La photométrie proprement dite s'occupe de la comparaison quantitative des lumières (émises par des sources, transportées par des faisceaux ou agissant sur des récepteurs), d'après leur perception par l'œil. Elle est dite objectivement homochrome si les lumières étudiées ont toutes la même couleur, leurs compositions spectrales étant en outre identiques ou très voisines. Si ces compositions spectrales diffèrent notablement, les couleurs pouvant avoir cependant même apparence (lumières subjectivement homochromes), et a fortiori si les couleurs ne sont pas les mêmes (lumières hétérochromes), des conventions doivent intervenir, fondées sur les réponses d'un observateur moyen, notion sur laquelle on reviendra.
La photométrie physique utilise des récepteurs autres que l'œil, étalonnés de façon que le résultat des mesures soit le même qu'en photométrie visuelle. Mais on donne aussi, par extension, le nom de photométrie (plus souvent que celui de radiométrie) à la mesure des flux d'énergie transportés par les rayonnements, qu'ils soient visibles, infrarouges ou ultraviolets, et des grandeurs qui s'y rattachent. La spectrophotométrie évalue les divers constituants monochromatiques d'une lumière complexe, ou compare, longueur d'onde par longueur d'onde, des lumières diverses.
Les grandeurs que l'on devra considérer ici (éclairements, flux, intensités, luminances, etc.) et les unités correspondantes (lux, lumen, candela, nit) sont reliées par des définitions qui se transposent aisément du cas des appréciations visuelles à celui des déterminations énergétiques.
Depuis les premiers traités publiés au xviiie siècle par P. Bouguer et par J. H. Lambert (1729 et 1760), le langage de la photométrie s'est progressivement précisé, grâce en particulier aux travaux d'André Blondel et de la Commission internationale de l'éclairage (C.I.E.). Sa connaissance et celle des étalons et des techniques mises en œuvre sont indispensables pour l'étude de nombreuses applications concernant l'éclairagisme, l'optique physiologique, l'ac […]
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