COLOMBAN ou COLUMBAN saint (540 env.-615)

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Un des plus grands missionnaires de l'Église celte à la fin du vie siècle et au début du viie, saint Colomban fut à l'origine d'un renouveau de la vie monastique et de la spiritualité laïque sur le continent. Élevé au monastère de Bangor (comté de Down) en Irlande, il quitte ce pays vers 590 avec douze moines, dont Attala, Gall et Colomban le Jeune, et s'installe dans les Vosges. Il construit pour les disciples qui viennent suivre sa règle le monastère de Luxeuil, qui donnera naissance à ceux de Fontaines, Remiremont, Jumièges, entre autres.

Devenu impopulaire à cause de ses attaques contre les mœurs dissolues de la cour de Bourgogne et du clergé local, il est accusé de célébrer la fête de Pâques suivant l'usage celtique et est traduit en 603 devant un synode d'évêques ; il écrivit alors au pape Grégoire Ier pour obtenir son appui. Une puissante conspiration, ourdie contre lui à la cour du roi Théodoric II, le contraint d'abandonner son monastère de Luxeuil en 610 ; il se rend alors avec Gall et d'autres moines en Suisse, où il prêche l'Évangile aux Alamans. Il doit partir de nouveau et se rend en Italie, où il fonde vers 612-614 le monastère de Bobbio. Son influence s'étend, et de nombreux miracles lui sont attribués. Écrivain, Colomban a laissé des poèmes, des lettres et des sermons, où il se révèle homme de savoir, fréquentant les classiques grecs et latins.

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« COLOMBAN ou COLUMBAN saint (540 env.-615) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 19 février 2020. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/colomban-columban/