CHAROPHYCÉES

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Thalle de Chara

Thalle de Chara
Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Tige de Chara

Tige de Chara
Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Cytologie

La structure en siphon des cellules internodales est l'un des traits originaux des Charophycées : l'entrenœud peut atteindre des dimensions considérables (de 10 à 20 cm chez quelques espèces) sans se cloisonner et il est multinucléé. La paroi cellulaire est formée par un constituant cellulosique de nature inconnue (absence des celluloses I et II) ; dans le genre Chara, plus rarement chez Nitella, elle s'incruste de calcaire. Les chloroplastes pariétaux sont dépourvus de pyrénoïdes. Les corps de Golgi sont jusqu'ici inconnus. Les noyaux sont du type réticulé ou semi-réticulé et les chromocentres, lorsqu'ils existent, sont variables en nombre et en dimension.

Dans la phase d'élongation des cellules internodales, le noyau initial et les noyaux fils sont le siège de fractionnements nucléaires, mais les mitoses qui sont à l'origine de la formation des spermatozoïdes, dans les spermatocystes, peuvent être assimilées à celles des plantes supérieures.

L'étude des caryotypes révèle une grande variété de garnitures chromosomiques. Dans l'ensemble du groupe des Charophycées, les séries polyploïdes régulières voisinent avec de nombreux cas d'aneuploïdie. De même, à côté de taxons très diversifiés par le nombre de lignées chromosomiques, s'observent des types à caryotype unique et d'apparence stable. Les espèces dioïques présentent les nombres chromosomiques les plus faibles (chez Nitella, n = 6, 9 ou 12). L'euploïdie peut s'associer à un degré élevé de polyploïdie (Chara zeylanica, espèce intertropicale, n = 28, 42, 56 et 70). Il est possible d'admettre que les nombres de base sont respectivement de x = 3 pour Nitella et x = 7 pour Chara.

Le détail de la morphologie chromosomique (forme, dimensions des chromosomes) révèle une assez grande homogénéité chez les espèces étudiées.

Le cycle des Charophycées est monogénétique haploïde, comme celui de beaucoup de Chlorophycophytes. En effet, tous les thalles sont des gamétophytes haploïdes et seuls les zygotes sont diploïdes, car leur germination s'accompagne d'une réduction chromat [...]

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ARTICLE, botanique

  • Écrit par 
  • Monique GUERN
  •  • 161 mots

Unité d'organisation végétative de certains Thallophytes, chez lesquels les mitoses végétatives ne sont pas suivies aussitôt de cloisonnements cellulaires. Ces derniers interviennent sans rapports avec les divisions du noyau (ils ont totalement disparu dans la structure en siphon). La présence de plusieurs noyaux entre deux cloisons transversales d'un filament s'accompagne parfois encore d'une fr […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/article-botanique/#i_2177

EMBRYOPHYTES ou CORMOPHYTES ou ARCHÉGONIATES

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  • Sabine HENNEQUIN
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Dans le chapitre « Évolution et classification des Embryophytes »  : […] Les analyses phylogénétiques suggèrent fortement l’enracinement des Embryophytes dans les algues vertes avec lesquelles elles forment le clade – groupe monophylétique – des Chlorobiontes (« végétaux verts »). Les Chlorobiontes sont caractérisés par la présence d’amidon (produit par la photosynthèse) stocké dans les chloroplastes – chez les algues rouges, les sucres sont stockés dans le cytoplasme […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/cormophytes-embryophytes-archegoniates/#i_2177

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Pour citer l’article

Robert CORILLION, « CHAROPHYCÉES », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 02 juillet 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/charophycees/