MANZONI ALESSANDRO (1785-1873)

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Manzoni, le plus grand écrivain italien après Dante, et dont les ouvrages ne cessent d'être réédités dans son pays, avait connu la célébrité en France : ses tragédies historiques publiées à Paris, en italien et en français, commentées, discutées ; sa préface à Carmagnola pillée par Victor Hugo ; son roman Les Fiancés, loué par les plus grands noms. Il est aujourd'hui presque méconnu des Français. Les traits de ce grand esprit : passion du vrai, passion de la justice seraient-ils dévalués et son humour trop subtil pour des lecteurs pressés ?

Passion du vrai

« Ne trahis jamais la sainteté du vrai » (In morte di Carlo Imbonati, 1806), se fait-il dire par l'ombre du compagnon de sa mère, mort quelques semaines avant l'arrivée à Paris de ce garçon de vingt ans qui s'étiolait à Milan dans la demeure paternelle. Alessandro Manzoni, affirmant là un trait de son caractère, lui donnait alors le sens d'une adhésion passionnée au « faux ménage » de sa mère, Giulia Beccaria, plus vrai par l'amour et l'estime réciproques que l'union légale avec le vieux comte Manzoni de cette mère adorée (qui l'avait mis en nourrice à sa naissance et enfermé au collège dès l'âge de six ans). Passion du vrai, enracinée plus profondément par l'événement crucial de sa vie : sa conversion religieuse ; elle détermina plus radicalement que les influences littéraires le tournant qui devait amener à être chef incontesté du romantisme italien ce jeune disciple de Monti tout féru alors de mythologie, dont il dira « en confidence » que son usage est « une idolâtrie ». Irréligieux et libéral, tel il était sorti des collèges religieux et réactionnaires ; son mariage avec l'exquise Henriette Blondel avait été béni dans le rite réformé. Le ménage fréquentait à Paris les amis rencontrés autour de Claude Fauriel et de Mme de Condorcet, mais aussi les Italiens liés à Port-Royal, auprès desquels Henriette découvrit le catholicisme ; elle abjura à Saint-Séverin, entraînant chez Manzoni et sa mère le retour à une foi oubliée.

Passion du vrai autant que courant romantique déte [...]

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Écrit par :

  • : agrégée, docteur ès lettres, professeur honoraire à l'université de Paris-Sorbonne

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LES FIANCÉS, Alessandro Manzoni - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Salvatore Silvano NIGRO
  •  • 1 243 mots
  •  • 1 média

En général, on tend à voir dans Alessandro Manzoni (1785-1873) l'auteur d'un seul roman : Les Fiancés . La vérité est qu'il a écrit trois romans différents, qui se distinguent entre eux par leur forme, leur langue et leur perspective idéologique, tout en racontant la même histoire. Ainsi en 1821, Manzoni écrivit le roman intitulé Fermo et Lucia . […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/les-fiances/#i_1053

SCOTT WALTER (1771-1832)

  • Écrit par 
  • Raymonde ROBERT
  •  • 1 788 mots

Dans le chapitre « Influence »  : […] Curieusement, c'est moins en Angleterre que sur le continent que l'influence de Scott s'est surtout exercée ; il faut attendre 1820 et Ivanhoé pour que son nom franchisse la Manche, mais alors, telle une traînée de poudre, sa renommée s'étend à toute l'Europe. Des imitateurs plus ou moins habiles font du « Walter Scott », tel Mariano José de Larra […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/walter-scott/#i_1053

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Pour citer l’article

Lucienne PORTIER, « MANZONI ALESSANDRO - (1785-1873) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 07 avril 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/alessandro-manzoni/