Plantes médicinales


ABSINTHE

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 509 mots

Sa senteur puissante et son amertume extrême ont signalé très tôt l'absinthe (Artemisia absinthium L.) ou les armoises voisines à l'attention de l'homme en quête de remèdes. Mille six cents ans avant notre ère, un papyrus égyptien fait mention d'une plante dans laquelle certains ont reconnu l'absinthe (bien qu'elle ne pousse pas en Afrique). Tous les médecins de l'Antiquité la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/absinthe/#i_0

ACONITINE

  • Écrit par 
  • Philippe COURRIÈRE
  •  • 378 mots

L'aconit, renonculacée, se récolte, en France notamment, dans les régions marécageuses et en montagne. Pour extraire l'aconitine, la racine séchée et pulvérisée est épuisée par une solution alcoolique d'acide tartrique ; on élimine l'alcool par distillation, on met le tartrate d'aconitine en solution dans l'eau, et on purifie très difficilement par les méthodes usuelles. Le produit obtenu cristall […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/aconitine/#i_0

ADONIS, botanique

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 420 mots

Rare et localisé en France (où les récolteurs des laboratoires pharmaceutiques le mettent en danger de régression), l'adonis printanier (renonculacée) n'y a jamais pris place dans la pharmacopée populaire. Dans le centre et le sud-est de l'Europe, où il est bien plus répandu, il a connu des emplois très anciens, tant comme diurétique que comme succédané de l'hellébore noir, avec lequel il a des pa […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/adonis-botanique/#i_0

AIGREMOINE EUPATOIRE

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 202 mots

Herbe commune, l'aigremoine (Agrimonia eupatoria L., de la famille des rosacées) a joui d'une très grande réputation dans le passé. On en faisait le spécifique des maladies chroniques du foie, indication oubliée de nos jours mais qui mériterait d'être vérifiée au vu des anciens témoignages. Riche en tanin, elle reste une astringente efficace, utile en usage interne dans les tro […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/aigremoine-eupatoire/#i_0

AIL

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 654 mots

Paré de toutes les vertus dès l'aurore de la médecine occidentale, longtemps considéré comme l'un des meilleurs spécifiques de la peste, l'ail (Allium sativum L., liliacées) restera, jusqu'au xixe siècle, dans les campagnes, le remède universel que Galien appelait déjà la « thériaque des paysans ». Il tenait une place de choix parm […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ail/#i_0

ARGOUSIER

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 220 mots

On ignore en France ce bel arbrisseau épineux (Hippophae rhamnoides L., eléagnacées), spontané dans les Alpes et sur le littoral de la Manche et dont le fruit renferme quatre fois plus de vitamine C que le citron. En Europe centrale, on le cultive pour l'extraction de l'acide ascorbique. La baie acide de l'argousier, cueillie en automne, sert à préparer une gelée (exclure les g […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/argousier/#i_0

ARNICA

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 518 mots
  •  • 1 média

Ce n'est qu'au xiie siècle que l'arnica (Arnica montana L.) apparaît dans la matière médicale, en Allemagne. C'est surtout dans cette contrée et en Europe centrale qu'on l'emploie jusqu'au xviiie siècle, époque où des médecins célèbres comme J. F. Cartheuser et A. de Haller en publient […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/arnica/#i_0

AUBÉPINE

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 648 mots
  •  • 1 média

Pour l'usage médicinal, on peut réunir sous le même nom d'aubépine les deux Crataegus les plus répandus de la flore française : Crataegus monogyna Jacq. et C. laevigata (Poiret) D.C. (= C. oxyacantha auct.) ; rosacées malacées ; leurs propriétés sont identiques. Noter cependant que, si les deux espèces fleurissent en m […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/aubepine/#i_0

BARDANE

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 518 mots

Médicinale très ancienne, bien connue des médecins et des agronomes latins dans les indications majeures qu'elle a conservées jusqu'à nous. Au ier siècle, Columelle relate l'usage de la bardane contre les morsures de serpents, Dioscoride l'indique dans le traitement des ulcères. Les auteurs de la Renaissance et du xvii […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/bardane/#i_0

BELLADONE

  • Écrit par 
  • Philippe COURRIÈRE
  •  • 381 mots

De la famille des solanacées, la belladone (Atropa belladona) est une plante annuelle, vivace, pouvant atteindre un mètre de hauteur. On en utilise les feuilles, cueillies au moment de la floraison car la teneur en principes actifs y est la plus forte, ainsi que la racine, ramassée en automne pour les mêmes raisons. Ses principes actif […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/belladone/#i_0

BOULEAU

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 463 mots
  •  • 1 média

Réunis autrefois sous le nom de « bouleau blanc » (Betula alba), le bouleau verruqueux (B. verrucosa Ehrh.) et le bouleau pubescent (B. pubescens Ehrh.), deux bétulacées, ont les mêmes emplois médicinaux : feuilles, jeunes pousses, jeune écorce et sève sont utilisées. Une résine, la bétuline (qui donne à l'écorce sa blancheur cireuse), un […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/bouleau/#i_0

BOURDAINE

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 352 mots

L'écorce de la bourdaine (Frangula alnus Miller ou Rhamnus frangula L. ; rhamnacées), violacée et mouchetée de claires lenticelles liégeuses, est sans doute le meilleur purgatif végétal de la flore européenne. On le sait au moins depuis le xiiie siècle (Pietro Crescenzi), mais les premières descriptions et figur […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/bourdaine/#i_0

BOURRACHE

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 417 mots

Vraisemblablement introduite d'Afrique du Nord en Espagne par les Arabes et, de là, répandue dans la plus grande partie de l'Europe, la bourrache (Borrago officinalis L. ; borraginacées) était inconnue des Anciens. Elle apparaît dans la matière médicale au Moyen Âge. Au xiiie siècle, Arnaud de Villeneuve assure qu'elle guérit la ga […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/bourrache/#i_0

BRUYÈRE

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 344 mots

À peu près passées sous silence par les médecins de l'Antiquité (qui citaient surtout les Erica méditerranéens), les bruyères furent, à la Renaissance, jugées capables de fragmenter et de chasser les calculs urinaires. Rarement citée diurétique, « ophtalmique » aux xviie et xviiie sièc […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/bruyere/#i_0

BRYONE

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 366 mots

La racine énorme et charnue de la bryone (Bryonia dioica L., cucurbitacées) est usitée en médecine depuis un temps immémorial. La composition, très complexe, imparfaitement connue, n'éclaire pas beaucoup l'action thérapeutique : 2 à 9 p. 100 du poids sec d'une résine dite « bryorésine » (contenant des acides gras et des alcools), un alcalo […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/bryone/#i_0

CAMOMILLE

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 673 mots
  •  • 1 média

On emploie de préférence en médecine la camomille vraie, ou camomille romaine (Anthemis nobilis L. ; composées), et surtout, à tort, celle du commerce dont les fleurs « doubles », sans cœur jaune, sont moins actives que celles de la plante sauvage des moissons. La matricaire camomille (Matricaria chamomilla L.), plus répandue dans l'ensemble de la France, pe […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/camomille/#i_0

CHÉLIDOINE

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 378 mots

Papavéracée toxique, la chélidoine fraîche contient 1 p. 100 d'alcaloïdes (le plus important est la chélidonine) associés à des acides organiques, à une essence aromatique peu abondante et à un pigment jaune, la chélidoxanthine. Les alcaloïdes ont une action dépressive sur le système nerveux central, puis narcotique. Ils sont, par ailleurs, puissamment ba […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/chelidoine/#i_0

CIGUË

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 739 mots
  •  • 1 média

Prototype de la plante vénéneuse, non seulement dans une famille ambiguë où les meilleures condimentaires et des potagères de première importance ont souvent leurs sosies toxiques, mais aussi dans toute l'étendue de la flore d'Europe, la grande ciguë (Conium maculatum L. ; ombellifères) a des propriétés délétères connues depuis la plus haute antiquité. Cinq siècles avant notre […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/cigue/#i_0

COCA

  • Écrit par 
  • Alain LABROUSSE
  •  • 1 015 mots
  •  • 6 médias

Il existe une confusion très largement répandue entre la cocaïne, alcaloïde isolé pour la première fois par le chimiste et pharmacien allemand Albert Niemann ( 1834-1861 ) en 1859, et la feuille de coca dont on l'extrait. La coca appartient à la famille des Erythroxylaceae du genre pantropical. Deux de ses quelque 250 espèces, que l'on t […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/coca/#i_0

COLCHIQUE

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 401 mots
  •  • 1 média

L'une des plantes les plus redoutables de la flore d'Europe. Toutes les parties du colchique (Colchicum autumnale L., liliacées) renferment, parmi une dizaine de substances toxiques à des degrés divers, un alcaloïde particulièrement dangereux, la colchicine, qui représente le principe actif médicinal. La dessiccation n'altère pas le poiso […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/colchique/#i_0

DAPHNÉ, botanique

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 232 mots

Les trois daphnés (thyméléacées) les plus répandus, le bois gentil (Daphne mezereum L.), la lauréole (D. laureola L.), le garou (D. gnidium L.), et les autres espèces européennes, sont des plantes très vénéneuses. Ils renferment une résine âcre, irritante (même après séchage prolongé), toxique, la m […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/daphne-botanique/#i_0

DATURA ou STRAMOINE

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 310 mots

L'une des solanacées les plus vénéneuses, plus dangereuse encore que la belladone, le datura ou stramoine (Datura stramonium L.) renferme trois alcaloïdes : l'hyoscyamine, l'atropine et la scopolamine, qui sont […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/datura-stramoine/#i_0

DIGITALE

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 427 mots
  •  • 1 média

Décrite pour la première fois par Leonhart Fuchs en 1542, reconnue diurétique et cardiotonique à la fin du xviiie siècle par les Anglais Withering et Cullen (les paysans de leur pays l'employaient empiriquement dans l'épilepsie, non sans risques), la digitale (Digitalis purpurea L.) s'est imposée de nos jours comme le grand médicam […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/digitale/#i_0

ÉGLANTIER

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 670 mots

Le fruit des églantiers (Rosa canina L. et autres espèces ; rosacées) rappelle par son nom, peu répandu en France, de cynorrhodon (du grec kunorrhodon, « ronce des chiens ») l'usage très ancien des racines de la plante contre la rage (Pline, repris au xvie siècle par Tragus et Césalpin). Le langage populaire le […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/eglantier/#i_0

ÉPICES

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 995 mots
  •  • 1 média

Aussi longtemps qu'elles furent des denrées de luxe réservées aux plus fortunés, c'est-à-dire jusqu'au xviiie siècle, les épices tinrent conjointement un rôle culinaire et un rôle médicinal. Leur vogue thérapeutique culmina surtout à la Renaissance et au xviie siècle, quand les apothicaires se disaient en […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/epices/#i_0

ÉPINE-VINETTE

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 496 mots

Mésué, médecin chrétien des califes de Bagdad, au ixe siècle, conseillait le fruit d'un berbéris dans les maux de l'estomac et du foie pour apaiser la soif et, en usage externe, pour réduire les tumeurs. Mais peut-être ne s'agit-il pas de l'épine-vinette (Berberis vulgaris L. ; berbéridacées), q […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/epine-vinette/#i_0

ÉPURGE

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 229 mots

De l'ancien français « espurgier », nettoyer, purifier (d'où aussi « expurger »), l'épurge (Euphorbia lathyris L. ; euphorbiacées) était l'un des purgatifs les plus communs de la pharmacopée ancienne. On employait ses racines, ses feuilles et surtout ses graines. Ces dernières, d'un goût d'abord agréable, puis âcre, renferment 40 à 50 p. 100 de composants résineux purgatifs, co […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/epurge/#i_0

EUCALYPTUS

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 217 mots

Les feuilles de l'Eucalyptus globulus La Bill (myrtacées) renferment des tanins, de l'alcool cérylique, un diphénol (pyrocatéchine), une résine acide et, surtout, 5 à 7 p. 100 d'huile essentielle aux composants multiples, le plus notable étant l'eucalyptol (ou cinéol). L'essence et l'eucalyptol, principes actifs, sont antiseptiques et balsamiques aux doses thérapeutiques, toxiq […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/eucalyptus/#i_0

EUPHRAISE

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 148 mots
  •  • 1 média

Ancien « casse-lunettes » des empiristes médiévaux, l'euphraise (Euphrasia rostkoviana Hayne ; scrofulariacées) était prescrite dans les affections de l'œil et même contre la cécité. Elle renferme du tanin, une huile grasse, une essence, une substance amère, un glucoside (aucuboside) et des résines qui représenteraient le principe actif. Tonique amère et astringente, elle est e […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/euphraise/#i_0

FENOUIL

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 367 mots
  •  • 1 média

Condiment cher aux habitants du midi de la France qui en parfument olives vertes, poissons grillés et omelettes, le fenouil (Foeniculum vulgare Miller. ; ombellifères) est une plante médicinale très employée depuis l'Antiquité. Les fruits faisaient partie des « quatre semences chaudes majeures » des anciennes pharmacopées, avec l'anis vert, le carvi et la coriandre. Les racines […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/fenouil/#i_0

FRÊNE

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 668 mots

Quatre siècles avant notre ère, Hippocrate et Théophraste conseillaient déjà les feuilles de frêne (Fraxinus excelsia L. ; oléacées) dans le rhumatisme et la goutte comme diurétiques. Au iie siècle, le médecin et poète latin Serenus Samonicus prescrivait ses fruits dans l'hydropisie. Dioscorid […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/frene/#i_0

FUMETERRE

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 247 mots

Simple très populaire, déjà prescrite en cholagogue dans l'Antiquité, la fumeterre (Fumaria officinalis L. ; fumariacées) renferme un alcaloïde, la fumarine, et un acide, dit acide fumarique, associés à du tanin, à des sucres, à des sels de potassium. La fumarine est toxique et curarisante à haute dose, stimulante à très faible dose. La plante, employée entière sans la racine, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/fumeterre/#i_0

GENÊT À BALAIS

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 651 mots

Genêt de grande taille, le genêt à balais (Cytisus scoparius Link ou Sarothamnus scoparius Wimmer ; légumineuses), que la classification botanique actuelle associe aux cytises, doit figurer parmi les remèdes diurétiques de base de la pharmacopée indigène. Inconnu des Anciens (il ne croît pas en Grèce et manque dans la plus grande partie de la région méditerr […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/genet-a-balais/#i_0

GENÉVRIER COMMUN

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 672 mots
  •  • 1 média

Surtout connu de nos jours comme condiment de la choucroute et aromate du gin, le genévrier commun (Juniperus communis L. ; cupressacées) aux « baies » bleues (galbules)a un long passé parmi les simples. Répandu dans la plus grande partie de l'Europe, il a servi très tôt de remède. En le prescrivant contre les rétentions d'urine et la sciatique, Caton, trois siècles avant notre […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/genevrier-commun/#i_0

GENTIANE

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 500 mots
  •  • 1 média

De tout temps, on a vu dans la gentiane jaune (Gentiana lutea L. ; gentianacées) la plante tonique par excellence ; c'est la panacée des montagnards d'Europe. Sa racine, seule partie utilisée, était l'un des fébrifuges les plus prescrits avant l'introduction du quinquina sur le Vieux Continent (1639). De nos jours, elle figure plus souvent dans des liqueurs, des « apéritifs » e […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/gentiane/#i_0

GUIMAUVE

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 207 mots

Les fleurs et les feuilles de guimauve (Althaea officinalis L. ; malvacées) sont usitées comme celles de la mauve. La racine, partie la plus employée de nos jours, contient jusqu'à 35 p. 100 de mucilage, 37 p. 100 d'amidon, 10 p. 100 de saccharose, 4 à 5 p. 100 de tanin, des sels minéraux, surtout des phosphates. C'est un excellent émollien […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/guimauve/#i_0

HAMAMÉLIS, botanique

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 185 mots

Arbrisseau nord-américain (dit aussi « noisetier de sorcière » pour ses graines comestibles, oléagineuses), l'Hamamelis virginica L. (hamamélidacées) a, depuis le xixe siècle, un renom justifié de spécifique des affections du système veineux, qui le place aux côtés du marron d'Inde, du cyprès et de l'Hydrastis canade […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/hamamelis-botanique/#i_0

HOUBLON

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 503 mots

Jusqu'à la Renaissance, on cite peu le houblon (Humulus lupulus L. ; cannabacées). Sainte Hildegarde, abbesse amie des simples (xiie s.), y voyait un remède de la mélancolie. Au xvie siècle, le houblon est bien connu comme tonique, diurétique et dépuratif. Charles de l'Escluse recomman […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/houblon/#i_0

HYSOPE

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 183 mots
  •  • 1 média

Au premier rang des labiées pectorales, l'hysope (Hyssopus officinalis L.) renferme 0,3 à 0,9 p. 100 d'essence aromatique à 45 p. 100 de pinocamphone (groupe des camphres), essence toxique, épileptisante à faible dose : 2 g chez l'homme. Elle contient aussi un glucoside, le diosmoside, voisin de l'hespéridoside du zeste d'orange (à rôle d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/hysope/#i_0

JUSQUIAME

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 318 mots

Dans le trio des grandes « solanacées vireuses », la jusquiame (Hyoscyamus niger L.) vient en troisième position pour la toxicité, après la stramoine et la belladone. C'est cependant une plante très vénéneuse, renfermant, comme ses parentes, les trois alcaloïdes : atropine, hyoscine et surtout hy […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jusquiame/#i_0

LA COLONISATION DU SAVOIR. UNE HISTOIRE DES PLANTES MÉDICINALES DU « NOUVEAU MONDE » 1492-1750 (S. Boumediene) - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Gabriel GACHELIN
  •  • 1 149 mots

Lorsque les marins portugais progressent le long des côtes de l’Afrique, ce qu’ils cherchent leur est connu. Ce qu’ils découvrent est nouveau, sans l’être tout à fait. Rome avait déjà de multiples liens avec l’Orient, qui ne s’étaient jamais interrompus. Comme on le voit avec la mosaïque du Nil (palais Barberini, Palestrina), la flore et la faune de l’Afrique étaient familières aux Européens depui […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/la-colonisation-du-savoir-une-histoire-des-plantes-medicinales-du-nouveau-monde-1492-1750/#i_0

LAURIER NOBLE

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 582 mots

Arbre d'Apollon, plante bénéfique vénérée par tous les anciens peuples méditerranéens, le laurier noble (Laurus nobilis L. ; lauracées) est aujourd'hui une épice des plus communes dont les pouvoirs thérapeutiques sont oubliés. L'arôme des feuilles est dû à une huile essentielle de composition très complexe : 45-50 p. 100 d'eucalyptol, avec géraniol, linalol, terpinéol, pinène, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/laurier-noble/#i_0

LAVANDES

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 331 mots
  •  • 2 médias

Appartenant à la famille des labiées, la lavande officinale (Lavandula vera D.C. ou Lavandula officinalis Chaix), la lavande spic ou aspic (Lavandula latifolia Villars) et les « lavandins » issus de leur croisement ont à peu près les mêmes propriétés médicinales. La lavande stœchas (L […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/lavandes/#i_0

LIERRE TERRESTRE

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 356 mots

Plante médicinale commune dans une grande partie de la France et injustement négligée, quoique employée encore çà et là dans l'Ouest, le Berry, le lierre terrestre (Glechoma hederacea L. ; labiées), appelé aussi « rondelette » ou « courroie de Saint-Jean », jouissait déjà, au xiie siècle, de la réputation de pectorale qu'il a gardé […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/lierre-terrestre/#i_0

MANDRAGORE

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 447 mots

Les constituants de la mandragore (Mandragora officinarum L. ; solanacées) la rapprochent beaucoup des solanacées dites vireuses (belladone, jusquiame, stramoine). Comme ces dernières, la mandragore renferme le trio d'alcaloïdes, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/mandragore/#i_0

MARRUBE

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 327 mots

Considéré par J.-E. Gilibert (1798) comme « l'une des meilleures plantes d'Europe », le marrube (Marrubium valgare L. ; labiées), « mauvaise herbe » fréquente dans tout le Bassin méditerranéen, était déjà considéré comme le spécifique des affections de l'appareil respiratoire dans l'Égypte et la Grèce anciennes. Le Moyen Âge, qui l'employ […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/marrube/#i_0

MAUVE

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 348 mots

Ancien légume (Malva sylvestris L. ; malvacées) sans doute d'origine préhistorique (comme certains chénopodes, l'arroche, le pourpier). Les Grecs et les Romains appréciaient les feuilles de la mauve et ses jeunes pousses cuites à la façon des épinards, autant pour leur saveur que pour leurs vertus laxatives. Hésiode, Horace, Cicéron l'ont célébrée. C'était l'une des herbes des […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/mauve/#i_0

MÉLISSE

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 351 mots

Simple très populaire depuis que les carmes déchaussés de la rue de Vaugirard, à Paris, en composèrent au début du xviie siècle leur célèbre « eau de mélisse ». Bien que la plante (Melissa officinalis L. ; labiées) fût connue des Grecs et des Latins, c'est aux médecins arabes du Moyen Âge que la mélisse doit les indications qui l'o […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/melisse/#i_0

MENTHE

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 569 mots

Groupe complexe d'espèces, de variétés et d'hybrides, les menthes (famille des labiées) n'ont reçu que très tardivement leur individualité botanique, mais leur parfum les a désignées très tôt à l'attention des hommes : les Égyptiens en cultivaient déjà au ~ xiie siècle. De l'Antiquité à nos jours, elles ont connu toutes les indications des […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/menthe/#i_0

MILLEPERTUIS

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 350 mots
  •  • 1 média

Simple magique célèbre pendant tout le Moyen Âge sous le nom de Fuga daemonum, le millepertuis (Hypericum perforatum L.), cueilli au matin de la Saint-Jean, au plus fort des influences solaires, était censé chasser l'Esprit des ténèbres et guérir les possédés. Son suc rougeâtre est peut-être (« principe des signatures ») à l'origine de la grande réputation d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/millepertuis/#i_0

MOLÈNE

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 236 mots

Les fleurs du bouillon-blanc (Verbascum thapsus L. ; scrofulariacées), auxquelles on peut substituer celles des autres molènes, renferment un pigment jaune, des sucres, du mucilage, une saponine, un phytostérol, des traces d'huile essentielle. Depuis l'Antiquité, on met à profit leurs propriétés émollientes, adoucissantes, expectorantes. Elles calment la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/molene/#i_0

MORELLE DOUCE-AMÈRE

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 239 mots
  •  • 1 média

Parente sauvage de la tomate et de la pomme de terre, la morelle douce-amère (Solanum dulcamara L. ; solanacées) renferme deux saponosides de nature différente, l'acide dulcamarétique et l'acide dulcamarique, qui sont à l'origine de la saveur d'abord sucrée, puis amère, de la tige mâchée. Il y a en outre un glucoalcaloïde, la solacéine, voisin de la solanine de la pomme de terr […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/morelle-douce-amere/#i_0

MUGUET, botanique

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 293 mots
  •  • 1 média

Plante très toxique, en dépit de son parfum innocent, le muguet (Convallaria majalis L. ; liliacées) peut provoquer des malaises : un simple brin mâchonné ou les émanations d'un bouquet dans une pièce close ont suffi à indisposer certains sujets. On a relaté des intoxications par l'eau d'un vase de muguet, bue par erreur. Les partie […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/muguet-botanique/#i_0

MYRTE

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 353 mots
  •  • 1 média

C'est un peu l'eucalyptus européen (qui appartient aussi à la famille des myrtacées), très anciennement usité dans les régions méditerranéennes qui l'hébergent. Les hippocratiques, au ~ ve siècle, employaient le myrte (Myrtus communis L. ; myrtacées) en astringent et vulnéraire. Les Latins […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/myrte/#i_0

MYRTILLE

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 338 mots

Récoltée en masse pour la gelée et la liqueur dans les régions où elle abonde (60 000 t certaines années, en Bavière), la myrtille est aussi un fruit médicinal non négligeable. Elle renferme, outre les quatre cinquièmes de son poids d'eau, 5 à 7 p. 100 de sucres, des tanins, des acides (citrique, malique, quinique en particulier), de nombreux sels minéraux, des vitamines A et C, une matière colora […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/myrtille/#i_0

ORIGAN

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 311 mots

Aromate bien connu, aux propriétés médicinales très intéressantes, l'origan (Origanum vulgare L. ; labiées), appelé le plus souvent « marjolaine », a été confondu autrefois, et même de nos jours, avec la marjolaine vraie (Majorana hortensis Moench), labiée voisine originaire du Sud-Est méditerranéen et d'Asie occidentale. Les deux […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/origan/#i_0

ORTIE

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 588 mots

« Mauvaise herbe » détestée, l'ortie est pourtant l'une des plantes les plus utiles d'Europe. Les deux espèces les plus répandues, l'ortie dioïque ou grande ortie (Urtica dioïca) et l'ortie brûlante ou petite ortie (Urtica urens), ont les mêmes emplois. Plante des terres azotées, fréquentant surtout les lieux habités, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ortie/#i_0

PARIÉTAIRE

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 243 mots

Plante sans aucun attrait, la pariétaire officinale (Parietaria officinalis L. ; urticacées) n'est pas sans vertus. Connue des médecins des premiers siècles, qui l'indiquaient dans la toux, les maux de gorge, les maladies de peau, les tumeurs, les traumatismes, célébrée comme vulnéraire et antilithiasique à la Renaissance, elle gardera de nombreux usages jusqu'au […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/parietaire/#i_0

PARISETTE

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 227 mots

Plante vénéneuse (Paris quadrifolia L. ; liliacées) dont toutes les parties, surtout les feuilles, renferment deux glucosides toxiques, le paristyphnoside et le paridoside, qui dérive vraisemblablement du premier par hydrolyse. Elles contiennent, en outre, de l'asparagine, des acides citrique, malique, phosphorique, une résine, probablement des […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/parisette/#i_0

PASSIFLORE

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 209 mots
  •  • 2 médias

La composition chimique des passiflores (Passiflora incarnata L. ; P. caerulea L. ; passifloracées) est encore assez mal connue. Elles contiennent en particulier, pour principes actifs, des matières résineuses, un alcaloïde, un composé cyanogénétique (présent seulement chez P. coerulea, qui est aussi très riche en vitamine C), beaucoup de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/passiflore/#i_0

PAVOT

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 324 mots

Plante cultivée pour ses graines alimentaires, oléagineuses, plusieurs millénaires avant notre ère dans l'Est méditerranéen, d'où elle est vraisemblablement originaire (le type primitif est le pavot à feuilles velues, Papaver setigerum L., à capsule munie d'orifices sous le disque stigmatique). L'Iliade en parle et il semble qu'elle entrait dans la compositi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pavot/#i_0

PERSIL

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 488 mots

Devenu le plus commun des aromates, le persil (Petroselinum hortense L. ; ombellifères) a pourtant dû attendre la fin du Moyen Âge pour passer de l'officine à la table. Il n'avait, semble-t-il, auparavant, que des emplois médicinaux. Dioscoride, au ier siècle, en connaissait déjà les propriété emménagogues et diurétiques. L'odeur e […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/persil/#i_0

PIN

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 665 mots
  •  • 2 médias

Les emplois médicinaux des pins (genre Pinus L.) sont très nombreux : les bourgeons floraux, la résine purifiée, ou térébenthine vraie, et le produit de sa distillation, l'essence de térébenthine, le goudron extrait du bois par combustion lente ou distillation sont susceptibles d'usage médical. Une longue tradition explique que les pins gard […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pin/#i_0

PISSENLIT

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 335 mots

Curieusement, les Anciens ne parlent pas du pissenlit (Taraxacum officinale Weber ; composées) dont le nom apparaît au xvie siècle, en même temps que la relation de ses propriétés diurétiques (Jérôme Bock, 1546). Olivier de Serres (1600) est l'un des premiers à mentionner l'emploi cholagogue des fleurs contre la jaunisse, sans dout […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pissenlit/#i_0

PLANTAINS

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 352 mots
  •  • 1 média

Des vingt-cinq espèces françaises du genre, plusieurs ont des emplois médicinaux. On récolte surtout le grand plantain (Plantago major L.), le plantain lancéolé (P. lanceolata L.), les « herbes aux puces » (P. psyllium L., P. ramosa Asch., P. cynops L.). Les emplois sont identiques pour les parties […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/plantains/#i_0

PLANTES MÉDICINALES

  • Écrit par 
  • Jacques DAUTA
  •  • 246 mots

En botanique et en pharmacie, les plantes médicinales sont reconnues pour offrir, par leur administration, un effet bienfaisant et thérapeutique sur l'organisme. Employées depuis la plus haute antiquité, souvent en relation avec des pratiques magiques, leurs propriétés réelles ont, à toute époque, été exagérées, ou niées, ou déformées selon les croyances en […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/plantes-medicinales/#i_0

PRÊLE DES CHAMPS

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 464 mots

Médicinale très importante, que rien apparemment ne distingue des mauvaises herbes les plus banales, la prêle des champs (Equisetum arvense L. ; équisetacées) peut se confondre avec la grande prêle ivoirine (Equisetum telmateia). Déjà citée par les Latins, mais sans grands commentaires, elle trouve sa première qualification précise (diurétique) chez Albert l […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/prele-des-champs/#i_0

PRIMEVÈRE

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 294 mots

« Herbe à la paralysie », « herbe de Saint-Pierre », la primevère officinale (Primula veris L. ; primulacées) a connu de nombreux usages en médecine ancienne, du Moyen Âge au xviiie siècle, où on la prescrivait encore dans certains troubles nerveux, la paralysie et le bégaiement. La tige souterraine (rhizome) de la primevère offici […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/primevere/#i_0

REINE DES PRÉS ou ULMAIRE

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 203 mots

Plante diurétique et sudorifique d'un grand intérêt, la reine des prés (Filipendula ulmaria L., Maxim. = Spiraea ulmaria L.) est une rosacée. Peu connue avant le xixe siècle, elle est considérée de nos jours comme l'un des meilleurs remèdes végétaux européens de la cellulite et de l'adipose, très utile aussi dan […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/reine-des-pres-ulmaire/#i_0

RENONCULES

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 404 mots
  •  • 1 média

Dans la flore d'Europe, les nombreuses renoncules sont toutes très toxiques. Elles renferment un principe âcre, irritant, analogue à l'anémonine des anémones, produit de la polymérisation d'une substance initiale, la protoanémonine. Les plus vénéneuses sont la renoncule scélérate des lieux humides et des étangs, et la thora des montagnes calcaires, mais les communs boutons d'or et les espèces aqua […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/renoncules/#i_0

RENOUÉE DES OISEAUX

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 248 mots

Herbe des plus vulgaires, qui croît jusque sur les trottoirs des villes et qui est l'un des meilleurs toniques astringents indigènes. Pline et Dioscoride (ier s.) recommandaient la renouée des oiseaux (Polygonum aviculare L. ; polygonacées) contre les hémorragies et la diarrhée, indications qu'elle a conservées jusqu'à nos jours. E […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/renouee-des-oiseaux/#i_0

ROMARIN

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 448 mots

Plus connu dans l'Antiquité pour son parfum balsamique que pour ses vertus médicinales, cultivé dans les monastères du Nord dès le haut Moyen Âge, probablement dans un but thérapeutique, le romarin (Rosmarinus officinalis L. ; labiées) accéda au xvie siècle à une renommée exceptionnelle grâce à la fameuse « eau de la reine de Hongr […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/romarin/#i_0

SALICAIRE

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 243 mots

Cette grande et belle plante (Lythrum salicaria L. ; lythracées) n'avait pas échappé aux médecins de l'Antiquité : Dioscoride, la confondant avec la lysimaque à fleurs jaunes (primulacées) qui croît souvent en sa compagnie, la conseillait dans les hémorragies et les flux de ventre. Ces indications, longtemps oubliées, réapparaîtront chez de nombreux auteurs à la fin du […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/salicaire/#i_0

SARRIETTE

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 252 mots

Aromates de senteur et de saveur assez distinctes, la sarriette des jardins (Satursia hortensis L.) et la sarriette vivace (S. montana) peuvent être confondues pour l'usage thérapeutique. Ces labiées renferment (surtout dans les glandes bien visibles à la loupe sur les feuilles) 0,10 à 0,18 p. 100 d'essence aromatique […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sarriette/#i_0

SAUGE

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 444 mots
  •  • 1 média

Salvia : « Celle qui sauve. » Son nom seul résume la confiance immense dont la sauge (Salvia officinalis L. ; labiées) a joui au long des siècles. Plus ou moins confondue par les Anciens avec d'autres labiées aromatiques, cultivée dans les monastères au ixe siècle, elle a […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sauge/#i_0

SAULE BLANC

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 377 mots

Arbre médicinal de premier plan, connu depuis des millénaires, le saule blanc (Salix alba L. ; salicacées) était pour Dioscoride (ier s.) hémostatique et contraceptif. D'après Galien (iie s.), peu de médicaments avaient autant d'usages que la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/saule-blanc/#i_0

SOUCI, botanique

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 238 mots
  •  • 1 média

Le beau souci officinal des jardins (Calendula officinalis L. ; composées) et son proche parent sauvage, le souci des champs (Calendula arvensis L.), ont les mêmes usages et sans doute la même composition chimique. Le premier, qui seul a été étudié de ce point de vue, renferme un pigment complexe, de la nature des caroténoïdes, dit calenduline, une substance […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/souci-botanique/#i_0

SUREAU

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 532 mots
  •  • 1 média

Arbuste familier aux usages thérapeutiques étendus, le sureau (Sambucus nigra L. ; caprifoliacées) est connu depuis l'Antiquité. Les palafittes d'Annecy (env. ~ 2500-~ 1800) ont livré ses graines en masse. Il est prescrit comme diurétique et laxatif par les hippocratiques (~ ive s.) et par Dioscoride (i […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sureau/#i_0

TAMIER ou HERBE AUX FEMMES BATTUES

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 304 mots

Parent des ignames tropicales et comme elles pourvu d'un énorme tubercule toxique à l'état cru, le tamier (Tamus communis L. dioscoréacées) doit son nom populaire d'« herbe aux femmes battues » à l'usage très ancien de cette souche sur les meurtrissures. Seule partie usitée, la racine, riche en amidon et en mucilage, est littéralement farcie de cristaux d'oxalate de calcium en […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/tamier-herbe-aux-femmes-battues/#i_0

THÉ

  • Écrit par 
  • Jean-Paul CHARVET
  •  • 1 413 mots
  •  • 5 médias

Le thé est une boisson stimulante obtenue par infusion des feuilles du théier. Ce dernier, originaire du sud de la Chine et de l'Assam, est un arbuste – Camellia sinensis – qui appartient à la famille des Théacées. Il peut atteindre de 10 à 15 mètres de hauteur à l'état sauvage, mais en culture il est taillé pour ne pas […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/the/#i_0

THYM

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 226 mots

Condiment des plus communs, le thym (Thymus vulgaris L. ; labiées) doit son parfum à une essence (0,3 à 0,5 p. 100 du poids frais) bien moins toxique que celle des autres labiées aromatiques, composée de 20 à 40 p. 100 de phénols (thymol et carvacrol), d'alcools (bornéol, linalol) et de carbures (pinènes, camphène). La plante renferme en […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/thym/#i_0

TILLEUL

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 325 mots

Les fleurs des tilleuls (Tilia cordata Miller, T. platyphyllos Scop., T. europaea L. ; tiliacées), apparemment inutilisées jusqu'au xvie siècle, sont aujourd'hui à la base de l'une des tisanes les plus populaires. Elles renferment 0,4-0,5 p. 100 d'une essence au parfum suave (contenant du far […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/tilleul/#i_0

TUSSILAGE

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 356 mots

Toujours remarqué par sa floraison très précoce, le tussilage (Tussilago farfara L. ; composées) ne l'est plus guère parmi les simples. Son nom pourtant (de tussis, « toux », et ago, « je chasse ») résume des propriétés bien réelles. Les feuilles (qui valent à la plante le nom de pas-d'âne) contiennent une substance amère glucosidique, du […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/tussilage/#i_0

VALÉRIANE

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 223 mots

Les Latins employaient déjà des valérianes méditerranéennes, mais les propriétés antispasmodiques de la valériane officinale (Valeriana officinalis L. ; valérianacées) n'ont été révélées qu'en 1522 par le Napolitain Fabius Columa (il s'était guéri de l'épilepsie par son usage). La racine de valériane, seule partie employée, renferme une essence de composition complexe (terpènes […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/valeriane/#i_0

VERVEINES

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 397 mots

Le nom de verveine désigne habituellement de nos jours la verveine citronnelle (Lippia triphylla L.), originaire du sud-ouest de l'Amérique du Sud, introduite en Europe à la fin du xviiie siècle et devenue l'une des plantes à tisanes aromatiques les plus communes. Cette exotique a éclipsé la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/verveines/#i_0

VIOLETTE

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 135 mots

La pensée sauvage (Viola tricolor L. ; violacées) aux multiples variétés renferme un peu d'huile essentielle composée surtout de salicylate de méthyle, de l'acide salicylique, des tanins, une saponine. C'est une excellente dépurative, très efficace dans certaines dermatoses : croûtes de lait infantiles, acné, psoriasis, eczéma persistant, dermatoses des neuro-arthritiques. Util […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/violette/#i_0


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Chicorée sauvage

Chicorée sauvage

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Cichorium intybus L., la chicorée sauvage (famille des Asteraceae ou Compositae), est une plante originaire d'Eurasie tempérée. La chicorée sauvage spontanée est médicinale. Certaines variétés cultivées (cultivars) donnent des salades amères et... 

Crédits : Istituto Geografico De Agostini

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Rhubarbe officinale

Rhubarbe officinale

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Ici Rheum officinale Baill., la rhubarbe officinale (famille des Polygonaceae). C'est une plante vivace herbacée médicinale de 2 à 3 mètres originaire de Chine et du Tibet, à grandes feuilles et fleurs verdâtres ou blanc crème. 

Crédits : Istituto Geografico De Agostini

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Millepertuis (fleurs)

Millepertuis (fleurs)

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Ici Hypericum perforatum L., le millepertuis perforé (famille des Clusiaceae ou Guttiferae). C'est une plante vivace herbacée de 50 à 70 cm originaire d'Eurasie, à feuilles sessiles (sans pétiole), de moins de 2 cm, et fleurs jaunes utilisées en phytothérapie. 

Crédits : De Agostini

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Plantain

Plantain

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Ici Plantago major L., le grand plantain (famille des Plantaginaceae). Cette plante vivace herbacée d'Europe et d'Afrique du Nord, à feuilles disposée en rosette et à inflorescences en longs épis, et utilisée en phytothérapie depuis l'Antiquité. Ses jeunes... 

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Arnica des montagnes

Arnica des montagnes

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Arnica montana L., l'arnica des montagnes (famille des Asteraceae ou Compositae), est une plante vivace herbacée de 30 à 60 cm originaire des montagnes d'Europe. Elle est utilisée en application contre les contusions sans plaie. 

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Hysope officinal

Hysope officinal

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Hyssopus officinalis L., l'hysope officinal (famille des Lamiaceae ou Labiatae), est un sous-arbrisseau de 20 à 60 cm originaire d'Europe méditerranéenne, à petites feuilles entières et fleurs bleues de 8 à 12 mm groupées en épis. Utilisé contre... 

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Sauge

Sauge

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Ici Salvia officinalis L., la sauge officinale (famille des Lamiaceae ou Labiatae). C'est une plante de 60 cm originaire d'Europe méditerranéenne et cultivée depuis l'Antiquité, à feuilles entières de 5 à 10 cm. Elle a de nombreux usages médicinaux,... 

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Euphraise officinale

Euphraise officinale

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Euphrasia officinalis, l'euphraise officinale (famille des Scrophulariaceae), est une plante annuelle de 5 à 30 cm de hauteur, à petites feuilles opposées sessiles (sans pétiole) et fleurs à corolle blanchâtre. Appelée aussi brise-lunettes, elle est utilisée... 

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Chicorée sauvage

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Rhubarbe officinale

Rhubarbe officinale
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Millepertuis (fleurs)

Millepertuis (fleurs)
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Plantain

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Arnica des montagnes

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Hysope officinal

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Sauge

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Euphraise officinale

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