ADÉLARD DE BATH (XIIe s.)

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Philosophe, mathématicien et naturaliste du début du xiie siècle, Adélard de Bath, par les traductions qu'il rapporta d'Orient, augmenta singulièrement le savoir de l'Occident latin dans les sciences du nombre et de la nature. Sa naissance à Bath, sa formation à Laon et à Tours, et ses voyages en Sicile, Syrie, Palestine, Espagne, où sa connaissance de l'arabe lui permit de s'initier plus largement aux sciences, ne donnent pas lieu jusqu'ici à des vérifications précises. Il apparaît lié à l'évêque de Syracuse, Guillaume, entre 1105 et 1116. Il enseigne ensuite à Laon et apparaît encore en 1130.

Parmi ses ouvrages mathématiques comptent surtout sa Geometrica, traduction, sur l'arabe, des Éléments d'Euclide, qui restera le texte de base en géométrie pendant des siècles ; un traité, De l'astrolabe une traduction de l'Arithmétique d'al-Khuwārizmi (éd. Suter, 1914) ; un traité, De l'abaque (éd. Boncompagni, 1881) ; un traité plus général de physique, fondé sur la science arabe et composé entre 1105 et 1116 : Quaestiones naturales seu physicae (éd. Mueller, 1934), recueil de discussions sur la nature de l'homme, les météores, l'astronomie, la botanique et la zoologie.

D'une plus grande envergure philosophique est son traité De eodem et diverso (éd. Willner, 1903), dédié à l'évêque Guillaume de Syracuse. Il cherche à y accorder Aristote et Platon (qu'il connaît par le Timée), Chalcidius et Macrobe, sur le problème des universaux, à l'intérieur d'une théorie des sept arts. D'Aristote il retient surtout que genres et espèces sont dans les choses, d'où seule la perception les sépare ; et de Platon, qu'ils sont aussi dans l'Esprit divin. « On voit se préparer en lui, écrit É. Gilson, les synthèses chrétiennes du xiiie siècle, qui s'inspireront d'Aristote pour interpréter l'ordre du sensible et de Platon pour interpréter l'ordre du divin. »

—  André CANTIN

Écrit par :

Classification


Autres références

«  ADÉLARD DE BATH ( XII e s.)  » est également traité dans :

BRAHMAGUPTA (598-apr. 665)

  • Écrit par 
  • Agathe KELLER
  •  • 1 167 mots
  •  • 1 média

Ce zīj sera révisé en Espagne au xe siècle avant d’être traduit en latin par Adélard de Bath en 1126. D’autres zīj de la même école influenceront les tables astronomiques de Tolède du xie siècle qui permettent de prédire les mouvements de la Lune, du Soleil et des planètes […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/brahmagupta/#i_46769

Pour citer l’article

André CANTIN, « ADÉLARD DE BATH (XIIe s.) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 13 décembre 2018. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/adelard-de-bath/