CARTAGENA, Colombie

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Port de la côte atlantique de la Colombie, sur la mer des Caraïbes, capitale du département de Bolívar, Cartagena avait 250 000 habitants en 1964, 419 000 en 1978 ; elle en compte plus d'1 million en 2005. Situé sur un ensemble d'îles basses, de presqu'îles au dos rocheux enchâssant des baies et des lagunes, le port jouit vers le sud de l'accès à une vaste baie bien protégée du large par une chaîne d'îles qui donna jadis à la navigation à voile facilités de manœuvre et abri sûr. Sa localisation dans le sud-ouest de la mer des Caraïbes permet un contrôle aisé de l'isthme de Panamá et explique que les Espagnols aient fait de Cartagena de Indias une base navale fortifiée et le centre du trafic des esclaves. De son passé colonial il lui reste une vieille ville entourée de murailles, où sont conservés des palais et des églises du xviie et du xviiie siècle, ainsi que des forts comme celui de San Felipe. Cet ensemble est inscrit, depuis 1984, au patrimoine mondial de l’humanité par l’U.N.E.S.C.O.

Colombie : carte administrative

Colombie : carte administrative

carte

Carte administrative de la Colombie. 

Crédits : Encyclopædia Universalis France

Afficher l'atlas

Cartagena est encore la principale base navale de la République colombienne. Mais la Cartagena moderne n'est pas seulement la ville coloniale entretenue pour les touristes, les hôtels et les beaux jardins des quartiers résidentiels de Boca Grande, les plages ombragées de cocotiers ; elle est également composée de quartiers pauvres, installés sur des plaines palustres (Manga, Manzanillo) où s'entasse une population mulâtre. Les murailles marquent ainsi la distinction entre deux villes, l’une, qui reçoit toutes les attentions (investissements, rénovation, sécurité, etc.), et l’autre, isolée du centre et laissée à l’abandon par les pouvoirs publics alors même qu’elle concentre la plus grande part de la population. On y trouve également des industries chimiques, raffineries et pétrochimie, qui occupent le fond de la baie et qui contribuent à faire de Cartagena un centre industriel dont la population reste pour une grande partie plongée dans la misère.

—  Olivier DOLLFUS

Écrit par :

Classification


Autres références

«  CARTAGENA, Colombie  » est également traité dans :

COLOMBIE

  • Écrit par 
  • Marcel NIEDERGANG, 
  • Olivier PISSOAT, 
  • Clément THIBAUD
  • , Universalis
  •  • 13 648 mots
  •  • 7 médias

Dans le chapitre « Des communications entérinant divisions et hiérarchie nationales »  : […] De cette occupation morcelée du territoire a découlé une logique régionale où chaque ville commande son environnement (proche ou éloigné) et cherche à se connecter aux axes du commerce interne et vers l'étranger. Après l'indépendance du pays (1830), les rivalités entre régions ont retardé la construction des routes au niveau national. Le seul accord concernait la liaison de chaque ville andine av […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/colombie/#i_49365

Pour citer l’article

Olivier DOLLFUS, « CARTAGENA, Colombie », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 17 août 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/cartagena-colombie/