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WAGNER (R.)

Entre errance postrévolutionnaire et apothéose d’un artiste bourgeois, la vie de Richard Wagner fut digne d’un roman. Elle offre le portrait d’un homme aussi détestable par son égoïsme, son opportunisme, son amour de l’argent et son antisémitisme, qu’admirable par son obstination à imposer son univers artistique. Mais c’est avant tout grâce à son œuvre musicale, considérable par son ampleur (dix opéras majeurs du répertoire lyrique) et par son influence sur le devenir de la musique, davantage que pour ses écrits, d’une profusion inégalée pour un musicien mais pour partie d’une postérité historiquement funeste, que Richard Wagner occupe un rang de génie parmi les artistes du xixe siècle. Mais ce Protée, et son avatar incontournable, le wagnérisme, provoquent encore, deux cents ans après sa naissance, amour fou ou détestation comme aucun autre compositeur n’en a suscité à ce jour. Au point que Julien Gracq a pu écrire : «on ne peut aimer aujourd’hui Wagner que malgré» (Lettrines, 1967).

1.  Un musicien autodidacte

C’est au son des canons des guerres napoléoniennes que Wilhelm Richard Wagner naît à Leipzig, le 22 mai 1813. Il est le neuvième et dernier enfant du fonctionnaire de police Karl Friedrich Wagner et de Johanna Rosine Pätz. La fonction du père, trop tôt décédé (en novembre 1813), qui masque une grande culture et un réel amour du théâtre, et le rapide remariage de sa veuve avec l’acteur et peintre Ludwig Geyer, décédé à son tour en 1821, et dont Wagner a pu imaginer qu’il était son véritable père, influencent au-delà de ces morts précoces le destin d’une fratrie qui comptera quatre chanteur et cantatrices.

Le benjamin, après des études mouvementées entre Dresde, Eisleben et Leipzig, où il se passionne pour la littérature sous l’influence éclairée de son oncle Adolf, ne résiste pas non plus à l’appel du théâtre. Il entreprend, de treize à quinze ans, une tragédie en cinq actes, Leubald und Adelaide (perdue). Puis, sous le coup des interprétations magistrales de la cantatrice Wilhelmine Schröder-Devrient dans le Fidelio de Beethoven en 1829, [...]

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Pour citer cet article

FLINOIS, « WAGNER (R.)  », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le  . URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/richard-wagner/

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« WAGNER RICHARD (1813-1883) » est également traité dans :

WAGNER (R.) - (repères chronologiques)

Écrit par :  Christian MERLIN

22 mai 1813 Richard Wagner naît à Leipzig. 20 octobre 1842 Rienzi, der Letzte der Tribunen (Rienzi, le dernier des tribuns), « grand opéra romantique » en cinq actes sur un livret du compositeur d'après le roman d'Edward Bulwer-Lytton, est créé au Königlich… Lire la suite
LE CRÉPUSCULE DES DIEUX (R. Wagner)

Écrit par :  Timothée PICARD

Götterdämmerung (Le Crépuscule des dieux) de Richard Wagner , troisième et dernière journée de la tétralogie Der Ring des Nibelungen (L'Anneau du Nibelung), sur un livret du compositeur, a été créé au Festspielhaus de Bayreuth lors du premier festival, le 17 août 1876,… Lire la suite
L'OR DU RHIN (R. Wagner)

Écrit par :  Timothée PICARD

Das Rheingold (L'Or du Rhin) de Richard Wagner , prologue de la tétralogie Der Ring des Nibelungen (L'Anneau du Nibelung), sur un livret du compositeur, a été créé au Königliches Hof- und Nationaltheater de Munich le 22 septembre 1869, sous la direction de Franz… Lire la suite
PARSIFAL (R. Wagner)

Écrit par :  Timothée PICARD

Parsifal de Richard Wagner , festival scénique sacré (« Bühnenweihfestspiel ») sur un texte du compositeur d'après des sources médiévales (au premier chef desquelles le Parzival de Wolfram d'Eschenbach), envisagé dès 1857, a été composé entre 1877 et 1882, et créé à Bayreuth le 26 juillet 1882, sous la… Lire la suite
LE RING D'AIX-EN-PROVENCE

Écrit par :  Pierre FLINOIS

Créé au sortir de la Seconde Guerre mondiale pour faire (re)découvrir – avec quel succès – Mozart à la France, le festival d'Aix-en-Provence en a gardé le renom d'une manifestation pratiquement dédiée au seul Salzbourgeois. Chaque directeur a eu beau faire, l'image initiale est demeurée dans l'inconscient collectif, et Stéphane Lissner , nommé à… Lire la suite
SIEGFRIED (R. Wagner)

Écrit par :  Timothée PICARD

Siegfried de Richard Wagner , deuxième journée de la tétralogie Der Ring des Niebelungen (L'Anneau du Nibelung), sur un livret du compositeur, a été créé au Festspielhaus de Bayreuth le 16 août 1876, lors du premier festival, sous la direction de Hans Richter, avec Georg Unger… Lire la suite
TRISTAN ET ISOLDE (R. Wagner)

Écrit par :  Timothée PICARD

Tristan und Isolde(Tristan et Isolde), « action musicale » en trois actes de Richard Wagner , sur un livret du compositeur d'après plusieurs sources médiévales (au premier rang desquelles le poème inachevé de Gottfried de Strasbourg), a été composé entre 1857 et 1859 et créé le 10 juin 1865 au Königliches… Lire la suite
TRISTAN ET ISOLDE (R. Wagner), en bref

Écrit par :  Christian MERLIN

Le 10 juin 1865, Tristan et Isolde, de Richard Wagner , est créé au Königliches Hof- und Nationaltheater de Munich. Lorsque s'épanouissent les premières mesures du prélude, les spectateurs n'ont peut-être pas conscience d'assister à une révolution dans l'histoire de la musique : un accord des instruments à vent, dissonant à… Lire la suite
WAGNÉRISME

Écrit par :  Jean PAVANS

Si, dans le monde des arts, les noms des grands maîtres ont souvent suscité des termes nouveaux, comme « mozartien » ou « beethovénien », l'existence même du mot « wagnérisme » reflète la position et l'influence singulières de l'œuvre de Richard Wagner dans l'histoire de la musique , mais aussi des idées. Or cette position et cette influence… Lire la suite
LA WALKYRIE (R. Wagner)

Écrit par :  Timothée PICARD

Die Walküre (La Walkyrie) de Richard Wagner , première journée de la tétralogie Der Ring des Nibelungen (L'Anneau du Nibelung), sur un livret du compositeur, a été créée au Königliches Hof- und Nationaltheater de Munich le 26 juin 1870, sous la… Lire la suite
WAGNER WIELAND (1917-1966)

Écrit par :  Pierre FLINOIS

Arrière-petit-fils de Franz Liszt, petit-fils de Richard Wagner, Wieland Wagner, directeur du festival de Bayreuth de 1951 jusqu'à sa mort, profitera de la position que lui conférait son héritage familial pour imposer au monde une conception de la mise en scène wagnérienne, puis de la mise en scène d'opéra en général,… Lire la suite
WAGNER WINIFRED (1897-1980)

Écrit par :  André TUBEUF

L'œuvre que Wagner a le plus passionnément voulue, celle pour laquelle, se comparant à Latone pourchassée, il implorait les dieux de la mythologie, ce n'est ni le Ring, ni Parsifal. Tout son souci, ce fut Bayreuth. Bâtir, léguer. Sans toit (à cinquante ans !) pour sa propre tête, Wagner était jaloux de la… Lire la suite
Tristan et Isolde, WAGNER (Richard)

Écrit par :  Alain FÉRON

Dans le chapitre "Auteur"  : …  Les premiers opéras de Wagner (Le Vaisseau fantôme, 1843 ; Tannhäuser, 1845) sont encore conventionnels mais, dès 1850, Lohengrin porte en germe le drame lyrique wagnérien. Wagner esquisse à partir de 1848 son Anneau du Nibelung, couramment… Lire la suite
OPÉRA - Histoire, de Peri à Puccini

Écrit par :  Jean-Vincent RICHARD

Dans le chapitre "Richard Wagner"  : …  à Wagner, que si le premier a épousé son siècle, le second l'a contraint à l'épouser. Wagner s'est non seulement voulu poète et musicien, il se croyait aussi politique, philosophe, en un mot, esprit universel. Ses détours idéologiques, qui le font aller du socialisme utopique aux plus dangereuses théories raciales d'un Gobineau, ne l'ont… Lire la suite
FESTIVALS

Écrit par :  Jean-Michel BRÈQUEMatthieu CHÉREAUJean CHOLLETPhilippe DULAC E.U.Christian MERLINNicole QUENTIN-MAURER

Dans le chapitre "Des années Toscanini aux années noires"  : …  1933, au moment où l'Allemagne devient nazie, Salzbourg passe plus que jamais pour le haut lieu de l'universalisme européen. Symboliquement, en dirigeant en 1933 Tristan et Isolde, Bruno Walter intègre dans le camp de l'humanisme la musique de Wagner, revendiquée par les nationalistes allemands. Et, symbole encore plus fort,… Lire la suite
SCÉNOGRAPHIE LYRIQUE

Écrit par :  Alain PERROUXAlain SATGÉ

Dans le chapitre "Renouveau et révolution"  : …  Le signe le plus marquant de cette évolution demeure la fameuse production de L'Anneau du Nibelung de Wagner au festival de Bayreuth en 1976, dans une mise en scène de Patrice Chéreau. Wolfgang Wagner, directeur du festival, avait bien senti la nécessité d'un renouveau. En fait de renouveau, ce fut une… Lire la suite
LIVRET, musique

Écrit par :  Jean-Michel BRÈQUEElizabeth GIULIANIJean-Paul HOLSTEINDanielle PORTEGilles de VAN

Dans le chapitre "Pourquoi ?"  : …  œuvre d'art totale. Tous cherchent à contrôler l'ensemble du processus lyrique : non seulement le texte, mais aussi la scénographie, l'interprétation. Wagner multiplie les didascalies dans ses partitions, les directives à ses interprètes, les commentaires de ses œuvres. Sylvano Bussotti, pour Nottetempo (1976), se pose en artisan unique d'un Lire la suite
LYRISME MUSICAL

Écrit par :  Étienne SOURIAU

Dans le chapitre "Lyrisme objectif"  : …  les accents caractéristiques d'une passion, sans être obligé de l'imaginer sienne. Wagner s'est peut-être identifié à Tristan, mais sûrement il identifiait Isolde à Mathilde Wesendonck, dont il lui suffisait d'avoir connu les accents passionnés pour les redire musicalement. Et Mozart donne au chant de Suzanne les élans absolus de la passion. Il… Lire la suite
ŒUVRE D'ART TOTALE

Écrit par :  Philippe JUNOD

Dans le chapitre "L'exigence de synthèse"  : …  Dante-Symphonie à l'aide de vingt-sept tableaux de Bonaventura Genelli (1798-1868) représentant des scènes de la Divine Comédie. Quant à Richard Wagner (1813-1883), il rêvait d'une lecture publique d'un roman de Goethe dans une galerie d'art accompagnée par l'exécution d'une symphonie de Beethoven. L'auteur de… Lire la suite
LISZT (F.)

Écrit par :  Marta GRABOCZ

Dans le chapitre "Les années 1840 : le retour à la Hongrie natale"  : …  Liszt se familiarise avec les musiques allemande et russe (il se lie personnellement avec Wagner, Glinka, Alexandre Dargomyjski). Son art doit beaucoup à ces deux cultures musicales, mais l'inverse est également vrai : les membres du « Groupe des Cinq » verront en lui l'apôtre et le précurseur de leurs propres options, et, sur la bannière (… Lire la suite
WOLF HUGO (1860-1903)

Écrit par :  Stéphane GOLDET

Dans le chapitre "Les débuts"  : …  mais pas un seul ne songea sérieusement à la quitter. Hugo Wolf, condisciple de Mahler au conservatoire, fréquente assidûment l'Opéra. Il voit tout le répertoire et en connaît tous les rôles par cœur. De fait, bien plus que l'apprentissage au conservatoire, l'événement marquant des années de formation du jeune musicien est la découverte de Wagner… Lire la suite
DEBUSSY (C.)

Écrit par :  Luc-André MARCEL

Dans le chapitre "L'invention d'un nouveau continent"  : …  Wagner joua, certes, un rôle considérable dans la formation de Debussy ; et l'on ne peut concevoir son orchestre sans le précédent de l'auteur de Parsifal. « Je suis wagnérien jusqu'à l'inconvenance ! » disait-il. Mais là encore, il puise des raisons de se garder libre devant un maître devenu quasi sacré… Lire la suite
MÉLODIE

Écrit par :  Henry BARRAUD

Dans le chapitre "Le chromatisme wagnérien et ses conséquences"  : …  Jusqu'à Wagner, on ne quitte jamais un diatonisme fondamental, et le rapport harmonie-mélodie se signale surtout par un certain asservissement de celle-ci au jeu traditionnel entre tonique et dominante et à des évasions contrôlées dans des tons voisins. Le chromatisme wagnérien, que l'on peut qualifier d'organique, implique que l'aspect purement… Lire la suite
BÜLOW HANS VON (1830-1894)

Écrit par :  Alain PÂRIS

Hans von Bülow est l'un des rares chefs d'orchestre du xixe siècle dont le nom ait survécu à l'épreuve du temps. Né à Dresde le 8 janvier 1830, il ressent d'abord une attirance limitée pour la musique. Il commence à travailler le piano avec Friedrich… Lire la suite
CHABRIER EMMANUEL (1841-1894)

Écrit par :  Roger DELAGE

Dans le chapitre "Chabrier, Wagner et les romantiques"  : …  Dès que Chabrier connaît Wagner, il en fait son dieu. À vingt et un ans, il recopie la partition entière de Tannhäuser. Il se rendra à Munich, à Bruxelles, à Bayreuth pour entendre et applaudir les œuvres du maître. À Paris, il sera l'un des piliers du « Petit Bayreuth » et ce n'… Lire la suite
GREINDL JOSEF (1912-1993)

Écrit par :  Pierre BRETON

La voix aussi imposante que la stature, Josef Greindl est sans doute l'un des plus purs représentants de l'école de chant allemande et l'un des plus parfaits interprètes du grand répertoire germanique. Noblesse et rigueur marquent la carrière sans faux pas de la grande basse bavaroise, tout… Lire la suite
NIETZSCHE (F.)

Écrit par :  Jean GRANIER

Dans le chapitre "Le héros de la pensée"  : …  influences le détournent de la spécialisation philologique : celle de Schopenhauer (dont il lit, en 1865, l'œuvre fondamentale), et celle de Richard Wagner, avec lequel il noue une amitié pleine de promesses. La publication de La Naissance de la tragédie, au début de 1872, suscite les réactions hostiles des milieux universitaires, mais… Lire la suite
OPÉRA DE MUNICH

Écrit par :  Laurent BARTHEL

essentiel du travail de remise à niveau musical de l'Opéra est accompli et l'accession au trône de Louis II laisse la voie libre à Richard Wagner, dont le séjour dans la ville, passablement agité, ne dépassera pas dix-huit mois. Sous les mandats successifs de Hans von Bülow, Franz Wüllner et Hermann Levi, Munich reste jusqu'aux années 1900 le… Lire la suite
APPIA (A.)

Écrit par :  André VEINSTEIN

Dans le chapitre "Pour une réforme du théâtre"  : …  au cours des années 1879-1886 qui provoqueront en lui, et pour toute sa vie, sa passion du théâtre. L'œuvre et les idées de Wagner constituent les sources de sa pensée ; mais les réalisations scéniques à Bayreuth de Parsifal en 1886 et de Tristan et Isolde en 1888 confirment, chez lui, la nécessité de rompre avec le style naturaliste auquel n… Lire la suite
BEHRENS HILDEGARD (1937-2009)

Écrit par :  Alain PÂRIS

aux chanteuses qui l'avaient précédée dans le même répertoire, elle était dotée d'un grand tempérament d'actrice. Sa voix, moins puissante que celle de Birgit Nilsson, par exemple, possédait un caractère dramatique qui a conféré une nouvelle dimension aux héroïnes de Wagner et de Richard Strauss qu'elle a incarnées… Lire la suite
LISZT (F.) - (repères chronologiques)

Écrit par :  Pierre BRETON

24 décembre 1837 Au cours d'un voyage en Italie, sa compagne Marie d'Agoult met au monde une fille, Cosima, à Bellagio, sur le lac de Côme. Cosima épousera le chef d'orchestre Hans von Bülow le 18 août 1857 et divorcera le 18 juillet 1870 pour épouser le 25 août 1870… Lire la suite
MARSCHNER HEINRICH AUGUST (1795-1861)

Écrit par :  E.U.

où naquit l'idée du Frankenstein de Mary Shelley ; l'opéra est immédiatement repris à Hanovre, à Londres ; Wagner le dirige à Würzburg en 1833 et s'inspirera de la romance d'Emmy Sieh, Mutter, pour la Ballade de Senta du Vaisseau fantôme. Der Templer und die Jüdin, composé sur un livret de Wilhelm August Wohlbrück… Lire la suite
LA NAISSANCE DE LA TRAGÉDIE, livre de Friedrich Nietzsche

Écrit par :  Jacques LE RIDER

La Naissance de la tragédie à partir de l'esprit de la musique. En 1886, trois ans après la mort de Richard Wagner et plus de dix ans après sa rupture avec le maître de Bayreuth, Nietzsche, parvenu à la pleine maîtrise de son propre système de pensée, intitulera la deuxième édition La Naissance de la Lire la suite
NIBELUNGEN

Écrit par :  Pierre SERVANTGeorges ZINK

Dans le chapitre "« L'Anneau du Nibelung »"  : …  La première exécution de l'intégralité de la tétralogie wagnérienne, L'Anneau du Nibelung (Der Ring des Nibelungen), a lieu en août 1876 lors du premier festival de Bayreuth : Hans Richter y dirige trois cycles complets, créant Siegfried et Le Crépuscule des dieux (… Lire la suite
SOLTI GEORG (1912-1997)

Écrit par :  Alain PÂRIS

Dans le chapitre "Du piano à l'opéra"  : …  de New York en 1960 (Tannhäuser de Wagner). Entre 1958 et 1965, il réalise avec l'Orchestre philharmonique de Vienne la première intégrale en studio de la Tétralogie de Wagner, un enregistrement spectaculaire qui tire parti de toutes les ressources nouvelles des techniques de prise de son et qui rassemble, notamment,… Lire la suite
VARNAY ASTRID (1918-2006)

Écrit par :  Pierre BRETON

Entre le déclin de Kirsten Flagstad et l'avènement de Birgit Nilsson, l'Américaine d'origine suédoise Astrid Varnay s'est imposée comme la plus grande soprano wagnérienne de son temps et l'incarnation même du rôle-titre d'Elektra de Lire la suite
CORNELIUS PETER (1824-1874)

Écrit par :  E.U.

D'avril 1859 à la fin de 1864, Peter Cornelius vit à Vienne, où il se lie d'amitié avec Wagner. En 1865, il accompagne ce dernier à Munich et devient lecteur du roi Louis II de Bavière et professeur d'harmonie et de rhétorique à la Königliche Musikschule (École royale de musique), dirigée par Hans von Bülow. Peter Cornelius composera deux autres… Lire la suite
CORTOT ALFRED (1877-1962)

Écrit par :  Pierre BRETON

Dans le chapitre "Le philtre wagnérien"  : …  Dès cette époque il est littéralement envoûté par la musique de Wagner, communiant avec Risler dans cette dévorante religion. Avec lui, sur un piano double – sorte de piano tombé en désuétude qui associe à une caisse de résonance unique deux claviers, deux mécaniques et un double jeu de cordes –, il impose dans ses programmes, avec une obstination… Lire la suite
FLAGSTAD KIRSTEN (1895-1962)

Écrit par :  Pierre BRETON

Dans le chapitre "Une étoile est née"  : …  ait duré si longtemps », a déclaré le critique britannique Richard Osborne. En 1929, Kirsten Flagstad incarne enfin une héroïne wagnérienne, Elsa de Lohengrin ; l'année suivante, elle est Eva dans Les Maîtres Chanteurs de Nuremberg. Après presque vingt ans d'une vie professionnelle sans grand éclat où, sur des scènes secondaires, elle fait… Lire la suite
KNAPPERTSBUSCH HANS (1888-1965)

Écrit par :  Alain PÂRIS

Chef d'orchestre allemand formé dans la tradition wagnérienne de Bayreuth, dont il était l'un des derniers détenteurs en ligne directe… Lire la suite
SCHNORR VON CAROLSFELD LUDWIG (1836-1865)

Écrit par :  E.U.

Ténor allemand, né le 2 juillet 1836 à Munich, mort le 21 juillet 1865 à Dresde, Ludwig Schnorr von Carolsfeld s'est illustré dans les rôles wagnériens. Il est le créateur de Tristan… Lire la suite
STRAVINSKI (I. F.)

Écrit par :  Michel PHILIPPOT

Dans le chapitre "Le postulat de Stravinski"  : …  Cette outrance est manifeste dans l'exposé qui y est fait d'une colossale haine contre Wagner. Or, même mort, Wagner est un ennemi dangereux, car il a lui aussi marqué l'histoire de la musique, et il est vain de le combattre si l'on se refuse à le surpasser. Mais cet acharnement antiwagnérien s'explique fort bien si l'on tient compte des principes… Lire la suite
THÉÂTRE OCCIDENTAL - La théâtralité

Écrit par :  Henri GOUHIER

Dans le chapitre "Primauté de l'action dramatique"  : …  l'œuvre existe pleinement. Ainsi, dans Opéra et drame (1851), Richard Wagner oppose le « drame intégral » à l'opéra où la musique abusive se contente d'un livret insignifiant ; les lecteurs français connurent ces conceptions nouvelles par une « Lettre à Berlioz » publiée dans Le Journal des débats, en… Lire la suite
THOMAS JESS (1927-1993)

Écrit par :  Alain PÂRIS

Après un siècle d'omniprésence allemande et scandinave, Jess Thomas restera dans l'histoire du chant wagnérien comme le premier Heldentenor américain à s'être imposé à Bayreuth… Lire la suite
TRISTAN ET YSEUT

Écrit par :  Emmanuèle BAUMGARTNER

Dans le chapitre "Un couple mythique"  : …  histoire interroge la valeur et la place de l'amour dans une société donnée. La réponse des écrivains médiévaux est aussi moralisante que désespérée. Il faut attendre la fin du xixe siècle et le Tristan und Isolde de Wagner (1865), qui a si fortement influencé les réécritures modernes, pour que la passion selon Tristan entre en résonance… Lire la suite
LAMOUREUX CHARLES (1834-1899)

Écrit par :  Alain PÂRIS

Né à Bordeaux, Charles Lamoureux vient travailler au Conservatoire de Paris où il obtient en 1854 un premier prix de violon dans la classe de Girard. Il étudie également les écritures et la composition avec Leborne et Chauvet. D'abord violon solo à l'orchestre du théâtre du Gymnase, il rencontre Édouard Lire la suite
LOUIS II (1845-1886) roi de Bavière (1864-1886)

Écrit par :  Fernand L'HUILLIER

Roi qui ne régna guère que par des caprices souvent shakespeariens, indifférent aux affaires publiques (par exemple au cœur de la crise allemande de 1866). Louis II de Bavière fut aussi un solitaire qui écarta les visiteurs et dont les voyages ressemblent à des fuites ou à des fugues, et un grand lecteur jamais rassasié… Lire la suite
MELCHIOR LAURITZ (1890-1973)

Écrit par :  E.U.André TUBEUF

Au cœur de la mythologie wagnérienne, le ténor, ce nouvel eroi grec exalte la force des hommes et partage leurs faiblesses. Les „Wälse“ de Siegmund, le chant de la forge et l'affrontement sonore de Siegfried et de Mime, son antagonisme dérisoire, lui confèrent une force tellurique » (Jean Cabourg). Par son intelligence musicale… Lire la suite
MÖDL MARTHA (1912-2001)

Écrit par :  Pierre BRETON

révèle alors une exceptionnelle voix de soprano dramatique au registre extraordinairement étendu. En 1949, la Staatsoper de Hambourg l'appelle ; elle y interprète Kundry (Parsifal), Isolde (Tristan und Isolde) et Brünnhilde (La Walkyrie), s'imposant d'emblée – par la splendeur d'un timbre sombre et sensuel, la pureté… Lire la suite
NILSSON BIRGIT (1918-2005)

Écrit par :  Alain PÂRIS

soprano wagnérienne de la seconde moitié du xxe siècle, la Suédoise Birgit Nilsson a perpétué la tradition des grandes chanteuses wagnériennes scandinaves qui ont dominé ce répertoire pendant une centaine d'années. Son Isolde, rôle qu'elle a incarné plus de deux cents fois, restera dans l'histoire… Lire la suite
OPÉRA - Histoire, de Pelléas à nos jours

Écrit par :  Harry HALBREICHChristian MERLIN

Dans le chapitre "La postérité de « Pelléas »"  : …  Pelléas et Mélisande, géniale réaction contre Wagner, mais impensable sans l'influence profondément assumée de Tristan et de Parsifal et l'assimilation de la grande leçon de Boris Godounov, est demeuré un chef-d'œuvre isolé et inimitable (à part quelques épigones) dont la… Lire la suite
ORCHESTRE DIRECTION D'

Écrit par :  Alain PÂRIS

Dans le chapitre "Évolution de la direction d'orchestre"  : …  elle stagne depuis un demi-siècle. Diriger un orchestre devient une spécialité ; la direction, un art véritable. Wagner et Hans von Bülow réagissent contre un certain laxisme des chefs d'orchestre et, à l'image de François Habeneck, le fondateur de la Société des concerts du Conservatoire, s'attachent à améliorer le travail d'orchestre, à faire… Lire la suite
SAWALLISCH WOLFGANG (1923-2013)

Écrit par :  Pierre BRETON

directeur général de la musique (1971-1992) et comme directeur de l'opéra (1982-1992) – devient son véritable port d'attache. Il y donne tous les opéras de Wagner, y compris les œuvres de jeunesse, et la quasi-totalité de ceux de Richard Strauss, la seule exception restant Salomé. Excédé par les exigences des metteurs en scène, il abandonne… Lire la suite
SLEZAK LEO (1873-1946)

Écrit par :  E.U.

Le ténor autrichien Leo Slezak s'est particulièrement illustré dans les rôles wagnériens… Lire la suite
STEWART THOMAS (1928-2006)

Écrit par :  Pierre BRETON

Peu de chanteurs américains ont, comme le baryton Thomas Stewart, réussi à se hisser parmi l'élite du chant wagnérien. Succéder au monumental Hans Hotter dans Wotan et le Wanderer, tel fut le défi relevé par celui-là, avec un style et des moyens certes sensiblement différents, mais aussi avec une… Lire la suite
TANNHÄUSER

Écrit par :  Françoise AURIVAUD

Avant de devenir un héros wagnérien, Tannhäuser a été un Minnesänger, dont l'existence réelle est bien attestée. Né vers 1205, noble bavarois, croisé dans sa jeunesse, protégé de la cour d'Autriche, dépouillé de ses biens et menant ensuite une vie de poète errant à travers l'Allemagne et l'Italie, il ne laisse plus de trace après 1268. Ces… Lire la suite
THÉÂTRE OCCIDENTAL - Histoire

Écrit par :  Robert PIGNARRE

Dans le chapitre "Du siècle des Lumières à l'ère industrielle"  : …  second Faust) il ne manquait que la musique. Wagner les en dota somptueusement dans ses drames lyriques, où Nietzsche crut pouvoir saluer la tragédie grecque ressuscitée. Malheureusement, cette résurgence survenait au moment où se prononçait le divorce de l'artiste et de la foule. La révélation de Bayreuth ne toucha qu'une élite. Après le… Lire la suite
TONAL SYSTÈME

Écrit par :  Henry BARRAUD

Dans le chapitre "Évolution et désagrégation"  : …  et par les moyens que l'enchaînement modulant lui fournit pour les monter en épingle, Wagner se perd et nous perd dans une fuite harmonique qui cesse d'être jalonnée par des repères précis. Pourtant, l'écoute de la musique de Wagner se fait sans effort à cause de l'extrême musicalité de l'écriture harmonique. Le résultat est qu'on est installé,… Lire la suite
WINDGASSEN WOLFGANG (1914-1974)

Écrit par :  André TUBEUF

Le ténor tant attendu, pilier du Nouveau Bayreuth, fondé avec lui et impensable sans lui, Wolfgang Windgassen avait trente-sept ans quand il fit ses débuts dans le Festspielhaus en juillet 1951. Son père Fritz Windgassen, ténor de format estimable, appartenait à la troupe de Stuttgart. Sa mère, chanteuse légère, était la… Lire la suite
COLORATION, musique

Écrit par :  Antoine GARRIGUES

Dans le chapitre "La coloration orchestrale"  : …  de timbres. À partir de Berlioz, la plupart des compositeurs vont avoir des préoccupations sonores du même ordre. Richard Wagner accorde un rôle primordial à la spécificité sonore de ses leitmotivs et aux modifications de la texture et de la couleur orchestrales, en jouant de l'opposition entre fusion et clarté des timbres, en liant dynamique… Lire la suite
COMPOSITION MUSICALE

Écrit par :  Michel PHILIPPOT

Dans le chapitre "Composition et invention des formes"  : …  en airs ou en scènes, c'est-à-dire qui cesse d'être une juxtaposition de courtes formes closes (Richard Wagner). Il est remarquable que, dans les deux cas, qu'il s'agisse du resserrement des thèmes ou de leur dilution, une importance accrue est accordée aux motifs, dont la répétition ou la variation… Lire la suite
DÉCADENCE

Écrit par :  Bernard VALADE

Dans le chapitre "L'imaginaire décadent"  : …  de la vie ; elle est le règne du talent et la fin du génie. Pour Wagner, cependant, l'œuvre d'art qui est le produit d'une intuition doit demeurer une énigme. Elle doit conserver à jamais son mystère symbolique, garant de son efficacité spirituelle. Il faut donc renoncer à comprendre. C'est la valeur de la connaissance… Lire la suite
FISCHER-DIESKAU DIETRICH (1925-2012)

Écrit par :  Pierre BRETON

Dans le chapitre "Le verbe et la musique"  : …  (Mandryka, avec Lisa Della Casa et Josef Keilberth, 1964). La moisson wagnérienne est abondante sur scène – Wotan de L'Or du Rhin au festival de Pâques de Salzbourg en 1968 avec Herbert von Karajan (resté sans lendemain, cependant), Hans Sachs (Les Maîtres chanteurs) à Munich en 1980 avec Julia Varady… Lire la suite
GOBINEAU JOSEPH ARTHUR DE (1816-1882)

Écrit par :  Jean GAULMIER

dans son propre pays, a d'abord rayonné en Allemagne grâce à un biographe passionné, L. Schemann, et sous l'impulsion première de Richard Wagner, admirateur de son poème d'Amadis (1876). Ses boutades contre la France du second Empire, prises au pied de la lettre, l'ont rendu suspect de pangermanisme, alors que, jusque dans ses défauts, il est… Lire la suite
GRAAL

Écrit par :  Cedric E. PICKFORD

Dans le chapitre "L'interprétation"  : …  et les multiples explications témoignent de la valeur inspiratrice du thème. Le poème de Wolfram von Eschenbach est à l'origine du drame musical de Wagner (Parsifal). T. S. Eliot s'inspire de la Terre Gaste dans son poème The Waste Land, et le thème du Graal se retrouve dans Le Roi Pêcheur (1949) de Julien Gracq, dans The Sword in the Lire la suite
KIEFER ANSELM (1945-    )

Écrit par :  Éric DARRAGON

Dans le chapitre "Indices, emblèmes"  : …  à toute fonction messianique collective, mais, dans ce mouvement, renvoie d'autant plus fortement à la personnalité individuelle. Le mythe wagnérien sur lequel l'artiste revient à plusieurs reprises, en 1973 avec Notung (galerie Michael Werner, Cologne) et Der Nibelungen Leid (galerie du Goethe-Institut, Amsterdam), en 1975 avec Siegfried Lire la suite
LEITMOTIV

Écrit par :  Marc VIGNAL

Terme allemand signifiant « motif conducteur », mais passé dans la langue française, parmi d'autres, en raison notamment de ses résonances wagnériennes. Inventé par Hans von Wolzogen (1848-1938), leitmotiv désigne un court motif mélodique, harmonique ou rythmique, très caractérisé, servant à illustrer ou à individualiser, au… Lire la suite
LITVINNE FELIA (1860-1936)

Écrit par :  André TUBEUF

C'est à Saint-Pétersbourg que naquit Françoise-Jeanne Vasil'yevna Schütz, dite Felia Litvinne, soprano russe d'ascendance allemande et canadienne, naturalisée française. Elle fut élevée en Italie et à Paris avec sa sœur Hélène, qui devait épouser l'illustre basse franco-polonaise Édouard De Reszké. Une telle alliance valait… Lire la suite
LUBIN GERMAINE (1890-1979)

Écrit par :  Jean ZIEGLER

Comme son père, Germaine Lubin aurait dû être médecin, mais la nature l'avait faite pour la musique, le chant et le théâtre. Ayant brillamment terminé ses études secondaires, elle entra à dix-huit ans au Conservatoire pour en sortir quatre ans plus tard avec trois premiers prix. Prudemment, pour ses… Lire la suite
MESSAGER ANDRÉ (1853-1929)

Écrit par :  Pierre-Paul LACAS

Compositeur français, qui s'illustra principalement dans la musique lyrique, et dont le rôle de chef d'orchestre fut de grande importance, notamment dans la diffusion de la musique symphonique allemande ; il fut, en France, l'un des premiers wagnériens convaincus. Il naquit à Montluçon et s'intéressa… Lire la suite
SCHORR FRIEDRICH (1888-1953)

Écrit par :  Philippe DULAC

La Femme sans ombre de Richard Strauss. Mais c'est dans Wagner qu'il donnait sa pleine mesure d'artiste. Il apportait à l'œuvre du compositeur allemand un lyrisme d'une expressivité rare, qui rompait avec le culte de la véhémence, voire de la vocifération. Grâce à l'intensité de sa voix, capable de donner une… Lire la suite
SCHUMANN-HEINK ERNESTINE (1861-1936)

Écrit par :  E.U.

Contralto et mezzo-soprano d'origine autrichienne, naturalisée américaine en 1908, Ernestine Schumann-Heink fut l'une des plus grandes interprètes de Richard Wagner et de Richard Strauss avant la Première Guerre mondiale… Lire la suite
TALVELA MARTTI (1935-1989)

Écrit par :  Alain PÂRIS

Martin Öhmann. Il débute à l'Opéra royal de cette même ville en 1961 dans Rigoletto (Sparafucile). Wieland Wagner l'y remarque et l'engage aussitôt pour chanter à Bayreuth, où il sera l'un des piliers du festival entre 1962 et 1970, incarnant tour à tour Titurel (Parsifal, 1962, 1964 et 1965), le Landgrave (Tannhäuser,… Lire la suite
TRAUBEL HELEN (1899-1972)

Écrit par :  E.U.

La soprano américaine Helen Traubel fut l'une des plus grandes interprètes wagnériennes de son temps… Lire la suite
APPIA (A.) - (repères chronologiques)

Écrit par :  Jean CHOLLET

1891-1892 Appia rédige ses premières réflexions, Notes de mise en scène pour l'Anneau du Nibelungen, et effectue ses premiers croquis et grandes esquisses en vue de réformer la mise en scène du drame musical… Lire la suite
HOFMANN PETER (1944-2010)

Écrit par :  E.U.

Il a bâti sa carrière sur trois rôles wagnériens : Siegmund (La Walkyrie), Lohengrin et Parsifal ; il fut notamment le Siegmund du légendaire Ring du centenaire dirigé par Pierre Boulez et mis en scène par Patrice Chéreau à Bayreuth en 1976. Le ténor allemand… Lire la suite
LEIDER FRIDA (1888-1975)

Écrit par :  Jean CABOURG

de la soprano allemande Frida Leider se confondait avec ceux de Brünnhilde et d'Isolde, dont elle avait su humaniser, par la grâce d'une voix malléable, les accents héroïques auxquels on les réduisait trop souvent. Wagnérienne mais acclimatée à Mozart, à Gluck, voire à Verdi, cette chanteuse à la mezza voce enchanteresse offrira au… Lire la suite
LORENZ MAX (1901-1975)

Écrit par :  André TUBEUF

Né à Düsseldorf, Max Lorenz porta avec bonheur, et même avec élégance, une chance historique qui aurait pu lui être fatale. Il incarnait de façon presque idéale, au physique comme au vocal, le type wagnérien du héros aryen, le Siegfried et le Tristan rêvés, au moment même où l'idéologie nazie s'emparait de l'image. Il prit la place de… Lire la suite

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