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AIGREMOINE EUPATOIRE

Herbe commune, l'aigremoine (Agrimonia eupatoria L., de la famille des rosacées) a joui d'une très grande réputation dans le passé. On en faisait le spécifique des maladies chroniques du foie, indication oubliée de nos jours mais qui mériterait d'être vérifiée au vu des anciens témoignages. Riche en tanin, elle reste une astringente efficace, utile en usage interne dans les troubles digestifs avec diarrhée (infusion à 3 p. 100 de feuilles et sommités ; 3 à 5 tasses par jour ; également dans l'insuffisance hépatique) ; en usage externe, on l'emploie en gargarismes fréquents dans angines et pharyngites (décoction à 10 p. 100 ; usage très populaire autrefois), en lotions et compresses sur plaies torpides et particulièrement ulcères variqueux (vin : 200 g de plante par litre ; bouillir 5 mn ; infuser 1 h, selon H. Leclerc). L'infusion légère des sommités, rosée, un peu aromatique, agréable, a valu à la plante son nom de « thé du Nord ».

La décoction d'aigremoine a été employée en Russie comme vermifuge chez le bétail. Elle a, par ailleurs, un pouvoir tinctorial (jaune doré).

— Pierre LIEUTAGHI

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Écrit par

. In Encyclopædia Universalis []. Disponible sur : (consulté le )

Autres références

  • ROSALES

    • Écrit par Georges MANGENOT
    • 4 787 mots
    • 8 médias
    Chez les Sanguisorbées (alchemilles, potentilles, aigremoines), dont le gynécée est réduit à un ou deux carpelles, l'accrescence du réceptacle après la fécondation transforme celui-ci en un organe dur, anguleux ou hérissé de crochets, enveloppant complètement un akène (l'autre, s'il existe, est généralement...

Voir aussi