2. Organisation
Au sommet de la hiérarchie se trouvait le maître, aux pouvoirs limités, malgré une souveraineté représentative du chapitre général. Pour toutes les décisions importantes, il devait consulter le chapitre dans lequel il n'avait qu'une seule voix et devait se ranger à l'avis de la majorité. Son « équipement domestique » se composait du chapelain, d'un clerc, de plusieurs sergents, d'un écrivain sarrasinois servant d'interprète, et enfin d'un ou plusieurs turcoples et écuyers. Il était en outre assisté de deux ou trois chevaliers de rang élevé, membres de droit de son conseil, et, en campagne, il se faisait escorter du gonfanon baussant qui était l'étendard blanc et noir de l'ordre.
Le sénéchal venait après le maître, et le remplaçait en cas d'absence. Le maréchal disposait de l'autorité militaire suprême. Il pouvait au besoin tenir le rôle du maître ou du sénéchal. Le commandeur de la terre et du royaume de Jérusalem est le grand trésorier de l'ordre et chef de la première province. Le drapier s'occupait de l'habillement des frères. Venaient ensuite les commandeurs dont les trois principaux étaient celui de la cité de Jérusalem ou hospitalier de l'ordre, chargé des pèlerins, celui d'Antioche et celui de Tripoli, puis les commandeurs des autres provinces. À ces grands dignitaires s'ajoutaient les commandeurs des maisons, qui pouvaient être chevaliers ou sergents, les commandeurs des chevaliers, les chevaliers, les sergents (parmi lesquels se recrutaient le sous-maréchal, le gonfanonier, le cuisinier, le maréchal-ferrant) et le commandeur du port d'Acre, amiral de la flotte du Temple. Les casaliers étaient chargés des fermes tandis que le turcoplier commandait les turcoples, formant les troupes légères auxiliaires. La règle mentionne ensuite les frères chapelains, dépendant directement du Saint-Siège, puis, en dernier lieu, les frères de métiers : maçons, selliers, bourreliers, tailleurs.
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