Empereur romain (364-378), né vers 328, mort le 9 août 378 à Andrinople.
Valens est le frère cadet de Valentinien Ier, qui monte sur le trône à la mort de l'empereur Jovien, le 17 février 364. Le 28 mars suivant, son frère le nomme co-empereur et lui confie le gouvernement des provinces orientales de l'Empire romain, tandis que lui-même règne sur la partie occidentale. L'autorité de Valens, en raison de son arianisme, est bientôt contestée par le païen Procope, qui s'est fait proclamer empereur à Constantinople en septembre 365. Alors que Valens part d'Antioche pour aller affronter l'usurpateur, Procope voit ses troupes déserter en masse, avant d'être trahi et mis à mort le 27 mai 366.
Valens mène ensuite la guerre contre les Wisigoths, qui ont aidé Procope et qui menacent d'envahir la Thrace. En mai 367, l'empereur traverse le Danube et dévaste les territoires wisigoths (auj. en Roumanie). Deux ans plus tard, il envahit à nouveau la région et remporte une victoire décisive contre eux. Après avoir réprimé le complot de Théodore à Antioche durant l'hiver de 371-372, Valens entre en guerre contre les Perses. Bien qu'ayant vaincu ces derniers en Mésopotamie, il est contraint de conclure une paix défavorable en 376. Cette année-là, ses généraux autorisent les Wisigoths, vaincus et poursuivis par les Huns, à s'installer au Sud du Danube, en Mésie et en Thrace. Les Goths se révoltent bientôt contre l'autorité romaine et engagent l'empereur dans la grande bataille d'Andrinople (auj. Edirne, en Turquie) le 9 août 378. Valens commet à cette occasion des erreurs tactiques qui mènent son armée à la défaite complète et lui coûte la vie.
Adepte de l'arianisme, Valens persécute les catholiques comme les païens. Il bannit les évêques que l'empereur Julien avait restaurés mais se laissera fléchir à la fin de son règne et autorisera les exilés à rentrer au pays.
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