Les systèmes de détection et de localisation d'une cible sous-marine, ou d'un obstacle immergé, qui font appel à l'utilisation d'un signal sonore (acoustique) sont spécifiquement désignés par le terme « sonar ». Cet acronyme, issu de l'anglais sound navigation and ranging, se veut donc l'équivalent, en acoustique sous-marine, du radar (radio detection and ranging) en électromagnétisme. Toutefois, au-delà de la stricte détection de cibles, on regroupe plus largement sous l'appellation sonar l'ensemble des technologies permettant de transmettre et de recueillir de l'information dans le milieu sous-marin à l'aide d'ondes acoustiques.
La large implication des techniques sonar dans les activités humaines liées à la mer provient du fait que les ondes acoustiques se propagent de manière relativement favorable dans l'eau (au moins du point de vue énergétique), au contraire des ondes électromagnétiques (radio, radar ou lumière) ; elles peuvent donc, tout comme ces dernières dans l'atmosphère ou l'espace, être employées dans l'océan pour des opérations de détection, localisation et identification de cibles présentes en pleine eau (bancs de poissons, sous-marins et torpilles, plongeurs...) ou sur le fond (épaves, mines, structures géologiques, végétation...), ou pour des mesures physiques (hauteur d'eau sous un bateau, levé de cartes topographiques, vitesse d'un bateau ou d'un courant, caractéristiques hydrologiques des masses d'eau océaniques...), ou encore comme support de transmissions et de communications avec des véhicules sous-marins ou des systèmes immergés (télécommandes, données et images, communications vocales...).
1. Historique
Bien que la capacité de l'eau à propager des ondes sonores ait été observée depuis fort longtemps, l'exploitation pratique de cette potentialité, se heurtant à des contraintes technologiques difficiles, en est relativement récente. L'idée de détecter activement, en envoyant des signaux acoustiques, des obstacles à la navigation ou des cibles n'a été concrétisée qu'au début du xx
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