Aliéniste français à qui est attribuée la « libération », sous la Révolution, des malades à l'intérieur des asiles. Après des études classiques au collège de Lavaur (Tarn) puis ecclésiastiques au collège de l'Esquille à Toulouse, Pinel quitte la soutane pour préparer dans cette ville son doctorat de médecine, auquel il est reçu en 1773. L'année suivante, il part pour Montpellier où il sympathise avec Chaptal encore étudiant, étudie la nosographie de Boissier de Sauvages et suit l'enseignement de Barthez. Mais il n'y soutient pas de nouvelle thèse et se contente d'en rédiger quelques-unes, assez médiocres, pour des étudiants.
En 1778, il part pour Paris avec l'espoir d'y faire carrière. Ses débuts sont assez modestes : il survit grâce à des leçons particulières de mathématiques, à la rédaction d'articles médicaux de circonstance, puis, à partir de 1782, grâce à la direction de la Gazette de santé. Il traduit les Institutions de médecine pratique de Cullen en 1785 et les Œuvres médicales de Baglivi en 1788. Il exerce peu la médecine de clientèle, travaillant surtout, à partir de 1784, à la maison de santé de M. Belhomme, rue de Charonne, réservée à […]
