4. Prolongements
Ses travaux sur la génitalité le conduisent à développer le concept d'orgasme : phénomène psycho-physiologique d'excitabilité et de relâchement de la tension sexuelle génitale caractérisé par la capacité de s'abandonner sans inhibition au flux de l'énergie biologique et de décharger son excitation sexuelle au moyen de contractions corporelles involontaires. En 1940, il définit l'orgasme comme un phénomène de décharge électrique, plus précisément de bioélectricité, selon un rythme à quatre temps dit « formule de l'orgasme » : tension mécanique (érection) → charge électrique (excitation intense) → décharge électrique (décharge en contraction musculaire) → relaxation mécanique (relaxation des organes génitaux après la décharge). Ce rythme à quatre temps de l'orgasme, appelé également « fonction TC », n'est pas particulier à l'orgasme, mais affecte toutes les fonctions vitales comme le cœur, les poumons, la vessie, l'intestin, etc. Cette formule sera au cœur de la nouvelle méthode psychothérapeutique reichienne dite « végétothérapie » centrée sur les fonctions neurovégétatives, qui tend à restaurer la motilité et l'équilibre biophysiques en dégageant des énergies végétatives bloquées par la cuirasse caractérielle. Reich ne cessera d'ailleurs de répéter que l'orgasme est le problème fondamental de tous les processus psychosomatiques. La végétothérapie préfigure ainsi nombre de thérapies psychocorporelles des médecines douces ou naturelles en vogue aujourd'hui.
Les travaux de Reich sur la bioélectricité de la matière le conduisent, lors de son exil à Oslo, à entreprendre des recherches pour déterminer si les mouvements orgastiques du corps humain et ceux des protozoaires sont identiques. De ses expériences sur les protozoaires il conclut que la matière inorganique recèle également une énergie élémentaire, les « bions ». Il s'agirait de vésicules microscopiques chargées d'une énergie élémentaire, l'orgone. Reich pensera avoir mis en évidence de manière expérimentale l' […]
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