DA NANG, anc. TOURANE

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Port de la côte septentrionale du Vietnam (province homonyme), Da Nang appartenait autrefois au royaume d'Annam. La ville fut cédée pour la première fois à la France en 1787 et érigée en 1888 en concession française distincte du protectorat d'Annam. Situé au sud d'une vaste baie en forme de fer à cheval, Da Nang est le principal port desservant les plaines du Centre. Son excellente rade, partiellement abritée par des massifs de la chaîne Annamitique (Trung Son, 1 413 m), demeure pourtant exposée à la mousson d'hiver soufflant du nord-est. À l'est, elles est protégée par la presqu'île de Tien Sa et le cap de Da Nang qui surplombe de ses 693 mètres la mer de Chine méridionale. À 80 kilomètres au sud-est de Huê, Da Nang a pris une nouvelle importance après la partition du pays en 1954. En 1965, les États-Unis y ont construit une importante base aéronavale. Da Nang est reliée à Hô Chi Minh-Ville (ex-Saigon) par la route et par le chemin de fer. La ville est un marché pour les produits agricoles locaux et possède une industrie textile récente venue se greffer sur une activité artisanale ancienne. La population était estimée à 729 000 habitants en 2001.

Vietnam : carte administrative

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Carte administrative du Vietnam. 

Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Avec l’instauration de la politique d’ouverture économique, Da Nang a pris la tête de la zone économique clé du Centre, dont le rapide développement permet de contrebalancer l’influence des deux grandes métropoles du Nord et du Sud, Hanoi et Ho Chi Minh-Ville. En 1996, Da Nang a été élevée au rang de «  ville autonome dépendant du gouvernement central  », statut qu’elle partage avec Hanoi et Ho Chi Minh Ville justement, ainsi que Haiphong et Can Tho.

Sous l’impulsion des autorités, le port ne cesse de se développer : tête orientale du corridor est-ouest de la Région du Grand Mékong (projet de développement de l’ensemble de la péninsule supervisé par la Banque asiatique de développement), Da Nang bénéficie d’une profondeur économique qui lui était refusée jusque-là par l’étroitesse du territoire vietnamien.

Dans le patrimoine culturel de Da Nang figurent le musée Cham avec un grand nombre d'objets cham de la région, les sanctuaires bouddhiques taillés dans les grottes calcaires entourant la ville et les montagnes de Marbre juste au nord-est de la cité. La romanisation de la langue vietnamienne débuta en 1651 sous l'impulsion d'un jésuite français, Alexandre de Rhodes, originaire d'Avignon, qui était arrivé à Da Nang (Thac Gian) en 1625.

—  Universalis

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VIETNAM

  • Écrit par 
  • Philippe DEVILLERS, 
  • Pierre-Bernard LAFONT, 
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  • Michèle PIRAZZOLI-t'SERSTEVENS, 
  • Matthieu SALOMON, 
  • Stéphanie SOUHAITÉ, 
  • Christian TAILLARD
  • , Universalis
  •  • 46 527 mots
  •  • 40 médias

Dans le chapitre « La zone économique clé du Centre et les nouvelles fonctions internationales »  : […] Le Centre représente le maillon faible d'une construction nationale héritée de la « marche vers le sud » qui a permis de réunir le delta du fleuve Rouge et le delta du Mékong. Le Centre est formé par une juxtaposition de plaines littorales et de plateaux. Les huit plaines en chapelet se différencient surtout par leur taille (selon l'existence ou non de deltas au débouché des fleuves), par la haute […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/vietnam/#i_30132

Pour citer l’article

« DA NANG, anc. TOURANE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 27 juin 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/da-nang-tourane/