3. La reconnaissance du créateur
Plusieurs expositions ont retracé la carrière d'Yves Saint Laurent, à New York (Metropolitan Museum, 1983), au palais des Beaux-Arts de Pékin (1985), à Paris (musée des Arts de la mode, 1986), au musée de l'Ermitage (1987), puis à Sydney (1987).
Yves Saint Laurent a créé plusieurs boutiques de prêt-à-porter : « Saint Laurent-Rive gauche » (dont la première a été inaugurée en 1967 à Paris, rapidement suivie à New York en 1968 et Londres en 1969), puis la ligne « Saint Laurent-Variation ». Il a composé de nombreux costumes pour le cinéma (notamment pour Catherine Deneuve, qu'il habille pour la première fois dans Belle de jour) et surtout pour le théâtre, où il manifeste un talent convaincant et original (Savannah Bay de Marguerite Duras, en 1983). Ses parfums se nomment Y (1964), Rive gauche (1971), Opium (1977), Paris (1984), Champagne (1993). Pour les hommes, Saint Laurent a créé YSL pour Homme (1971), Kouros (1981) et Jazz (1989).
Celui qui déclarait : « rien n'est plus beau qu'un corps nu. Le plus beau vêtement qui puisse habiller une femme ce sont les bras de l'homme qu'elle aime. Mais, pour celles qui n'ont pas eu la chance de trouver ce bonheur, je suis là » abandonne, en janvier 2002, la haute couture (son entreprise avait été rachetée en 1999 par le financier François Pinault). Yves Saint Laurent clôt sa carrière au Centre Georges-Pompidou par un ultime défilé rétrospectif qui vient couronner ses quarante ans de création, et qui rassemble près de trois cents modèles et deux cents mannequins. La même année, il crée avec Pierre Bergé une fondation qui pratique le mécénat, organise des expositions, gère son musée et ses collections de vêtements, accessoires, dessins, patrons papier et toute documentation associée. En 2009, après le décès d’Yves Saint Laurent, Pierre Bergé vend chez Christie’s leur collection commune d’œuvres d’art, après l’avoir présentée lors d’une exposition au Grand Palais à Paris.
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