Chorégraphe et danseur français né à Villemomble le 13 janvier 1924. C'est en 1934 que Roland Petit entre à l'Opéra de Paris, où il reçoit l'enseignement de Gustave Ricaux et de Serge Lifar. Promu grand sujet, il danse pour la première et dernière fois sur la scène de l'Opéra dans L'Amour sorcier de Serge Lifar (1943). Dès 1941, il s'associe avec Janine Charrat et apprend à ses côtés la chorégraphie et la mise en scène, grâce aux récitals qu'ils donnent ensemble durant la guerre. En collaboration avec Jean Cocteau et les décorateurs Christian Bérard et Marie Laurencin, il crée : Paul et Virginie (musique de H. Sauguet ; décors de M. Laurencin), Orphée et Eurydice (C. Frank ; J. Cocteau).
En 1944, il abandonne l'Opéra de Paris et participe aux fameuses Soirées de la danse au théâtre Sarah-Bernhardt ; il y règle Ballet blanc (F. Chopin), Un Américain à Paris (G. Gershwin, 1944). Pour un récital de danse au théâtre des Champs-Élysées en mars 1945, il crée Les Forains (H. Sauguet ; C. Bérard) qui le rendent célèbre du jour au lendemain. C'est alors qu'il fonde le Ballet des Champs-Élysées, dont il sera jusqu'en 1947 le directeur, le maître de ballet, le chorégraphe, le danseur étoile. Il y crée Le Jeune Homme et la Mort (J. S. Bach ; J. Cocteau ; I. Wakhevitch). Il fonde en 1948 les Ballets de Paris au théâtre Marigny et y présente : La Croqueuse de diamants (J.-M. Damase ; I. Wakhevitch), Les Demoiselles de la nuit (J. Françaix ; L. Fini). Il travaille avec Jean Anouilh, André Derain, Antoni Clavé et Léonor Fini. Il séjourne aux États-Unis et à Londres où il présente, en 1949, Carmen avec sa femme Zizi Jeanmaire. À son retour en France, il reconstitue une troupe au théâtre de l'Empire (1953), fait appel à des écrivains (Georges Neveux), à des cinéastes (Orson Welles), à des peintres pour ses décors (B. Buffet, J. Carzou) et à des grands couturiers pour ses costumes (Y. Saint Laurent). Il crée : Le Loup (H. Dutilleux ; J. Carzou ; 1953). Il présente Notre-Dame de Paris à l'Opéra de Paris (M. Jarre, R. Allio ; […]
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