Occupant le centre du pays, à l'intérieur de l'arc carpatique, la Transylvanie (63 000 km2) fut pourtant la région la plus tardivement rattachée au royaume de Roumanie (1918) ; très marquée par les influences occidentales, elle conserve un profil socio-économique plus complexe que celui des autres régions roumaines.
Vaste cuvette d'effondrement tertiaire, la Transylvanie est ceinturée continûment à l'est et au sud par la chaîne carpatique, mais n'est que partiellement isolée de sa voisine pannonienne par le vieux massif du Bihor : le Somes et le Mures, les deux grands collecteurs des eaux transylvaines, empruntent au nord et au sud les larges trouées par lesquelles, pendant dix siècles, arrivèrent les colonisateurs allemands et hongrois. Les terrains de remplissage lacustres, pauvres et très fragiles, et une pluviosité moyenne (entre 600 et 700 mm) n'offrent que de médiocres possibilités agricoles. Par contre, les ressources minières sont importantes : gisements polymétalliques du Maramures au nord et du Bihor à l'ouest, gisements de fer et de charbon au sud-ouest. Dans la cuvette centrale (autour de Tîrgu Mureş), d'importants gisements de méthane, complétés de […]
