1862 1er septembre, naissance d'Adolphe, François, Appia à Genève.
1880-1890 Études musicales à Genève, Leipzig, Paris et Dresde. En 1882, il se rend pour la première fois à Bayreuth, où il assiste à une représentation de Parsifal.
1891-1892 Appia rédige ses premières réflexions, Notes de mise en scène pour l'Anneau du Nibelungen, et effectue ses premiers croquis et grandes esquisses en vue de réformer la mise en scène du drame musical.
1895 Publication de La Mise en scène du drame wagnérien et amorce de La Musique et la scène, qui sera publié en 1899. Travaille à la mise en scène de Parsifal et des Maîtres chanteurs.
1906 Fin avril, la rencontre (qualifiée de « choc« par Appia) avec Jaques-Dalcroze, lors d'une démonstration de gymnastique rythmique, est le point de départ d'une féconde collaboration, qui s'étendra jusqu'en 1912.
1908 Première intervention sur le lieu scénique. Appia intervient pour relier la salle et la scène du Théâtre du Jorat par un grand escalier.
1914 En février, première rencontre entre Appia et E. G. Craig lors de la présentation de leurs œuvres à l'Exposition internationale de théâtre à Zurich.
1916-1921 Affirmation et développement de l'œuvre écrite et graphique d'Appia, notamment dans le domaine de la lumière, qui doit être utilisée de manière « active » et comme un « moyen d'expression dramatique ». Publication de L'Œuvre d'art vivant (1921).
1922 Une exposition internationale à Amsterdam, permet à Appia de formuler une brève synthèse sur le lieu de représentation : « Une nécessité m'apparut : le théâtre doit être un espace vide, avec seulement un toit, un sol et des murs, à l'intérieur de cet espace il faut dresser pour chaque nouveau type de pièce une nouvelle sorte de scène et d'auditorium temporaire. Nous découvrirons ainsi de nouveaux théâtres, car chaque type de drame réclame un type spécial de lieu scénique » (Art vivant ou nature morte).
1923-1925 Les décors et mises en scène créés par Appia pour Tristan et Isolde à la Scala de Milan (1923), L'Or du Rhin puis de la Walkyrie à Bâle (1924-1925), le laissent insatisfait. Il juge qu'ils échouent à concrétiser ses théories. Il cesse toute pratique scénique, mais poursuit les études graphiques pour le théâtre (Le Roi Lear, Macbeth, Faust) et la publication d'articles.
1928 Le 29 février, mort d'Adolphe Appia à Nyon.
Jean CHOLLET
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