi malgré les crises et les dissensions internes, le processus de « resyndicalisation » conduisit à l'abandon de tout […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/confederation-francaise-democratique-du-travail/#i_89802

NOTAT NICOLE (1947-     )

  • Écrit par 
  • Dominique ANDOLFATTO
  •  • 1 084 mots

la construction d'un « secteur femmes » au sein de son organisation, à la décision d'en féminiser les structures. Ce projet lui vaut de rencontrer Edmond Maire, lequel lui propose en 1981 d'entrer à la commission exécutive confédérale, le « gouvernement » de la C.F.D.T. Elle est désignée en son sein en 1982 et se voit chargée des secrétariats « […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/nicole-notat/#i_89802

Pour citer l’article

Christian SAUVAGE, « MAIRE EDMOND - (1931-2017) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 29 novembre 2018. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/edmond-maire/