BARNABITES

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Membres d'une congrégation religieuse fondée en 1530 à Milan par saint Antoine-Marie Zaccaria (1502-1539), médecin originaire de Crémone devenu prêtre en 1528. Ils s'appelèrent d'abord Clercs réguliers de saint Paul et reçurent le nom de Barnabites peu après leur installation auprès de l'église Saint-Barnabé à Milan (1545).

Témoins et promoteurs du renouveau pastoral qui en Italie prépare le concile de Trente, les premiers Barnabites exercent diverses formes du ministère sacerdotal : prédication, catéchisme, service paroissial et, plus tard, missions auprès des infidèles ; leur originalité réside plutôt dans leur manière de vivre, en petites communautés très pauvres, mais allégées des observances monastiques traditionnelles. La congrégation s'apparente ainsi à celle des Théatins. Zaccaria et Gaétan de Thiène, en effet, avaient subi l'un et l'autre l'influence d'un même directeur spirituel, le dominicain J.-B. Carioni ou Battista de Crema (mort en 1534), dont l'action s'exerçait également sur d'autres foyers spirituels en Italie.

Zaccaria et ses deux premiers compagnons, Giacomo Morrigia et Bartolomeo Ferrari, trouvèrent aussi appui, matériel et spirituel, auprès d'une pieuse veuve, Louise Torelli, comtesse de Guastalla, qui de son côté fonda (1533) une congrégation féminine, les Angéliques de saint Paul.

À sa mort (5 juill. 1539), le fondateur n'avait rédigé que les grandes lignes de la règle ; les constitutions, mises au point sous la direction de l'archevêque de Milan, saint Charles Borromée (1538-1584), ne furent approuvées que le 7 novembre 1579, par Grégoire XIII.

Sans jamais connaître un très grand développement, l'ordre des Barnabites a compté parmi les siens quelques membres notables, tels, au xixe siècle, le cardinal Luigi Lambruschini (1776-1854), secrétaire d'État de Grégoire XVI, et le cardinal Bilio (1826-1884), collaborateur de Pie IX dans la préparation du Syllabus. Répartis aujourd'hui en six provinces, les Barnabites comptent soixante-douze maisons (dont deux en France, à Melun et à Saint-Ouen) et un demi-millier de profès.

—  André DUVAL

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JÉSUITES ou COMPAGNIE DE JÉSUS

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  • Jean DELUMEAU, 
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Dans le chapitre « Les débuts de la Compagnie de Jésus »  : […] Le terme « jésuite » est antérieur à la fondation de la Compagnie de Jésus. Pour les théologiens du Moyen Âge, le chrétien, après sa mort, deviendrait un jesuita , c'est-à-dire un autre Jésus. Mais dès le début du xvi e  siècle, le mot avait pris dans les pays germaniques une coloration péjorative. Appeler quelqu'un […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jesuites-compagnie-de-jesus/#i_9156

Pour citer l’article

André DUVAL, « BARNABITES », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 08 août 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/barnabites/