Intoxication par le plomb faisant toujours suite à une exposition prolongée, professionnelle (peintres, zingueurs, imprimeurs de l'ancien temps) ou non (adduction d'eau pauvre en carbonates par tuyaux de plomb, écaillage de vieilles peintures au plomb, habitat en zone industrielle polluée, alimentation).
Dans l'intoxication chronique, la seule rencontrée actuellement, on peut noter, isolés ou associés, des troubles digestifs douloureux (les « coliques de plomb »), des troubles neurologiques (encéphalopathie grave et quelquefois mortelle chez l'enfant, polynévrite chez l'adulte) et une anémie souvent modérée. L'examen peut déceler un liséré grisâtre situé à la jonction gingivo-dentaire, mais la confirmation de l'intoxication ne peut se faire que par des examens biologiques : excrétion urinaire anormalement élevée de coproporphyrine III ; dosage de la plombémie et de la plomburie. Les enfants constituent la population la plus vulnérable.
Le traitement fera appel aux chélateurs du plomb : BAL (2,3 dimercaptopropanol) ou EDTA (acide éthylène diamine tétracétique) par voie parentérale, suivi de l'administration orale de pénicillamine : l'effet symptomatique est bon, mais […]
