Alors que le mandat britannique sur la Palestine doit expirer le lendemain, David Ben Gourion proclame, le 14 mai 1948 à Tel-Aviv, l'indépendance de l'État d'Israël. Celui-ci est aussitôt reconnu par les principales puissances mondiales qui, au sein de l'O.N.U., recherchaient depuis l'année précédente une solution au problème du partage de la Palestine, devenu central depuis le génocide des Juifs d'Europe pendant la Seconde Guerre mondiale. Les armées des États arabes voisins (Égypte, Irak, Transjordanie, Syrie, Liban), hostiles à la création d'un État juif au Proche-Orient, entrent en Palestine, et encerclent Jérusalem le lendemain même. Elles sont finalement battues, à la suite d'une guerre qui ne prend fin qu'avec l'armistice de Rhodes signé le 24 février 1949. Les Israéliens obtiennent le Neguev, désertique mais aisément irrigable, et rendent à l'Égypte la bande de Gaza qu'ils avaient conquise. Sept cent mille Palestiniens quittent Israël, la plupart pour des camps installés en Transjordanie et à Gaza. Le 16 février, Chaïm Weizmann avait été élu président de l'État d'Israël. Le 23 janvier 1950, pour contrer un plan d'internationalisation préparé par l'O.N.U., les Israéliens font de Jérusalem la capitale de l'État hébreu, dont les voisins refusent de reconnaître l'existence.
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Création de l'État d'Israël, 1948 À partir de la fin du XIXe siècle, de nombreux juifs européens viennent s'installer en Palestine. Cette immigration massive est le fruit de l'idéologie sioniste qui prône l'établissement d'un foyer national juif. Ce mouvement se traduit par la mise en valeur agricole du territoire, grâce……
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Sylvain VENAYRE
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