CONGRÈS DE TOURS, en bref

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Du 25 au 30 décembre 1920 se tient à Tours le XVIIIe congrès du Parti socialiste unifié, Section française de l'Internationale ouvrière (S.F.I.O.). Il est consacré à la question qui agite le parti depuis le milieu de l'année précédente : l'acceptation ou non des vingt et une conditions imposées par le Komintern pour adhérer à la IIIe Internationale. Bien que quelques figures charismatiques comme Léon Blum ou Marcel Sembat rejettent un alignement sur Moscou, le vote final se prononce à une large majorité pour l'adhésion, consacrant ainsi la scission du parti créé en 1905 sous la houlette de Jaurès. Groupée autour de Blum et acquise au réformisme, la tendance minoritaire demeure au sein de la S.F.I.O., tandis que la majorité révolutionnaire, menée par Marcel Cachin et Ludovic-Oscar Frossard, prend le nom de Section française de l'Internationale communiste et jette les bases du futur Parti communiste français. Ainsi le mouvement ouvrier français voit sa représentation politique divisée en deux camps bien distincts, dont les relations tumultueuses sont au cœur de l'histoire de la gauche jusqu'à la fin du xxe siècle.

—  Olivier COMPAGNON

Écrit par :

  • : professeur d'histoire contemporaine à l'Institut des hautes études de l'Amérique latine, université de Paris-III-Sorbonne nouvelle

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Pour citer l’article

Olivier COMPAGNON, « CONGRÈS DE TOURS, en bref », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 16 mai 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/congres-de-tours-en-bref/