L'association des chlorites aux phénomènes de diagenèse, de métamorphisme et d'altération des roches en fait un groupe de minéraux dont l'intérêt peut être comparé à celui des minéraux argileux au sens strict, auxquels on les trouve parfois associées dans les sols et les sédiments (fraction « argileuse »). Les chlorites possèdent avec les argiles et, surtout, avec les micas de nombreuses parentés structurales et physico-chimiques, d'où des critères de classification similaires pour ces groupes (phyllites).
Les formes macrocristallines (orthochlorites) et cryptocristallines (leptochlorites) se répartissent en de multiples variétés chimiques que l'on peut cependant rassembler en un nombre d'espèces relativement restreint. On rapproche des chlorites vraies plusieurs espèces minéralogiques voisines : chlorites « gonflantes » ou pseudo-chlorites (formées, comme les chorites vraies, de feuillets équidistants de 1,4 nm) ; septechlorites (équidistance : 0,7 nm).


