LAVILLIERS BERNARD (1946- )

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Carnet de voyage

En 1980, avec O Gringo (enregistré entre Kingston, New York, Rio de Janeiro et Paris), Bernard Lavilliers inaugure une formule qui deviendra sa marque de fabrique : le carnet de voyage. Se faisant chroniqueur, il prendra désormais l'habitude de poser ses bagages pendant quelques mois dans un endroit du monde – généralement où règnent la misère et la violence – avant, une fois imprégné de l'ambiance, d'exprimer ce qu'il a vu sous forme de chansons. À travers des titres comme « La Salsa » ou « Stand the Ghetto », O Gringo rencontre un grand succès. Son goût pour la poésie s'affirme sur l'album If (1984) où il met en musique Charles Baudelaire, Cendrars et Rudyard Kipling. Paraissent ensuite État d'urgence (1983), aux titres sombres (« Idées noires », « Q.H.S. », « Saigné »), puis Voleur de feu (1986). Dans ce disque lumineux, il fait la synthèse de toutes ses influences musicales (salsa, rock, musiques africaines) et de ses thématiques (l'exploitation du Tiers Monde, les guerres postcoloniales, les bas-fonds des grandes métropoles).

Dans les années 1990, Bernard Lavilliers voyage en Asie, destination qui marquera son album Solo (1991). Toujours épris des Caraïbes, il multiplie les rencontres avec des musiciens de la région : le chanteur de reggae Jimmy Cliff, le percussionniste Ray Barretto, le pianiste Monty Alexander. Fidèle à ses origines, il célèbre en 2001 le travail ouvrier dans la chanson « Les Mains d'or », sur l'album Arrêt sur image. En 2009, il rend hommage à celui qui n'a jamais cessé d'être sa référence en matière de poésie et de chanson : Léo Ferré, à qui il consacre tout un album et un DVD enregistrés en public avec L'Orchestre national de Lyon. Causes perdues et musiques tropicales (2010) puis Baron Samedi (2013) célèbrent une fois de plus son amour pour les musiques latino-américaines et caribéennes. En 2017, il retourne en studio pour l’enregistrement de 5 minutes au paradis, collaborant notamment avec le groupe Feu! Chatterton, Benjamin Biolay [...]


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Jean-Dominique BRIERRE, « LAVILLIERS BERNARD (1946- ) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 10 janvier 2020. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/bernard-lavilliers/