BELLOTTO BERNARDO (1720-1780)

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Le Panthéon à Rome, B. Bellotto

Le Panthéon à Rome, B. Bellotto
Crédits : Bridgeman Images

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Le Château de Nymphenburg vu du parc, B. Bellotto

Le Château de Nymphenburg vu du parc, B. Bellotto
Crédits : Courtesy National Gallery of Art, Washington

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Vue du château de Nymphenburg prise de l'Est, B. Bellotto

Vue du château de Nymphenburg prise de l'Est, B. Bellotto
Crédits : Bayerische Verwaltung der Staatlichen Schlösser, Gärten und Seen, Munich, Allemagne

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Munich, la Brückentor et l'Isar, B. Bellotto

Munich, la Brückentor et l'Isar, B. Bellotto
Crédits : Bayerische Verwaltung der Staatlichen Schlösser, Gärten und Seen, Munich, Allemagne

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À l'époque où le jeune Bellotto commence son apprentissage chez son oncle Canaletto — vers 1735 —, la qualité de la vie artistique et intellectuelle à Venise, l'éclat des fêtes, l'activité des imprimeries et de la presse périodique assurent à la ville des doges un rayonnement qui atteint les principales capitales européennes. Madrid et Paris, Vienne et Dresde, Londres aussi, accueillent ses meilleurs peintres (Marco Ricci, Amigoni, Pellegrini, Rosalba Carriera). On connaît la carrière anglaise que le consul Smith procura à Canaletto. Mais le prestige du peintre n'est pas dû seulement à l'habile entremise du diplomate. Son génie est d'avoir créé de Venise l'image miroitante qui fait alors rêver l'Europe. Il semble que l'électeur de Saxe, le roi de Pologne Auguste III, ait voulu, lui aussi, l'attirer à sa cour : c'est finalement son neveu et élève de prédilection, Bernardo Bellotto, qui partira pour Dresde ; il y fera une carrière heureuse qui se poursuivra, et s'achèvera, à Varsovie.

Le père de Bernardo Bellotto, Lorenzo, qui avait épousé la sœur de Canaletto, était peintre lui aussi. Mais c'est l'oncle, déjà célèbre, qui se charge d'éduquer le jeune garçon dont le talent s'était manifesté très tôt. Sa manière est d'abord très proche de celle de Canaletto, à en juger par les œuvres, peu nombreuses, qui subsistent de cette époque et par celles, encore attribuées à Canaletto, dont on peut penser qu'elles reviennent au neveu ; toutefois, la gamme restreinte des couleurs posées en touches parallèles, les contrastes d'ombre et de lumière nettement soulignés, la tonalité assombrie, parfois bleuâtre, offrent déjà un caractère personnel. Les affinités avec Canaletto durant ces années de formation n'en restent pas moins évidentes dans les dessins. Mais une comparaison détaillée entre des études à première vue similaires fait apparaître des divergences certaines dans la conception de l'espace — plus large, plus ouvert chez Bellotto — dans le traitement et l'attitude des petites figures animant la scène et dans un léger décalage de l'angl [...]

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Marie-Geneviève de LA COSTE-MESSELIÈRE, « BELLOTTO BERNARDO - (1720-1780) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 17 mai 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/bernardo-bellotto/