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Écrit par : Pierre RYCKMANS
Dai Jin et Wu Wei sont à peu près les deux seuls représentants de la peinture professionnelle de l'époque Ming (appelée aussi « école du Zhejiang ») dont le nom ait tant bien que mal survécu à l'anathème des lettrés. Dans quelle mesure cette hostilité des amateurs, relativement tardive mais finalement fatale pour les professionnels, se justifiait- ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre RYCKMANS
Shitao (c'est sous ce surnom de courtoisie qu'il est le mieux connu en Chine, tandis qu'en Occident il est plus souvent désigné par son nom monastique de Daoji) est probablement l'un des peintres chinois les plus étudiés aujourd'hui, tant en Chine qu'à l'étranger. Créateur prolifique et versatile, il a laissé une œuvre immense dont la diversité et ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre RYCKMANS
Les peintres chinois contemporains se trouvent dans une situation délicate. Certains, séduits par les techniques de la peinture à l'huile, ont trop bien réussi : leur succès les a placés définitivement dans l'orbite des écoles de Paris, de Londres ou de New York, et, si estimable que puisse être leur contribution artistique, elle ne relève plus de ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre RYCKMANS
Dong Qichang fut pour la peinture des lettrés le pape d'une orthodoxie : c'est lui qui définit de façon définitive les dogmes de cet art et prononça contre les peintres professionnels et autres hérétiques une excommunication sans appel. Si déplaisant que fût le personnage (il a laissé le souvenir d'un arriviste rusé et rapace), l'influence qu'il d ... Lire la suiteÉcrit par : Ching-lang HOU
Après la révolution (755) d'An Lushan, la ville de Chang'an qui, depuis le vie siècle, était le centre des activités artistiques, se vit destituée de son rôle de capitale. La guerre civile se répandit partout. Seules les régions au sud du fleuve Bleu (Yangzi) et le Sichuan demeurèrent des îlots de calme, favorables à l'appariti ... Lire la suiteÉcrit par : Ching-lang HOU
Dans la peinture chinoise du xviiie siècle, on distingue deux grandes tendances : celle des peintres de cour exerçant dans la région de Pékin et celle des peintres lettrés de la prospère cité sudiste de Yangzhou. Les sujets traités par les artistes de la cour selon les goûts de l'empereur Qianlong (1736-1795) sont peints dans u ... Lire la suiteÉcrit par : Ching-lang HOU
En Chine, la peinture de paysage dans le style des lettrés connaît son épanouissement pendant la dynastie des Yuan (1280-1368). Les quatre grands maîtres (Huang Gongwang, Wu Zhen, Ni Zan, Wang Meng), considérés à partir de l'époque Ming comme les novateurs du xive siècle, respectaient Gao Kegong et Zhao Mengfu comme des maîtres ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre RYCKMANS
Théoricien et artiste chinois, Gong Xian a illustré admirablement, dans son art, ses préceptes théoriques. Dans sa peinture, exclusivement vouée au paysage et évocatrice d'un univers immobile et muet, entièrement déserté de toute présence humaine, la rigueur austère de la structure est enveloppée d'une aura de mystère. Son langage plastique, limit ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre RYCKMANS
Après les périodes archaïques de production artisanale et anonyme, l'époque des Six Dynasties marque en peinture un jalon nouveau : la création picturale devient le fait de personnalités individuelles qui désormais appartiennent souvent à l'élite sociale et intellectuelle. Entre tous les artistes de cette époque dont les noms ont été préservés, Gu ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre RYCKMANS
Après la phase contemplative et statique du paysage classique du xe siècle, la peinture de Guo Xi amorce une conception dynamique et active de la composition picturale, dont la construction apparaît au spectateur non plus comme un équilibre immobile, mais comme un devenir en expansion illimitée. Le recours à des procédés que l' ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre RYCKMANS
Bien qu'il ait peint des figures (il réalisa entre autres des fresques bouddhiques), Han Gan est avant tout célèbre comme peintre de chevaux. C'est lui d'ailleurs qui contribua à hausser ce sujet au niveau d'un genre. En Chine, un peintre peut fort bien se spécialiser étroitement dans une seule catégorie de sujets sans pour autant être considéré c ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre RYCKMANS
Au xxe siècle, plusieurs peintres chinois ont entrepris de rompre avec une tradition qui leur était devenue hermétique ou avait cessé pour eux d'être pertinente ; leur courage n'a pas encore été entièrement couronné de succès. D'autres, plus nombreux, s'accrochent au culte timoré d'une tradition qu'ils ne sont plus capables de ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre RYCKMANS
Huang Gongwang est l'aîné de ces « quatre maîtres de l'époque Yuan » (les trois autres étant Wu Zhen, Ni Zan et Wang Meng) qui donnèrent au paysage Yuan son visage spécifique et exercèrent une influence déterminante sur tout le développement de la peinture des lettrés aux époques Ming et Qing. On peut le considérer comme le représentant le plus pu ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre RYCKMANS
Huizong, le dernier empereur des Song du Nord, fut moins un souverain cultivant les arts qu'un artiste égaré sur un trône. Peintre et calligraphe de talent, bon poète, fervent amateur de musique, « doué pour toute chose sauf pour être empereur » (comme le disait un ministre à l'empereur Yuan Shundi pour modérer l'admiration que ce dernier éprouvai ... Lire la suiteÉcrit par : Chantal KOZYREFF
L'école chinoise, connue au Japon sous le nom de Bunjin-ga ou Nanga, régénère la peinture de paysage au xviiie siècle. Et Ike no Taiga s'en fait l'un des interprètes les plus personnels. Bien que les termes Bunjin-ga (« peinture des Lettrés ») et Nanga (« peinture du Sud ») ne soient pas synonymes à l'origine ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre RYCKMANS
La période des Cinq Dynasties a marqué le premier grand épanouissement du paysage chinois : quelques artistes éminents, tout d'abord Jing Hao et son disciple Guan Tong au Nord, et ensuite Dong Yuan et son disciple Juran au Sud, opérèrent la synthèse des expériences Tang en matière de paysage et élaborèrent la formule majestueuse et classique qui d ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre RYCKMANS
À l'opposé des autres écoles du bouddhisme, qui n'ont guère demandé aux peintres que des illustrations doctrinales ou hagiographiques et qui de ce fait n'intéressaient qu'une classe d'artisans spécialisés, le bouddhisme Chan – mieux connu en Occident dans la prononciation japonaise de Zen – a stimulé quelques-unes des plus hautes créations de la p ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre RYCKMANS
L'étude de Li Cheng, cette grande ombre insaisissable qui domine l'âge d'or du paysage chinois classique, est pour les historiens de la peinture chinoise la source des plus vives frustrations. Les auteurs anciens attestent unanimement de l'importance de son œuvre qui, avec celle de Guan Tong et de Fan Kuan, ouvrit la voie du paysage Song en lui do ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre RYCKMANS
Le peintre chinois Li Gonglin, plus souvent désigné par son surnom de Li Longmian, du nom d'une montagne avoisinant sa bourgade natale dans la province de Anhui, appartenait à une grande famille du Jiangnan. Bien qu'il semble avoir abordé tous les genres picturaux avec une égale facilité, Li Gonglin doit avant tout sa célébrité à ses peintures de ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre RYCKMANS
L'historiographie traditionnelle assigne à Li Sixun une place très importante dans le développement de la peinture chinoise : on considère qu'il fut le premier à ériger le paysage en genre véritablement autonome. Il faut observer toutefois que s'il a contribué de façon décisive à consacrer le paysage comme une discipline majeure, sa conception res ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre RYCKMANS
Étudiés isolément dans leurs manifestations les plus caractéristiques, le paysage des Song du Nord et celui des Song du Sud paraissent aux antipodes l'un de l'autre. Le premier est monumental, équilibré, impassible et classique, il cherche à créer un monde complet, saisi dans sa permanence et son universalité ; le représentant par excellence de ce ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre RYCKMANS
Peu d'individus ont exercé sur l'évolution de la peinture chinoise une influence aussi profonde que Mi Fu. L'importance de son rôle est sans commune mesure avec son œuvre peint proprement dit. Ce que Mi Fu a apporté, bien plus que certaines innovations techniques, c'est une nouvelle esthétique, une nouvelle conception de la nature même de l'activi ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre RYCKMANS
La notion de « peinture des lettrés », qui s'était incarnée pour la première fois à l'époque Tang dans la personnalité d'un Wang Wei, puis qui avait trouvé à l'époque Song chez Su Dongpo et Mi Fu de prestigieux porte-parole, a dominé l'ensemble de la peinture chinoise à partir de la dynastie Yuan. L'occupation mongole, qui marqua dans l'histoire p ... Lire la suiteÉcrit par : Caroline GYSS
Durant la courte période de domination mongole entre les deux longues dynasties nationales des Song (960-1279) et des Ming (1368-1644), la Chine est le théâtre de profondes transformations socio-culturelles. La faillite des structures politiques traditionnelles et la remise en question qu'elle engendre chez les intellectuels chinois est, bien sûr, ... Lire la suiteÉcrit par : M. M. CHIN
Le xxe siècle restera peut-être dans l'histoire comme l'époque la plus tourmentée de la Chine, et cela sur tous les plans, notamment sur le plan artistique. Alors que la plupart des artistes chinois luttaient pour le maintien de la peinture traditionnelle, Qi Baishi s'est engagé dans la voie tracée par Xu Wei, Bada shanren, Shi ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre RYCKMANS
Shen Zhou – surnom de courtoisie : Qinan ; surnom de fantaisie : Shitian – domine ce courant majeur de la peinture Ming que les critiques devaient appeler par la suite l'« école de Wu », Wu étant l'ancien nom de la préfecture de Suzhou. Shen Zhou n'est pas à proprement parler un novateur ou un fondateur d'école, mais par sa personnalité et par so ... Lire la suiteÉcrit par : Yves HERVOUET
Su Shi est souvent cité comme le type du lettré complet de l'histoire chinoise : homme politique engagé dans les luttes qui partagent ses contemporains, haut fonctionnaire puis exilé politique aux confins de l'Empire, mais en même temps esthète raffiné cultivant tous les arts de l'« honnête homme » de son temps, l'art de la conversation avec des l ... Lire la suiteÉcrit par : Michèle PIRAZZOLI-t'SERSTEVENS
Parmi les nombreux peintres de Suzhou au xvie siècle, Tang Yin et Qiu Ying, par leur personnalité, leur mode de vie et leur production artistique, se situent quelque peu en marge. À côté des influences de l'école de Wu et des maîtres Yuan, ils acceptent aussi certains critères du courant académique et développent, à partir de c ... Lire la suiteÉcrit par : Françoise DENÈS
Au début de l'époque Qing, l'essor de la peinture chinoise se poursuit dans les provinces du Sud, là où l'attachement à la culture Ming était resté très vivant plus d'une génération après l'installation des Mandchous à Pékin. À côté d'artistes isolés, recherchant une voie personnelle, un grand nombre de peintres suivent les idéaux des lettrés de l ... Lire la suiteÉcrit par : Caroline GYSS
Quatre grands peintres du xive siècle ont été choisis par les auteurs de la postérité comme les meilleurs représentants de la profonde mutation artistique survenue sous les Yuan, et réunis sous le vocable de « Quatre grands maîtres Yuan ». Ce choix est le fruit d'une longue élaboration qui, au cours du xve e ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Pierre DIÉNY, Ching-lang HOU
Le génie de Wang Wei s'épanouit sous le règne de Xuanzong (712-756), qui, après un siècle de paix intérieure et avant la catastrophe de 755, marque l'apogée de la civilisation des Tang. Wang Wei est un représentant typique de cet âge d'or. Choyé par la noblesse, il est poète de cour. Lauréat des concours impériaux et haut fonctionnaire, il est poè ... Lire la suiteÉcrit par : Michèle PIRAZZOLI-t'SERSTEVENS
Figure dominante de la peinture chinoise dans la première moitié du xvie siècle, Wen Zhengming suivit, au moins à ses débuts, les traces de son maître Shen Zhou (1427-1509). Mais il appartenait à une catégorie d'esprit différente et resta plus fidèle aux traditions. Si les connaisseurs chinois classent Shen parmi les « ermites ... Lire la suiteÉcrit par : Bérénice ANGREMY
À la fois peintre, calligraphe et graveur de sceaux, Wu Changshi [Wou Tch'ang-che] est une des figures dominantes de l'art chinois de la fin des Qing (1644-1911). Son œuvre révèle qu'en cette période de chaos politique, économique et social, marquée par la guerre de l'Opium (1839-1842), la révolte des Taiping (1851-1864), la première guerre sino-j ... Lire la suiteÉcrit par : Ching-lang HOU
Écrit par : Universalis
Le peintre chinois Wu Guanzhong a su marier la pratique traditionnelle de l'encre et du pinceau avec les styles de la peinture à l'huile occidentale pour créer une forme inédite d'art moderne qui s'incarne à merveille dans ses magnifiques paysages, souvent au bord de l'abstraction. Né en 1919 dans une famille paysanne de Yixing, dans la province o ... Lire la suiteÉcrit par : Caroline GYSS
Pour pacifier et réunifier la Chine, plus de soixante-dix ans de guerre auront été nécessaires à Gengis-khan et à ses héritiers. Trois quarts de siècle de désordres et de destructions mettaient le pays au bord de la ruine. Seules structures encore solides, les Églises bouddhique et taoïste accueillirent alors des milliers de Chinois. Entrer dans l ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre RYCKMANS
On ne possède que très peu d'informations sur la vie de Xia Gui : il était originaire des environs de Hangzhou et occupa une position officielle à l'Académie impériale de peinture sous le règne de l'empereur Ningzong (1195-1224). La peinture de Xia Gui, très appréciée à l'époque, lui valut la distinction honorifique du « ruban d'or ». Avec son con ... Lire la suiteÉcrit par : E. L. K. KEUNG, Universalis, Q. L. WAN
Peintre et professeur d'art chinois, né le 19 juillet 1895 à Yixing (Jiangsu), mort le 26 septembre 1953 à Pékin. Xu Beihong (connu sous le nom francisé de Jupéon) apprend la peinture dans son enfance auprès de son père, Xu Dazhang, un portraitiste de renommée locale. Xu Beihong devient peintre professionnel ambulant et professeur d'art avant d'av ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre RYCKMANS
Xu Wei est aussi célèbre comme écrivain que comme peintre. Mais, malgré l'admiration fervente que lui voua une élite individualiste et excentrique (le littérateur Yuan Hongdao voyait en lui « le plus grand écrivain des Ming », et le peintre Zheng Banqiao déclarait qu'il se serait volontiers fait « le chien de son seuil »), il n'a pas eu très bonne ... Lire la suiteÉcrit par : Ching-lang HOU
Avec l'avènement de l'empereur Gaozu en 618 commence une des plus grandes dynasties chinoises : celle des Tang. Cette époque, qui voit la fondation et la consolidation du nouvel Empire, fait appel à de nombreux peintres et architectes, parmi lesquels Yan Liben et son frère Lide. Leur influence s'étendra jusqu'au début du règne de l'empereur Minghu ... Lire la suiteÉcrit par : Caroline GYSS
Malgré les bouleversements occasionnés par la chute des Ming et l'avènement d'une nouvelle dynastie, celle des Mandchous (Qing), les traditions de la peinture Ming demeurent bien vivantes dans la seconde moitié du xviie siècle. C'est souvent un désaveu des transformations politiques du temps qui sous-tend la démarche artistique ... Lire la suiteÉcrit par : Gérard LEGRAND
Un Chinois, Zao Wou-Ki, né en 1921 à Pékin, découvre seul l'art occidental et choisit de s'installer à Paris, où il apporte la tradition renouvelée d'un art plus que millénaire : cette aventure devait avoir lieu un jour ou l'autre, et déboucher (comme ce fut le cas) sur des illustrations pour des œuvres de René Char, d'André Malraux, de Henri Mich ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Marie SIMONET
Zhang Daqian (Tchang Ta-ts'ien), qui mourut à Taibei le 2 avril 1983, âgé de quatre-vingt-quatre ans et entouré de la vénération nationale, passe pour avoir été le plus célèbre des peintres chinois contemporains. Sa renommée s'étendant des élites culturelles et politiques jusqu'à l'homme de la rue fit de lui une véritable institution. Le côté pitt ... Lire la suiteÉcrit par : Caroline GYSS
Entre le repli de la dynastie Song au sud du fleuve Bleu, en 1127, sous la poussée des Tartares, et sa défaite ultime devant l'envahisseur mongol en 1279, la Chine connut une longue période de scissions, et des traditions artistiques évoluant différemment au Nord et au Sud. Un des aspects positifs de la conquête mongole fut, en réunifiant la Chine ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre RYCKMANS
Zhu Da, mieux connu en Chine sous son surnom de Bada shanren, est une énigme limpide : d'une part, l'ombre qui a longtemps entouré sa biographie n'a pas encore entièrement achevé de se dissiper et le langage symbolique de ses poèmes et de ses peintures continue à poser une série de rébus moqueurs dont toutes les entrées sont encore loin d'être for ... Lire la suite
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