MAILLOL ARISTIDE (1861-1944)

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C'est en 1905 seulement, après la parution des articles d'Octave Mirbeau, de Gide et de Maurice Denis, et le Salon d'automne où était présenté le plâtre de la Méditerranée, que Maillol s'imposa comme un sculpteur à la position originale rompant avec l'académisme et avec le lyrisme expressif de Rodin. Révélant en son auteur un classique dans la lignée de Cézanne, artiste que Maillol admirait entre tous, la Méditerranée attira l'attention autant par la perfection et la sobriété des formes que par son « silence » (Gide). Ce refus de sollicitations extérieures avait déjà frappé Rodin dans Léda : « Quelle sûreté dans le goût ! Quelle intelligence de la vie dans le simple ! [...] Ce qu'il y a d'admirable en Maillol, ce qu'il y a, pourrais-je dire, d'éternel, c'est la pureté, la clarté, la limpidité de son métier et de sa pensée ; c'est que [...] rien, jamais, n'accroche la curiosité du passant » (propos rapportés par Mirbeau).

En 1905 pourtant, Maillol avait plus de quarante ans. Mais il atteignait seulement alors le terme d'une longue évolution qui avait trouvé son point de départ dans l'entourage des Nabis et au cours de laquelle il s'était intéressé tour à tour à la peinture, à la tapisserie, à la céramique, avant d'aborder la sculpture, guidé par « la jouissance d'affronter la matière [...] et parfois même de se laisser guider par elle » (Judith Cladel).

Avant 1900 : peintre et lissier

Aristide Maillol est né à Banyuls (Pyrénées-Orientales) dans une famille de paysans. Arrivé à Paris en 1882 pour obéir à une vocation de peintre, Maillol y vécut misérablement malgré l'amitié de Bourdelle et une subvention de son département natal. En 1885, il fut admis à l'École des beaux-arts (atelier de Cabanel) dont l'enseignement devait le rebuter. « C'est Gauguin et Maurice Denis, écrivit-il, qui après mon départ de l'École ont commencé à m'ouvrir les yeux » (Cladel). Ses débuts furent surtout influencés en effet par Puvis de Chavannes (dont il copia le Pauvre Pêcheur), par Gauguin et le groupe des Nabis : si la Vague (env. 1896-1898), Petit-Palais, Paris) est directement influencé [...]

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VIERNY DINA (1919-2009)

  • Écrit par 
  • Paul-Louis RINUY
  •  • 832 mots

Tour à tour muse de Maillol, directrice de galerie et fondatrice de musée, Dina Vierny, décédée le 20 janvier 2009 à Paris, demeure, par l'originalité de son parcours, une figure marquante de l'art du xx e  siècle en France. Née le 25 janvier 1919 à Kichinev, alors capitale de la Bessarabie, province russe située à une centaine de kilomètres d'Od […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/dina-vierny/#i_22260

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Pour citer l’article

Antoinette LE NORMAND-ROMAIN, « MAILLOL ARISTIDE - (1861-1944) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 22 avril 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/aristide-maillol/