Le Shi jing(Canon des poèmes) est le Livre saint de la poésie. Il fait partie de la liste des cinq Jing(Livres canoniques) les plus vénérés, c'est-à-dire des ouvrages mis plus ou moins directement sous le patronage de Confucius. La tradition attribuait au sage lui-même le choix des trois cent cinq poèmes qui composent cette anthologie. Mais il se pourrait que le Shi jingait existé déjà tel quel avant Confucius. Celui-ci aurait seulement donné une forte impulsion à l'étude de cet ouvrage. Un homme qui ignore les Poèmes, disait-il, est comme quelqu'un qui se tiendrait face à un mur, ayant sa vue limitée et incapable d'avancer.
Les Poèmes, très rythmés, sont facilement retenus par cœur. Il y a donc tout lieu de croire que le texte actuel, divisé en quatre parties, est très proche de celui que connaissait Confucius.
La première partie, intitulée Guo feng, « Airs des principautés », est formée de poésies populaires, ou de caractère populaire, en majeure partie profanes, groupées selon leur pays d'origine.
Les Ya […]
Autres références
« SHI JING [ CHE KING ] » est également traité dans :
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yuefu », où revivait l'esprit satirique des chansons des Han, héritières directes du *Shi jing.Ces chansons, pensait Bo, auraient dû voler de bouche en bouche, et si l'empereur, comme les anciens rois, s'était mis à l'écoute des refrains et des rumeurs, elles auraient fini par lui parler des souffrances du peuple. Ces…
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CHINOISE (CIVILISATION) - Symbolisme traditionnel et religions populaires
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Les plus anciens classiques chinois, à commencer par le *Shi jing ou Livres des vers, fournissent déjà, quoique remaniés, de bons témoignages d'ordre religieux. Ils nous permettent de constater que, dès l'époque – viiie siècle avant J.-C. au plus tard – dont ils sont le reflet indirect, la religion chinoise se…
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CHINOISE (CIVILISATION) - La littérature
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remontent trois recueils, les Documents(Shu), les Poèmes(*Shi) et les Mutations(Yi), qui sont à la base de la tradition littéraire chinoise. La datation en est du reste approximative ; d'après la critique actuelle, la plupart de ces textes ne sont guère antérieurs à l'an 800…
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CONFUCIUS & CONFUCIANISME
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les ordonnances mensuelles qui harmonisent les tâches des hommes et les rythmes de la nature. *Quant au Canon des poèmes, dont, d'après une tradition, Confucius aurait choisi les trois cent cinq textes, il se compose de chansons populaires, de petites et grandes odes, d'hymnes enfin, au style plus majestueux que les chansons : si…
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ERYA [EUL-YA]
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*Le plus ancien des dictionnaires chinois, un des treize classiques du confucianisme. Le Erya n'est pas un dictionnaire de caractères, mais un vocabulaire avec des explications. Ce vocabulaire paraît surtout emprunté au Livre des odes ou Shi jing, dont les expressions dialectales nécessitent une « interprétation en langue…
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Bibliographie
S. Couvreur, Cheu King, texte chinois avec trad. franç. et lat., Hejianfu, 1896
M. Granet, Fêtes et chansons anciennes de la Chine, Paris, 1919
O. Kaltenmark, La Littérature chinoise, P.U.F., Paris, 1977
B. Karlgren, The Book of Odes, texte bilingue, Stockholm, 1956
J. Legge, The Chinese Classics, vol. IV : The Book of Poetry, Hong Kong, 1871
Shanghai, s.d.
Tchang Tchengming, Le Parallélisme dans les vers du Cheu King, Paris, 1937
A. Waley, The Book of Songs (Shi jing), Londres, 1937
C. H. Wang, The Bell and the Drum, Berkeley-Los Angeles-Londres, 1974.
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