CÉNOTAPHE

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Littéralement : tombeau vide (grec : kénotaphion). En protohistoire, tombe ou tumulus sans inhumation ou incinération. Plus généralement, dans l'Antiquité, tout monument funéraire dans lequel ne repose pas le corps (ou les cendres) du défunt auquel il est consacré. On peut distinguer : la tombe proprement dite (lorsque l'ensevelissement effectif est impossible), le tombeau honoraire élevé dans un autre endroit que celui où se trouve le défunt (ainsi de Drusus, édifié sur les bords du Rhin, tandis que son corps était transporté à Rome) et le monument funèbre élevé de son vivant par un grand personnage (ainsi de l'empereur Auguste sur le Champ-de-Mars).

Dans toute la Grèce, les parents qui n'ont pas le corps du mort lui élèvent aussi un cénotaphe, considéré comme un vrai tombeau.

À Rome, le cénotaphe est une « sépulture imaginaire », due à ce que l'âme détachée du corps a besoin d'une demeure. On en construit pour ceux qui ont péri en mer ou en temps de guerre : Germanicus construisit un monument de ce genre pour les âmes des soldats des légions de Varus.

—  Alain DUVAL

Écrit par :

  • : conservateur en chef du musée des Antiquités nationales, Saint Germain en Laye

Classification


Autres références

«  CÉNOTAPHE  » est également traité dans :

ABYDOS

  • Écrit par 
  • Christiane M. ZIVIE-COCHE
  •  • 2 685 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Cimetières et cénotaphes »  : […] Égyptiens à dresser à Abydos un type de monuments bien particuliers qu'on qualifiera de cénotaphes. Fréquemment bâtis en brique, ils abritaient des stèles consacrées à Osiris et destinées à faciliter la survie du défunt, la plupart du temps enterré dans son lieu d'origine. Ces cénotaphes ont été retrouvés dans la zone des cimetières s'étendant […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/abydos/#i_265

MÉROVINGIENS

  • Écrit par 
  • Alain ERLANDE-BRANDENBURG, 
  • Patrick PÉRIN
  •  • 15 053 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre « La crypte Saint-Paul de Jouarre »  : […] qui avaient été enfouis dans le sol, le long du mur oriental de l'augmentum, furent surmontés de cénotaphes de pierre à toit en bâtière. Le plus beau est sans conteste celui de Théodechilde (première moitié du viiie s.), qui comporte sur chaque face longitudinale deux frises de coquilles et de palmettes, encadrées par trois […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/merovingiens/#i_265

VARNA NÉCROPOLE DE

  • Écrit par 
  • René TREUIL
  •  • 1 050 mots

mais un mobilier identique à celui des tombes ordinaires, disposé de la même façon. Quelques-uns de ces cénotaphes présentent même, à la place du mort, une effigie d'argile, modelée sur le sol et parée de bijoux d'or comme le serait un mort véritable ; certains de ces bijoux, en outre, servent à souligner les traits de ces […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/necropole-de-varna/#i_265

Pour citer l’article

Alain DUVAL, « CÉNOTAPHE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 29 novembre 2018. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/cenotaphe/