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NI ZAN [ NI TSAN ] (1301-1374)

La notion de « peinture des lettrés », qui s'était incarnée pour la première fois à l'époque Tang dans la personnalité d'un Wang Wei, puis qui avait trouvé à l'époque Song chez Su Dongpo et Mi Fu de prestigieux porte-parole, a dominé l'ensemble de la peinture chinoise à partir de la dynastie Yuan. L'occupation mongole, qui marqua dans l'histoire politique chinoise une humiliation sans précédent, se solda paradoxalement dans le domaine artistique par un remarquable renouveau créateur. L'usurpation étrangère démobilisa de la vie publique une proportion importante de lettrés ; ceux-ci, s'isolant dans une retraite protestataire, purent s'adonner tout à loisir aux choses de l'esprit, se tournant vers les mystiques d'évasion – bouddhisme et taoïsme, qui, comme à toutes les périodes de désarroi politique, connurent alors un regain de développement – et cultivant la poésie, la calligraphie et la peinture. L'ignorance et l'indifférence de la dynastie mongole en matière de peinture rendirent aux artistes une plus grande liberté d'inspiration : plus d'académie impériale pour servir d'arbitre officiel du goût, plus de carrière ouverte à l'ambition des peintres professionnels ; la peinture r […]

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CHINOISE (CIVILISATION) - Les Arts

Auteurs :  Corinne DEBAINE-FRANCFORTDaisy LION-GOLDSCHMIDTMadeleine PAUL-DAVIDMichèle PIRAZZOLI-t'SERSTEVENSPierre RYCKMANSAlain THOTE

Dans le chapitre "La dynastie Yuan (1280-1368)" : …  calligraphe, paysagiste et peintre de chevaux. Le plus grand peintre de ce temps reste peut-être *Ni Zan (1301-1374), esprit bohème, solitaire et sensitif à l'extrême. Ses paysages dépeuplés sont en général de petit format ; son pinceau incliné et sec renforce le trait nerveux en laissant jouer les blancs du fond. Les vides prennent ainsi toute… Lire la suite
WANG MENG (1308 env.-1385)

Auteur :  Caroline GYSS

de la fin des Ming, pour glorifier les noms de Huang Gongwang (1269-1354), Wu Zhen (1280-1354), *Ni Zan (1301-1374) et Wang Meng (env. 1308-1385). Si cette notion ne recouvre pas de réalité sociale – ces peintres ne formèrent pas un groupe –, l'association de ces noms n'est toutefois pas dénuée de fondement : les quatre hommes se connurent et… Lire la suite

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Bibliographie

J. Cahill, Hills beyond a Hiver, Chinese Painting of the Yüan Dynasty, 1279-1368, New York-Tōkyō, 1976

Chang Puang-Pin, The Four Great Masters of the Yüan, National Palace Museum, Taipei, 1976

Fong Wen C., Beyond Representation, Chinese Painting and Calligraphy 8th-14th Century, The Metropolitan Museum of Art, New York, Yale Univ. Press, New Haven-Londres, pp. 475-497, 1992

O. Siren, Chinese Painting. Leading Masters and Principles, Londres, 1958

Zheng Zhuolu, Ni Zan, Shanghai, 1961.

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