MONT-SAINT-MICHEL BAIE DU

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Mont-Saint-Michel : carte morphologique

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Mont-Saint-Michel : interventions humaines

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Le Mont-Saint-Michel

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L'évolution sédimentaire et les interventions humaines

Il y a moins de 30 000 ans, la zone couverte aujourd'hui par la Manche était émergée ; l'îlot qu'est devenu le Mont-Saint-Michel était alors situé loin à l'intérieur des terres. Par suite d'une modification climatique, marquant la fin de la dernière glaciation, la mer a envahi ce domaine, venant s'appuyer, il y a 7 500 ans, sur les massifs granitiques de l'arrière-pays localisés loin des contours actuels de la côte puisque même le mont Dol était entouré d'eau. En fonction des fluctuations du niveau de la mer, des sédiments constitués de particules fines (formant une vase sableuse particulière appelée tangue) vont progressivement colmater la baie. Aujourd'hui, les dépôts sédimentaires atteignent dans certains endroits 15 mètres d'épaisseur, ce qui représente près de 10 milliards de mètres cubes de sédiments pour l'ensemble des 500 kilomètres carrés de la Baie. L'apport moyen annuel est de 1,5 million de mètres cubes.

Dès le xie siècle, les ducs de Bretagne font consolider le cordon littoral délimitant à l'ouest un ensemble de marais incluant le Mont-Dol. Cette digue ainsi construite, d'une longueur de 36 kilomètres, qui sera appelée à partir du xiiie siècle la digue de la Duchesse Anne, est destinée à protéger des incursions marines les 12 000 hectares des marais de Dol. La conquête de nouvelles terres sur la mer se poursuit en 1851, mais ne sera officialisée qu'en 1856 par décret impérial, lorsque l'État concède 4 350 hectares à la compagnie hollandaise Mosselman et Donon (devenue ensuite la Compagnie des polders de l'Ouest). Les premiers travaux visent à protéger la concession contre les divagations des rivières : le Couesnon est canalisé entre 1856 et 1858 et la digue de la Roche-Torin est construite en 1859-1860 pour s'opposer à la divagation vers le sud de la Sée et de la Sélune. Les cours de la Guintre et du Landais sont déviés entre 1879 et 1884. Entre 1858 et 1934, par endiguements successifs, 2 800 hectares de polders sont gagnés sur la mer[...]


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Jean Claude LEFEUVRE, « MONT-SAINT-MICHEL BAIE DU », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 21 octobre 2017. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/baie-du-mont-saint-michel/