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SUPERFLUIDITÉ

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Le terme « superfluide » a été introduit en 1937 par P. Kapitza pour décrire les résultats de ses expériences sur l'hélium 4 liquide à très basse température. En effet, au-dessous de 2,17 K celui-ci est susceptible de s'écouler sans viscosité apparente à travers des pores microscopiques. Deux autres systèmes existent dans lesquels la superfluidité a été découverte. D'une part, la résistance électrique nulle des supraconducteurs est en effet, aujourd'hui, interprétée en considérant que les électrons y sont associés par paires dont l'ensemble est superfluide. D'autre part, on a montré en 1972 que le plus léger des deux isotopes stables de l'hélium, l'hélium 3, présente plusieurs phases superfluides distinctes, au-dessous de 2,5 × 10−3 K, dans lesquelles les atomes sont associés par paires, comme les électrons des supraconducteurs. 

La supraconductivité faisant l'objet d'un article particulier, nous nous intéressons principalement ici aux propriétés de l'hélium.

1.  Découverte de la superfluidité dans l'hélium 4

C'est à Leyde en 1908 que H. Kamerlingh Onnes réussit pour la première fois à liquéfier l'hélium 4 à 4,2 K sous pression atmosphérique, mais il ne découvrit pas sa superfluidité, distrait sans doute par la découverte de la supraconductivité du mercure trois ans plus tard. Ce n'est qu'en 1927 que W. H. Keesom et M. Wolfke, à Leyde toujours, suggérèrent l'existence de deux phases liquides distinctes, l'hélium I et l'hélium II respectivement au-dessus et au-dessous d'une température de transition de l'ordre de 2,3 K. Peu de temps après (1930), W. H. Keesom et K. Clusius montrèrent que la chaleur spécifique de l'hélium liquide présente un pic de variation en fonction de la température à 2,19 K. La forme de ce pic rappelle la lettre grecque lambda (λ), d'où le nom de « transition λ » associé à ce qui allait devenir la transition superfluide de l'hélium 4, et de « point λ » à la température (2,172 K dans l'actuelle échelle de températures) à laquelle cette transition a lieu […]

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FLUIDE, physique

Écrit par :  Étienne GUYON

Dans le chapitre "Quelques types de fluides"  : …  un champ électrique, qui modifie les propriétés optiques extrêmement anisotropes des nématiques. *Signalons enfin le cas des superfluides. L'isotope 4 de l'hélium liquide (4He) perd sa viscosité au-dessous de 2,17 kelvins. L'existence d'écoulements persistants et la capacité de s'écouler à travers des pores de taille atomique… Lire la suite
FROID, physique

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Dans le chapitre "Deux états paradoxaux : supraconductivité et superfluidité"  : …  aimants supraconducteurs utilisés en imagerie médicale aux trains à lévitation magnétique. La *superfluidité de l'hélium apparaît lorsqu'on refroidit de l'hélium liquide, par exemple en diminuant la pression, ce qui produit l'évaporation du liquide et donc son refroidissement ; à 2,2 K, le liquide change brutalement de propriétés physiques, sa… Lire la suite
GAZ RARES

Écrit par :  Paul ALLAMAGNYAlbert LACAZENathalie LEMAITRE Universalis

Dans le chapitre "Hélium I et hélium II"  : …  écoulement de fluide à faible vitesse à travers des capillaires très fins ; d'où le qualificatif de *superfluide donné à l'hélium II. Une éprouvette plongée partiellement dans un bain d'hélium II se remplit ou se vide lentement de telle manière que les niveaux s'égalisent toujours. Le transfert se fait par l'intermédiaire d'un filmLire la suite
KAPITSA (P. L.)

Écrit par :  Agnès LECOURTOIS

… *Physicien russe né à Cronstadt, connu pour ses recherches sur le magnétisme et la physique des basses températures, qui devaient notamment le conduire à la découverte de la superfluidité de l'hélium II. Après des études à l'Institut polytechnique de Petrograd (Saint-Pétersbourg), où il est lecteur jusqu'en 1921, Petr Leonidovitch Kapitsa se rend en… Lire la suite
KAPITZA (P.)

Écrit par :  Vladimir CHEVTCHENKO

…  dans la production industrielle d'oxygène gazeux et liquide au profit de l'industrie de l'acier.* Il découvre la superfluidité de l'hélium II liquide (1939), inaugurant ainsi une orientation nouvelle dans la science : la physique des liquides quantiques. Il démontre que la chaleur émise par un corps solide plongé dans l'hélium liquide provoque… Lire la suite
LANDAU LEV DAVIDOVITCH (1908-1968)

Écrit par :  Yakov SMORODINSKI

Dans le chapitre "L'œuvre scientifique et les publications"  : …  des pulsars dès 1938. Toutes ces recherches conduisent Lev Landau à développer la théorie de la *superfluidité de l'hélium II (1941-1944), phénomène découvert par Piotr Kapitsa en 1937. Ses travaux ont eu une répercussion très grande dans le domaine de la physique de l'état condensé. Au cours des dernières années de son activité scientifique, il… Lire la suite
LEE DAVID (1931- )

Écrit par :  Bernard PIRE

…  que l'hélium 3, isotope d'hélium dont le noyau contient deux protons mais un seul neutron, devient *superfluide à une température de quelque 2 millikelvins. Ce résultat, qui ne peut être compris que dans le cadre de la physique quantique, leur valut de se partager le prix Nobel de physique 1996. La superfluidité –  phénomène spectaculaire d'absence… Lire la suite
LEGGETT ANTHONY J. (1938- )

Écrit par :  Bernard PIRE

… *Né le 26 mars 1938 à Londres (Royaume-Uni), le physicien théoricien Anthony J. Leggett a largement contribué à la compréhension moderne des phénomènes de superfluidité de certains matériaux à très basse température. Après des études à l'université d'Oxford où il soutient sa thèse en 1964, il partage ses premières années de recherches entre Oxford… Lire la suite
LONDON FRITZ (1900-1954)

Écrit par :  Alexei KOJEVNIKOV Universalis

…  de London lui doivent leur nom.) Il se penche alors sur les phénomènes de supraconductivité et de *superfluidité à basse température, qu'il considère comme des effets quantiques macroscopiques. Avec son frère, Heinz London, il met au point en 1935 la première théorie phénoménologique valide de la supraconductivité, étroitement liée à l'existence d… Lire la suite
MATIÈRE (physique) - États de la matière

Écrit par :  Vincent FLEURY

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NUCLÉAIRE (PHYSIQUE) - Noyau atomique

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Dans le chapitre "Modèle rotationnel"  : …  sortes de bosons, les paires de Cooper, imprime à une part du « liquide nucléaire » un comportement *superfluide comparable à celui de l'hélium 4 à basse température. Dans ce schéma, la goutte nucléaire comporterait deux phases dont la superfluide, par essence non visqueuse et donc non entraînée en rotation, ne contribuerait pas au moment d'inertie… Lire la suite
OSHEROFF DOUGLAS DEAN (1945- )

Écrit par :  Bernard PIRE

… que l'hélium 3, isotope d'hélium dont le noyau contient deux protons mais un seul neutron, devient *superfluide à une température de quelque 2 millikelvins. Ce résultat, qui ne peut être compris que dans le cadre de la physique quantique, leur valut de se partager le prix Nobel de physique 1996. Osheroff était devenu professeur à l'université… Lire la suite
QUANTIQUE PHYSIQUE

Écrit par :  Claude de CALAN

Dans le chapitre "Effets quantiques macroscopiques"  : …  est là un sujet de recherche encore actuel... Un autre phénomène quantique à grande échelle est la *superfluidité. À très basse température, l'hélium liquide perd toute viscosité : il ne fait pas de « vagues », monte le long des parois, etc. ! La mécanique quantique explique ce phénomène par le fait qu'à basse température tous les atomes… Lire la suite
RICHARDSON ROBERT COLEMAN (1937- )

Écrit par :  Bernard PIRE

…  que l'hélium 3, isotope d'hélium dont le noyau contient deux protons mais un seul neutron, devient *superfluide à une température de quelque 2 millikelvins. Ce résultat, qui ne peut être compris que dans le cadre de la physique quantique, leur valut de se partager le prix Nobel de physique 1996. La superfluidité –  phénomène spectaculaire d'absence… Lire la suite

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