Accueil - Boutique - Contact - Assistance
Zone de recherche

Altas Auteurs Recherche thématique Dictionnaire
 

PUCCINI GIACOMO (1858-1924)

Page précédente Page suivante

4.  Vers l'opéra futur

Le cycle des opéras populaires est alors terminé et Puccini est désormais célèbre dans le monde entier. Soucieux de ne pas exploiter les recettes qui lui ont assuré sa notoriété, il laisse pourtant s'écouler plusieurs années avant de s'engager, avec La Fille du Far-West (La Fanciulla del West, 1910), dans une voie encore plus moderne. Parallèlement, l'attirance manifeste pour le grand opéra d'esprit romantique le conduit à choisir des scénarios favorables aux scènes d'ensemble et dont le plus magnifique exemple sera celui de Turandot..

Entre-temps, une incursion dans le domaine de l'opérette avec La Rondine (1917) est moins significative que les trois chefs-d'œuvre en un acte qui constituent Le Triptyque (1918) : Il Tabarro, tranche de vie colorée et violente, Suor Angelica, tragédie intime qui semble émaner d'un vitrail, et Gianni Schicchi, où le réalisme bouffe de la grande tradition italienne trouve, après Falstaff et dans la même veine, son expression la plus équilibrée, la plus intelligente et la plus originale.

La maladie a malheureusement empêché Puccini d'achever Turandot, qui marquait la dernière étape vers le traditionnel grand opéra d'inspiration légendaire. La concentration de l'intensité créatrice, la simplification grandiose et le perfectionnement intérieur du sens dramatique font cependant de cette immense fresque l'aboutissement d'une démarche où le compositeur « jette les maquillages du sentimentalisme et de la sensiblerie facile », en s'éloignant délibérément du climat vériste. Atteint d'un cancer de la gorge, il ne devait pas survivre à une opération tentée à Bruxelles, et c'est Franco Alfano qui accepta la tâche redoutable de réaliser la scène finale de l'opéra à partir des esquisses trouvées sur le lit de mort de l'auteur. Cette œuvre-testament, créée à la Scala en 1926, est, à bon droit, considérée comme l'une des plus hautes réussites de l'art lyrique, même si elle ne connaît pas le succès de foule de ses cadettes.

 […]

… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 2 pages…Offre essai 7 jours

Thématique

Classification thématique de cet article :

Retour en haut

Autres références

« PUCCINI GIACOMO (1858-1924) » est également traité dans :

PUCCINI GIACOMO (1858-1924) - (repères chronologiques)

Écrit par :  Christian MERLIN

Giacomo Puccini naît à Lucques, en Toscane. Son premier opéra, Le Villi, sur un livret de Ferdinando Fontana d'après Les Willis d'Alphonse Karr, est créé au Teatro dal Verme de Milan (version en un acte). Manon Lescaut, opéra en quatre actes sur un livret de Giuseppe Giacosa, Luigi Illica, Giulio Ricordi, Marco Praga et… Lire la suite
LA BOHÈME, livre de G. Puccini

Écrit par :  Timothée PICARD

Opéra en quatre tableaux sur un livret de Giuseppe Giacosa et Luigi Illica d'après le roman Scènes de la vie de bohème d'Henri Murger (paru en feuilleton de 1845 à 1848) et l'adaptation théâtrale qui en a été tirée par l'auteur et Théodore Barrière en 1849, La Bohème est composé par Giacomo Puccini entre l'été de 1894 et le début… Lire la suite
GIACOMO PUCCINI (M. Marnat)

Écrit par :  Michel PAROUTY

Auteur de nombreux livres sur la musique et la peinture, Marcel Marnat est bien connu pour l'ouvrage qu'il a consacré à Maurice Ravel, considéré à juste titre comme une référence. Son Giacomo Puccini (Fayard, Paris, 2005) est aussi utile que décapant. Utile parce que la bibliographie en français de ce musicien joué dans le monde entier et… Lire la suite
LEONCAVALLO RUGGERO (1857-1919)

Écrit par :  Philippe BEAUSSANT

… *Avec le Mascagni de Cavalleria rusticana et le Puccini de La Bohème, Ruggero Leoncavallo est le principal représentant de l'école dite vériste. Ses deux œuvres principales, Pagliacci (Paillasse, 1892) et La Bohème (1897), cette dernière postérieure d'un an à l'opéra du même nom composé par Puccini, se… Lire la suite
OPÉRA - Histoire, de Peri à Puccini

Écrit par :  Jean-Vincent RICHARD

Dans le chapitre "Vers le XXe siècle"  : …  Andrea Chenier (1896), de Umberto Giordano (1867-1948). On a l'habitude de classer également *Giacomo Puccini (1858-1924), avec sa Bohème et sa Tosca (1900), dans la catégorie des compositeurs véristes. S'il est vrai que par la simplicité des passions qu'elle met en scène, par la modestie du milieu où se déroule le drame,… Lire la suite
OPÉRA - Histoire, de Pelléas à nos jours

Écrit par :  Harry HALBREICHChristian MERLIN

…  élargies. Les trois grands compositeurs du début du xxe siècle déjà cités (*Puccini, Strauss, Janáček), tous spécialistes de la scène lyrique, ont, de leur côté, donné un certain nombre de chefs-d'œuvre durables, même si ce ne sont pas toujours les plus populaires : dans les trois volets du Triptyque (Il TabarroLire la suite
VÉRISME

Écrit par :  André GAUTHIERAngélique LEVI

Dans le chapitre " Vérisme musical"  : …  de Ruggero Leoncavallo (1892), le vérisme engloba, à tort ou à raison, la totalité de l'œuvre de *Puccini, qui en donna une sorte d'image sublimée, capable d'en concilier les exigences avec le respect d'un passé où Verdi lui-même et Wagner se trouvaient réunis. En quinze ans, cependant, le vérisme devait épuiser ses recettes. Chacun de ses… Lire la suite

Afficher la liste complète (7 références)

Retour en haut

Médias

Médias de cet article dans l'Encyclopædia Universalis :

Giacomo Puccini Maria Callas et Tito Gobbi  Turandot

Retour en haut

Accueil - Contact - À propos
Consulter les articles d'Encyclopædia Universalis : 0-9 A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
Consulter les articles d'Encyclopædia Britannica.
© 2012, Encyclopædia Universalis France S.A. Tous droits de propriété industrielle et intellectuelle réservés.

chargement du média