GILBERT AUGUSTIN (1858-1927)

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Clinicien et thérapeute français, cousin de Rimbaud. Docteur en médecine en 1885, Augustin Gilbert est médecin à l'hôpital Broussais en 1888 et y enseigne la clinique et la thérapeutique. Agrégé en 1889, il obtient, douze ans plus tard, la chaire de thérapeutique à la faculté de médecine de Paris. En 1910, il succède à Dieulafoy comme professeur de clinique médicale à l'Hôtel-Dieu.

Ses nombreux travaux concernent la clinique et la thérapeutique : d'une part, il décrit l'ictère congénital qui porte son nom (cholémie de Gilbert), met au point avec Baudouin l'épreuve d'hyperglycémie provoquée et précise avec Garnier le traitement de l'anémie séreuse par ponctions d'ascite. Il étudie les cirrhoses alcooliques et biliaires, le diabète, le double syndrome de l'hypertension portale et de l'hypotension sus-hépatique, l'anémie pernicieuse, la syphilis médullaire précoce. D'autre part, il propose l'emploi de nouveaux médicaments (le benzonaphtol, les peptones iodées, la digitaline par injections intraveineuses), étudie l'effet antiseptique du jeûne, de la purgation, participe aux travaux du Codex sur les doses maximales à prescrire et fonde à l'Hôtel-Dieu la polyclinique physiothérapique qui porte son nom. Attiré par le sport, il préside le premier congrès sur l'éducation physique et y précise le rôle du médecin.

Il a dirigé ou collaboré à plusieurs grandes publications : Traité de médecine (Brouardel et Gilbert, Gilbert et Thoinot), Bibliothèque de thérapeutique (Gilbert et Carnot), Bibliothèque du doctorat en médecine (Gilbert et Fournier), Traité de pathologie générale (Bouchard), Traité de médecine (Charcot et Bouchard). Amateur de tableaux des xive et xve siècles et d'orfèvrerie religieuse du Moyen Âge, il possédait également une collection de médailles commémorant d'importants événements de l'histoire de la médecine.

—  Jacqueline BROSSOLLET

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Dans le chapitre « Régulation de la circulation hépatique »  : […] Le foie dépend beaucoup de l'apport sanguin ; or, il n'en est maître que dans une faible mesure. Le débit sanguin à travers le foie est déterminé par des facteurs extrinsèques : à cet égard, « il se comporte comme un organe interposé dans un système de perfusion » (R. Brauer). Dans certaines circonstances, grâce à l'ampleur de sa vascularisation, le foie peut jouer un rôle de réservoir ; il amort […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/foie/#i_16188

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Jacqueline BROSSOLLET, « GILBERT AUGUSTIN - (1858-1927) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 10 août 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/augustin-gilbert/