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STÉRÉOCHIMIE Stéréochimie inorganique

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La stéréochimie, qui concerne la structure spatiale d'une molécule, peut paraître plus complexe en chimie minérale qu'en chimie organique. Celle-ci est la chimie du carbone, élément petit qui s'entoure de deux, trois ou quatre autres éléments ou radicaux ; l'entourage quatre correspond à la saturation électronique et à la structure tétraédrique. Par contre, avec les autres éléments qui représentent la plus grande partie du tableau de la classification périodique, on observe de deux à douze (ou plus) voisins autour de l'élément central.

Depuis Alfred Werner (prix Nobel de chimie en 1913), le chimiste minéraliste a attaché de l'importance à la répartition des atomes dans l'espace. C'est avec les composés cinétiquement stables, c'est-à-dire cinétiquement inertes, comme les complexes octaédriques du cobalt III et plans du platine II, que les premiers chercheurs ont poussé le plus à fond leurs investigations. Grâce à la diffraction des rayons X, une confirmation définitive de la géométrie des molécules fut possible. Il a fallu attendre des théories comme celle du champ cristallin, celle du champ des coordinats pour lever quelques contradictions dans les premières relations trouvées entre un certain nombre de propriétés (magnétisme, coloration, etc.) et la structure proposée.

1.  Structure spatiale

  Principales coordinences

La théorie ionique simplifiée permet d'expliquer la formation de polyèdres de coordination. En supposant que les atomes soient des sphères non déformables, et que les ions de signes opposés soient en contact, on peut penser d'abord que la coordinence est déterminée par de simples considérations géométriques, cela malgré la charge et la nature des ions en présence. C'est ainsi que, dans le chlorure de sodium, l'ion Na+ est entouré de six ions Cl- alors que la charge est unique. Mais le rapport des rayons permettrait de concevoir douze ions Cl- autour de l'ion Na+. Partant du rapport ρ du rayon de l'atome central A au rayon de l'atome qui est coordiné, il est pos […]

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Autres références

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STÉRÉOCHIMIE

Écrit par :  Jacques GUILLERMECharles PRÉVOST

L'objet de la stéréochimie est la forme ou, plus précisément, la structure des molécules, c'est-à-dire le mode de composition et la distribution topologique de leurs éléments atomiques constituants. Les énoncés de la stéréochimie sont actuellement vérifiables par mainte procédure physique, et « objectivables » par le calcul des… Lire la suite
STÉRÉOCHIMIE - Stéréochimie organique

Écrit par :  Henri B. KAGANCharles PRÉVOST

On trouvera dans l'article chimie organique le principe des méthodes qui ont conduit à l'établissement des formules développées planes. On va montrer ici pourquoi ces formules planes sont encore insuffisantes. Désignant provisoirement par X, Y, Z, T (X′, Y′, Z′, T′) des substituants mono-atomiques tous différents, on est appelé à… Lire la suite
STÉRÉOCHIMIE - Stéréochimie et liaison chimique

Écrit par :  André JULG

Bien qu'usuellement développée à partir de résultats expérimentaux, la stéréochimie entre dans le cadre général de la théorie de la liaison chimique et, de ce fait, peut recevoir un support théorique. Une remarque préliminaire est cependant nécessaire. La géométrie d'une molécule est essentiellement conditionnée par son énergie. Or, celle-ci est… Lire la suite
AMPÈRE ANDRÉ-MARIE (1775-1836)

Écrit par :  Louis POUDENSAN

Dans le chapitre "Le précurseur"  : …  pression. Comme lors de l'expérience d'Œrsted, Ampère ne s'arrête pas à l'énoncé de cette loi ; il cherche à en déduire la forme et l'arrangement des atomes pour prévoir leurs combinaisons, leurs substitutions. Il conçoit ce que l'on appelle aujourd'hui la *stéréochimie qui, à son époque, ne fut considérée que comme « une fantaisie révolutionnaire… Lire la suite
BARTON DEREK HAROLD RICHARD (1918-1998)

Écrit par :  Georges BRAM

… *Chimiste britannique né à Gravesend (Kent). Derek Harold Richard Barton obtient son doctorat en 1942 à l'Imperial College de l'université de Londres, où il travaille deux ans dans un laboratoire dépendant des autorités militaires. Après un an passé dans l'industrie chimique, il retourne à l'Imperial College et passe un an (1949-1950) à l'université… Lire la suite
CHIMIE THÉORIQUE

Écrit par :  Lionel SALEMFrançois VOLATRON

Dans le chapitre "Le rôle de la symétrie dans le contrôle des réactions chimiques"  : …  Woodward et Hoffmann ont considéré la réaction de fermeture de cycle de la molécule de *butadiène. Ils ont fait remarquer que, pour une molécule portant des substituants différents X et Y aux deux bouts, deux produits distincts peuvent être envisagés. L'un est un cyclobutène, où X et Y sont du même côté du plan (cis), et s'obtient par un… Lire la suite
CHIRALITÉ, chimie

Écrit par :  Pierre LASZLO

…  autres objets chiraux suivent la même dichotomie et sont soit de type gauche, soit de type droit. *En chimie, on parle de paires d'énantiomères. Louis Pasteur (1822-1895) fut, vers 1848, le premier à conclure de l'étude des biomolécules que la chiralité est une propriété à la fois constitutive et caractéristique du vivant, à l'échelle moléculaire… Lire la suite
CINÉTIQUE CHIMIQUE

Écrit par :  Lucien SAJUS

Dans le chapitre "Mécanisme de la réaction"  : …  initial et état final. Dans ce cadre, diverses techniques ont permis de grands progrès : la *stéréochimie qui, en précisant la position relative dans l'espace des liens des molécules initiales et finales, permet de définir par quelle « face » d'une molécule a lieu l'approche du coréactif. Les effets isotopiques, ou modification… Lire la suite
COMPLEXES, chimie

Écrit par :  René-Antoine PARISJean-Pierre SCHARFF

Dans le chapitre "Définitions"  : …  des rayons ioniques (6 dans le chlorure de sodium, NaCl, et 8 dans le chlorure de césium, CsCl). La *stéréochimie des complexes est déterminée en grande partie par le nombre de coordination qui varie de 2 à 9 (quelques cas de coordinence 10 et 11 ont été décrits) avec 4 et 6 comme valeurs les plus fréquentes. De très nombreux types de configurations… Lire la suite
CONFORMATIONS, chimie

Écrit par :  Jacques GORÉ

…  d'une certaine déformabilité due à la libre rotation autour des liaisons σ (liaisons simples).* Le jeu de celles-ci entraînera pour elle la possibilité de prendre toutes les formes spatiales possibles : il y en a une infinité pour tout composé organique saturé dont la chaîne possède au moins deux atomes de carbone. Ces divers arrangements non… Lire la suite
CORNFORTH JOHN WARCUP (1917- )

Écrit par :  Georges BRAM

… *Chimiste britannique né le 7 septembre 1917 à Sydney (Australie), John Warcup Cornforth commence ses études à Sydney, puis, dès 1939, quitte l'Australie pour travailler dans le laboratoire de Robert Robinson à Oxford, où il obtient son doctorat en 1941. De 1946 à 1962, il fait partie de l'équipe du Conseil de la recherche médicale de l'Institut… Lire la suite
CYCLANES & CYCLÈNES

Écrit par :  Jean-Marie CONIA

Dans le chapitre "Stéréo-isomérie et structure"  : …  un carbone asymétrique, comme le limonène (4) qui est connu sous ses formes droite et gauche. La  *stéréochimie  précise  de  tous  ces composés constitue un énorme problème, par suite du nombre souvent très grand d'isomères possibles qu'il faut envisager quand on étudie la structure ou quand on fait la synthèse de telles substances. Pour les… Lire la suite
EAU - Propriétés physico-chimiques

Écrit par :  Antoine POTIER

Dans le chapitre "Structure du liquide"  : …  élevé (1,85 debye) ne peut être expliqué que par l'existence de deux paires d'électrons libres. *Les deux paires et les deux liaisons sont orientées tétraédriquement, comme dans la glace Ih, dans laquelle il y a des liaisons hydrogène (liaisons H) O—H...O résultant de l'interaction entre l'hydrogène d'une liaison O—H d'une première molécule d'… Lire la suite
ÉTUDE DES SUCRES ET DES PEPTIDES

Écrit par :  Arnaud HAUDRECHY

  *Élève d'Adolf von Baeyer, l'Allemand Emil Hermann Fischer (1852-1919) soutient à Strasbourg une thèse en partie consacrée à l'étude d'hydrazines, ce qui l'amène à étudier ultérieurement les sucres (glucides), à Würzburg, en 1888. Après avoir montré la structure aldéhydique du glucose, il synthétise, en 1901, des… Lire la suite
GLUCIDES

Écrit par :  Jean ASSELINEAUCharles PRÉVOSTFraidoun SHAFIZADEHMelville Lawrence WOLFROM

Dans le chapitre "Configuration stérique"  : …  Le problème est double : il s'agit d'établir les *configurations stériques des 4 atomes de carbone asymétrique stables, puis celles du cinquième carbone asymétrique par lequel diffèrent les glucoses α et β. Dans le premier cas, il est plus simple de raisonner sur les formules linéaires : CH2OH−(CHOH)4−CHO. On utilise trois… Lire la suite
HASSEL ODD (1897-1981)

Écrit par :  Georges BRAM

… *Chimiste norvégien né et mort à Oslo. Après ses études à l'université d'Oslo, Odd Hassel va à l'Institut Kaiser-Wilhem de Berlin s'initier à la cristallographie par diffraction des rayons X. Il y soutient son doctorat en 1924 et bénéficie ensuite, pendant un an, d'une bourse Rockefeller obtenue grâce à la recommandation de Fritz Haber. En 1925, il… Lire la suite
LE BEL JOSEPH ACHILLE (1847-1930)

Écrit par :  Dina SURDIN

… *Chimiste français, né à Pechelbronn (Bas-Rhin) et mort à Paris. Après des études à l'École polytechnique de Paris, Joseph Achille Le Bel devient préparateur à l'université de Strasbourg. Il est ensuite l'assistant d'Antoine Balard, puis de Charles Wurtz ; auprès de ce dernier, il a Jacobus Henricus Van't Hoff pour condisciple. Sa famille possédant… Lire la suite
LIAISONS CHIMIQUES - Liaison et classification

Écrit par :  André JULG

Dans le chapitre "Hybridation des orbitales atomiques"  : …  opération essentiellement mathématique, et la notion de valence dirigée sur laquelle est bâtie la *stéréochimie classique. Plusieurs types d'hybridation sont à envisager selon l'environnement de l'atome. On s'intéressera d'abord au cas le plus simple, celui où les hybrides sont construites seulement sur les orbitales s et p. Si l… Lire la suite
MAGNÉTOCHIMIE

Écrit par :  Jean HOARAU

Dans le chapitre "Complexes de coordination"  : …  Pauling a proposé une théorie simple fondée sur la méthode des liaisons de valence et montrant *la relation qui existe entre les propriétés magnétiques de ces complexes et leur structure géométrique. Soit l'exemple des complexes tétracoordinés du nickel : les ions complexes [Ni(NH3)4]2+ et [Ni(CN)4]… Lire la suite
MANGANÈSE

Écrit par :  Bernard DUBOISJacques FAUCHERREGil MICHARDClotilde POLICARJean-Louis VIGNES

Dans le chapitre "Degré d'oxydation + II"  : …  que soit la géométrie, l'énergie de stabilisation du champ de ligands (E.S.C.L.) est alors nulle. *La géométrie est donc imposée, non par la stabilisation électronique, mais par des critères de répulsion stérique entre ligands : les géométries octaédrique et tétraédrique, qui minimisent ces interactions stériques, sont favorisées. Le Mn(II)… Lire la suite
MÉSOMÉRIE

Écrit par :  Bernard CARTON

… *On rencontre parfois des cas où un choix ne peut être fait entre plusieurs structures à peu près également stables d'un même corps et dont aucune ne permet à elle seule de rendre compte de toutes les propriétés de la substance. On appellera mésomérie l'état d'une telle molécule, la forme stable étant intermédiaire entre les structures extrêmes ; on… Lire la suite
MOLÉCULE

Écrit par :  André JULG

Dans le chapitre "La stabilité des molécules et les isomères"  : …  noyaux avec leur cortège d'électrons, c'est-à-dire à une molécule au sens où nous l'avons définie. *À la notion de forme de la molécule, on doit substituer celle de configuration de ses noyaux. Par exemple, pour le méthane, CH4, les noyaux d'hydrogène sont situés aux sommets d'un tétraèdre régulier et celui de carbone au centre… Lire la suite
PHARMACOLOGIE

Écrit par :  Edith ALBENGRESJérôme BARREPierre BECHTELJean-Cyr GAIGNAULTGeorges HOUINHenri SCHMITTJean-Paul TILLEMENT

Dans le chapitre "Modélisation moléculaire et calcul"  : …  La finalité de cette méthode est de *se représenter et de prévoir par le calcul la structure 3D qu'une molécule doit avoir pour interagir avec un récepteur donné. Cette méthode peut donc s'appliquer soit pour optimiser des molécules connues, soit pour concevoir, ab initio, de nouvelles molécules. La technique de base de cette approche est… Lire la suite
STÉROÏDES

Écrit par :  Dominique BIDETJean-Cyr GAIGNAULTJacques PERRONNETDaniel PHILIBERT

Dans le chapitre "Structure stéréochimique"  : …  L'*établissement de la structure des stéroïdes, avec sa stéréochimie précise, est l'aboutissement de recherches menées pendant plusieurs décennies. Les principales étapes furent la détermination, en 1888, par F. Reinitzer, de la formule brute du cholestérol, et sa confirmation vingt ans plus tard ; la proposition, dans les années 1920, par A. … Lire la suite
SYNTHÈSE CHIMIQUE

Écrit par :  Jean-Marie SURZUR

Dans le chapitre "La synthèse organique"  : …  pour une opération synthétique spécifique. Dans tout projet de synthèse, les éléments de *stéréochimie doivent être consi dérés avec le plus grand soin. Lorsque plusieurs diastéréo-isomères sont possibles, on cherchera à obtenir majoritairement celui qui est désiré : on parlera alors de réaction diastéréosélective. Les produits… Lire la suite
VAN'T HOFF JACOBUS HENRICUS (1852-1911)

Écrit par :  Dina SURDIN

… *Chimiste hollandais, né à Rotterdam et mort à Berlin. Van't Hoff entre à l'institut polytechnique de Delft en 1869, puis il va, en 1871, à l'université de Leyde, où il décide de se consacrer à l'étude de la chimie. Il est, pendant l'année 1872-1873, l'élève de Kekulé à Bonn et, l'année suivante, l'élève de C. A. Wurtz à Paris, où il est le… Lire la suite

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Structures bipyramydales Énergie de stabilisation du champ des coordinats : champ faible Énergie de stabilisation du champ des coordinats : champ fort Isomères géométriques d'un composé plan Isomère cis-trans d'un composé plan Réactions 1 à 3 Nombre d'isomères d'un complexe octaédrique Isomère optique Nombre d'isomères d'un complexe octaédrique

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