Depuis 535, Justinien a entrepris de reconquérir l'Italie ostrogothique. En 540, il a repris la capitale, Ravenne. Mais les Ostrogoths résistent et élisent en 541 un jeune prince, Badvila ou Totila. Dès le début, celui-ci est victorieux à Faenza, puis il reprend la Toscane, l'Ombrie et l'Italie du Sud. Naples tombe entre ses mains. Ses succès sont dus à ses talents militaires, mais aussi à ses qualités humaines. Totila se présente comme le défenseur des Italiens soumis à la domination de l'étranger grec. Il esquisse même une « révolution sociale » en libérant les esclaves employés sur les grands domaines. Selon Grégoire le Grand, il aurait rendu visite à Benoît de Nurcie, abbé du Mont-Cassin. Totila assiège Rome pendant deux ans et prend la ville en 546 ; il essaie de rallier à sa politique les sénateurs et d'entamer des négociations avec Constantinople. Ayant échoué, il abandonne Rome, qu'il vide de tous ses habitants. Bélisaire en profite pour reprendre la ville, mais est bientôt rappelé à Constantinople. Totila reprend alors l'offensive et Rome tombe de nouveau entre ses mains en 550. Il construit une flotte, conquiert la Corse et la Sardaigne et débarque en Sicile. Justinien […]
