Margot Fonteyn a été sans conteste la plus grande danseuse classique britannique du xxe siècle. Anoblie par la reine en 1956, elle a mené une brillante carrière qui dura trente-six ans, de 1934 à 1970. Sa grâce, le délié de ses bras, son expressivité et ses lignes fuselées ont fait d'elle l'une des premières ballerines qui soit considérée comme une « star ». Elle est entrée dans la légende pour avoir formé, avec Rudolf Noureev, son partenaire sur scène, l'un des couples les plus talentueux de l'histoire de la danse classique.
1. Une grande dame de la danse
De son vrai nom Peggy Hookham, Margot Fonteyn est née le 18 mai 1919 à Reigate, au sud de Londres. Elle passe une partie de son enfance à Shanghai, où elle étudie la danse sous la direction de Gontcharov, puis à Londres où elle est l'élève d'Astafieva.
Elle débute, en 1934, dans la troupe du Sadler's Wells Ballet, interprétant le petit rôle du flocon de neige dans Casse-Noisette. Elle est alors remarquée par Ninette de Valois, collaboratrice de Diaghilev et fondatrice du Sadler's Wells Ballet (l'actuel Royal Ballet), qui lui trouve son nom de scène.
En 1935, dans une œuvre de Frederick Ashton, Le Baiser de la fée, sur une musique de Stravinski, elle se voit confier son premier grand rôle. Sous la direction du même chorégraphe, Margot Fonteyn interprète l'année suivante La Femme en robe de bal, où elle rencontre celui qui sera son partenaire, Robert Helpmann. Lors de ce ballet, Ashton a trouvé en elle l'interprète capable de révéler les plus profonds aspects de son art. Elle apparaîtra dans la plupart de ses œuvres : Nocturne (1936), Les Patineurs (1937), Première Arabesque, un solo (1937), Cupidon et Psyché (1939) puis Un pas de deux (1939) sur un Prélude de Chopin, avec Robert Helpmann comme partenaire.
Pendant la guerre, Margot Fonteyn continue d'illustrer le ballet anglais avec Dance Sonata (1940) sur une musique de Liszt et Wise Virgins sur une musique de Bach (1940). The Quest (1943) est une adaptation du poème de Spenser : The Faerie Queene, où elle personnifie la vérité. Margot Fonteyn est alors la pr […]
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