DĪVĀLĪ ou FÊTE DES LUMIÈRES

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La fête des lumières, Dīvalī (du sanskrit dīpavali, « rangée de lumières »), est l’une des plus importantes dans la religion hindoue. Les jaïna et les sikhs l’ont aussi reprise à leur propre compte. La fête dure cinq jours, du treizième jour de la quinzaine sombre du mois d’āśvina au deuxième jour de la quinzaine claire du mois de kārtika (habituellement vers la fin du mois d’octobre ou en novembre). Cette fête tire son nom des lumières qui sont allumées le soir de la nouvelle lune pour faire venir Lakṣmī, déesse de la prospérité et parèdre (divinité associée, assise à côté) de Viṣṇu. Au Bengale, Divālī est consacrée à la déesse Kālī, tandis que, dans le nord de l’Inde, elle célèbre aussi le retour de Rāma, Sītā, Lakśmana et Hanuman dans la cité d’Ayodhyā, où doit commencer le règne vertueux de Rāma.

Statuette de Vishnu, art de l'Inde

Statuette de Vishnu, art de l'Inde

photographie

Statuette de Vishnu en ivoire. Freud Museum, Londres. 

Crédits : Bridgeman Images

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Pendant Dīvalī, de petites lampes en terre cuite remplies d’huile sont allumées, puis alignées le long du parapet des temples et des maisons et déposées sur les cours d’eau où elles flottent. Le quatrième jour (le plus important dans la fête et le premier de kārtika) marque le début d’une nouvelle année selon le calendrier vikrama. Les commerçants accomplissent des cérémonies religieuses et entament un nouveau livre de comptes. Pendant Dīvalī, les hindous visitent leur famille, s’échangent des cadeaux, nettoient et décorent leur maison, festoient, allument des feux d’artifice et portent des vêtements neufs. Les paris sont encouragés à cette occasion, afin d’attirer la chance pour l’année à venir. Ils rappellent également les jeux de dés entre Śiva et son épouse Pārvatī sur le mont Kailāsa (au Tibet, dans le massif de l’Himalaya) et d’autres joutes similaires opposant Kṛṣṇa et Rādhā. En l’honneur de Lakṣmī, le rituel veut que la victoire revienne toujours au joueur féminin.

Dīvalī est également une fête importante pour le jaïnisme. Les jaïna, qui appartiennent souvent à la classe marchande, commémore en cette journée l’arrivée au nirvāṇa de Mahāvīra, le dernier tīrthamkara (être saint et parfait des jaïna). Le rite d’illumination des lampes symbolise pour eux la lumière de la connaissance sacrée, qui s’est éteinte au moment où Mahāvīra a quitté le monde.

Depuis le xviiie siècle, les sikhs célèbrent eux aussi Dīvalī. Ils commémorent à cette occasion le retour de Gurū Hargobind à Amritsar après sa prétendue captivité à Gvālior ‒ épisode qui fait écho au retour de Rāma à Ayodhyā. Selon la légende, les habitants d’Amritsar auraient ce jour-là allumé des lampes dans toute la ville pour fêter son retour.

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MOUSSON

  • Écrit par 
  • René CHABOUD, 
  • Francis ZIMMERMANN
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Dans le chapitre « La mousson dans le cycle des fêtes »  : […] En toute orthodoxie brahmanique, on ne saurait célébrer de mariage pendant la mousson. En effet, Vishnou est le protecteur des jeunes mariés et la hariśayanī, le départ du dieu pour un sommeil de quatre mois, marque le début d'une période de retraite et de remise en cause. Le temps des nouveaux départs ne viendra qu'en novembre. Bien entendu, le sommeil de Vishnou n'est autre chose qu'une traducti […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/mousson/#i_55774

Pour citer l’article

« DĪVĀLĪ ou FÊTE DES LUMIÈRES », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 23 août 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/divali-fete-des-lumieres/