2. Sulfates d'origine hydrothermale ou sédimentaire
Les sulfates d'origine hydrothermale ou sédimentaire sont essentiellement la barytine BaSO4 et la célestite SrSO4. Ces deux minéraux sont les principales sources de baryum et de strontium. Ils cristallisent tous deux dans le système orthorhombique (groupe Pnma). Comme ils ont (ainsi que l'anglésite) la même structure, il existe des solutions solides en série continue d'un minéral à l'autre (baryto-célestites).
La barytine se présente sous forme de cristaux laiteux, plus ou moins colorés, généralement tabulaires, rarement prismatiques, très souvent associés en « crête de coq » ou en rosette. C'est le moins soluble des sulfates naturels (2 mg/l à 20 0C), mais sa solubilité est accrue dans de grandes proportions en présence de chlorures qui sont communs dans les eaux profondes. Le dépôt de barytine dans les gangues des filons hydrothermaux résulte alors de l'abaissement de la température des fluides vers le haut. La barytine se retrouve souvent dans les séries sédimentaires (gîtes stratiformes), où elle peut être détritique ou néoformée. Elle peut constituer le ciment de grès transgressifs sur des socles ou former des nodules ou des « septaria » dans les marnes ou les dolomies.
La barytine est utilisée dans l'industrie du papier et des peintures, et, en raison de sa densité très élevée (4,5), elle sert à alourdir les boues de forage.
La célestite, fréquemment incolore ou bleu pâle, est plus soluble que la barytine (130 mg/l à 20 0C). Elle est beaucoup plus rare que celle-ci dans les formations hydrothermales, mais elle est fréquente dans les sédiments, en particulier dans les séries dolomitiques ou salines. Elle peut provenir d'une précipitation directe, mais, plus souvent, d'une épigenèse d'aragonite ou de calcite en présence de solutions salées riches en sulfates.
[…]… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 3 pages…



