Musicien parisien fort injustement oublié : son œuvre de musique sacrée constitua pourtant l'essentiel du répertoire de la chapelle du roi Louis XIV, entre 1670 et 1683, avec les motets de Lully et de Du Mont. Enfant de chœur à Notre-Dame de Paris (1639), maître de musique à la cathédrale de Senlis, Pierre Robert obtient le premier prix au concours de la Sainte-Cécile du Mans (1648). À partir de 1653, sa carrière musicale est parallèle à celle d'Henri Du Mont, il est comme lui maître de chapelle à Notre-Dame de Paris, puis, en 1663, sous-maître de la chapelle royale, enfin, en 1672, compositeur de la chapelle et de la chambre du roi. Comme lui, il démissionne en 1684. Ordonné prêtre, il reçut plusieurs bénéfices ecclésiastiques (abbaye de Chambon, Saint-Pierre de Melun). Le roi ordonna la publication de ses vingt-quatre grands Motets pour la chapelle du roy(1684), à deux chœurs avec instruments : les chœurs, à l'écriture soit harmonique, soit contrapuntique, encadrent des récits fort expressifs à une, deux et trois voix. Robert écrivit aussi des petits motets : une dizaine, à une, deux et trois voix, avec ou sans basse continue (in Petits Motets et élévations de MM […]
