Né le 14 avril 1920 à Paris, Olivier Debré est le troisième enfant d'une famille bourgeoise intellectuelle – son père, Robert Debré, est professeur de médecine et sa mère, interne des hôpitaux, est la fille du peintre d'histoire Édouard Debat-Ponsan. La peinture est pour l'adolescent « une manière d'être » et il entre, après des études secondaires classiques, à l'École des beaux-arts de Paris, section architecture en 1938, tout en passant une licence de lettres. Pendant l'Occupation, ses premières œuvres datées de l'hiver 1941-1942 révèlent une peinture tragique dominée par des aplats de couleurs sombres dont la matière épaisse est vigoureusement travaillée au couteau. Sa démarche lui est dictée par sa volonté de présenter une nouvelle vision du monde, devenu infigurable, avec des signes qu'il imagine pour rendre manifeste l'insupportable dans une série de tableaux intitulés Le Mort et l'assassin, L'Otage, Le Sourire sadique, Le Nazi et l'otage.
Les Signes-personnages, qu'il entreprend à partir de 1949, semblent traduire, au travers de la figure de l'homme debout, sa croyance – ou son doute – en l'humanité. Le façonnage maçonné […]
