DEPRETIS AGOSTINO (1813-1887)

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Homme politique italien. Originaire d'une famille de riches agriculteurs, Agostino Depretis se lie avec les mazziniens durant ses études de droit puis, s'étant consacré à la gestion de ses domaines, il anime le courant libéral, dans la région de Voghera, en 1847-1848. Élu au Parlement de Turin, il devient l'un des leaders de la gauche anticléricale, avec Brofferio et Rattazzi et, après 1852, il combat sans relâche la politique de Cavour. Gouverneur de Brescia en 1859, il est envoyé en Sicile, comme prodictateur, en 1860 et il tente d'amener Garibaldi à accepter l'annexion immédiate de l'île au royaume de Sardaigne. À la suite d'une violente polémique avec Crispi, secrétaire général de la dictature, il démissionne le 14 septembre 1860. Dès 1867, il reprend sa place à la tête de l'opposition de gauche, dont il devient le chef après la disparition de Rattazzi (1873).

Sa grande carrière politique commence avec la chute de la droite historique. Le 25 mai 1876, il devient président du Conseil et, pendant plus d'une décennie, il va dominer la scène gouvernementale. Depretis qui s'est, comme Crispi, éloigné de son républicanisme mazzinien, se rapproche graduellement de la monarchie. En 1875, dans son célèbre « Discours de Stradella », il formule le programme de la gauche : acceptation de la royauté, décentralisation administrative, création d'un enseignement élémentaire gratuit, extension du corps électoral, abolition de la taxe sur la mouture des grains (macinato). Parvenu au pouvoir, il met cependant beaucoup de prudence à l'appliquer, entravé par une situation économique précaire. À partir de 1883, le passage à l'opposition de la gauche intransigeante accentue son évolution vers une politique centriste. Homme d'État sans génie mais excellent manœuvrier, sceptique et dépourvu de principes absolus, autoritaire sous des dehors conciliants, Depretis entend faire prévaloir l'exécutif sur le législatif en exerçant une sorte de « paternalisme parlementaire ». Il invite l'opposition modérée à se «  [...]


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Dans le chapitre « Les années difficiles »  : […] Le jeune royaume unitaire aspire à jouer un rôle de grande puissance, mais il souffre de lourds handicaps. La médiocrité de ses ressources minières et énergétiques ne lui permet pas de participer à la révolution industrielle, fondée sur la houille et la vapeur. Condamné à une économie essentiellement agricole, il dépend très largement de l'étranger pour ses crédits et ses fournitures d'équipement, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/italie-histoire/#i_20037

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Paul GUICHONNET, « DEPRETIS AGOSTINO - (1813-1887) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 04 novembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/agostino-depretis/