Avec le Mascagni de Cavalleria rusticana et le Puccini de La Bohème, Ruggero Leoncavallo est le principal représentant de l'école dite vériste. Ses deux œuvres principales, Pagliacci
(Paillasse, 1892) et La Bohème (1897), cette dernière postérieure d'un an à l'opéra du même nom composé par Puccini, se situent dans le monde pittoresque des saltimbanques et y mettent en scène le drame de la passion et de la jalousie
. Le contraste entre la gaieté factice de ce monde et l'atmosphère violente est certes d'un effet facile ; mais la musique de Leoncavallo ne manque pas d'efficacité dramatique. Elle est parfois, malheureusement, d'une pauvreté de ton et d'invention qui effacent une grande partie de ses qualités, y compris celles qui viennent de la profonde connaissance de la voix dont dispose l'auteur. Une vingtaine d'opéras (dont la trilogie, inachevée, I Medici) ne parvinrent pas à éclipser l'œuvre, très proche mais plus brillante, de Puccini.
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Paillasse Paillasse, opéra de l'Italien Ruggero Leoncavallo (1892), a inspiré un film avec la danseuse Steffi Duna et le ténor Richard Tauber (1936).
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La Bohème Une représentation de La Bohème (1897), opéra de l'Italien Ruggero Leoncavallo (1857-1919), lors du festival de Wexford, en 1994.
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Philippe BEAUSSANT
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