1858 Ouverture de la maison Worth Bobergh à Paris.
1868 Création à Paris de la Chambre syndicale de la couture et de la confection pour dames.
1895 À la mort de son fondateur, la maison Worth emploie plus d'un millier de personnes.
1905 Lady Duff-Gordon crée à Londres la maison Lucile, dont les présentations de collections, à date fixe, sont conçues comme des spectacles. Ces présentations peuvent durer jusqu'à trois heures.
1910 Création de la Chambre syndicale de la couture, qui dissocie définitivement les maisons de couture, qui habillent les femmes sur mesures, et les maisons de confection.
1924 Six des 32 mannequins de Jean Patou sont américains, plus longues, plus minces que les Françaises et chargées de séduire l'importante clientèle d'outre-Atlantique de la couture parisienne.
1925 La couture représente 15 p. 100 des exportations françaises.
1930 Au début des années 1930, la Chambre syndicale de la couture met en place un « calendrier » des présentations et les 400 modèles habituellement présentés par chaque maison sont réduits à une centaine.
1946 La France compte 106 maisons de haute couture, mais ce chiffre est dès lors en déclin : 60 maisons en 1952, 36 en 1958 et 19 en 1967.
1947 L'arrêté du 30 juin 1947, dans la droite ligne des règles instituées par le régime de Vichy, prévoit qu'une maison de « couture-création » doit, entre autres obligations, employer au moins 20 ouvriers dans ses ateliers, présenter un minimum de 75 modèles deux fois par an et disposer d'une cabine de 3 mannequins au moins pour les présentations privées à la clientèle.
1950 La haute couture parisienne réalise les deux tiers de son chiffre d'affaires à l'étranger, auprès d'une clientèle privée mais surtout professionnelle (grands magasins et confectionneurs étrangers, en particulier américains).
1952 Instauration d'une « Aide textile » de l'État français à la haute couture, couvrant 50 p. 100 de ses dépenses en tissu. Elle est supprimée en 1959.
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